Le week-end dernier, Anderlecht a transféré en Nacer Chadli "le lien manquant", dixit Marc Coucke. Il y a deux mois, les Bruxellois ont reçu un signal de l'entourage de Chadli. Celui-ci avait de meilleures options qu'Anderlecht mais finalement, le Diable Rouge a opéré le déclic. Vendredi, Chadli a fait banquette pendant 90 minutes lors de la défaite 0-3 contre Lyon et il a bien compris qu'il n'avait plus d'avenir à Monaco. Si le transfert s'est fait aussi aisément, c'est grâce à Peter Verplancke.

Introduction à Monaco

L'associé du célèbre manager Jacques Lichtenstein avait déjà joué un rôle important dans le transfert de Zakaria Bakkali au Parc Astrid et, cette fois, il a également piloté la transaction concernant Chadli (56 caps). Verplancke est ami depuis la fin des années '80 avec Michael Emenalo, qui était le directeur sportif de Monaco, le propriétaire de Chadli, jusqu'à dimanche. Verplancke est parvenu à régler le transfert avant que son ami ne soit limogé.

Anderlecht avait un besoin urgent d'un gaucher. Contre Malines, on a encore vu qu'il était nécessaire d'avoir, devant, un joueur doté d'un bon passing. Depuis le début de la saison, Francis Amuzu et surtout Jérémy Doku ont montré des échantillons de leur talent mais pendant les 510 minutes qu'ils ont passé sur le terrain, ils n'ont pas encore délivré une poignée de bonnes passes. Doku, âgé de 17 ans, peut invoquer son âge comme excuse mais pour Amuzu, de deux ans son aîné, le temps commence à presser. En 49 matches, il n'a inscrit que deux buts et délivré trois assists. C'est beaucoup trop peu pour un joueur qui devrait faire mal à toutes les défenses belges, grâce à sa vitesse. À court terme, Chadli devrait donc devenir titulaire sur le flanc gauche.

Le retour de Sambi Lokonga

Les réactions des supporters au transfert de Chadli ont été largement positives mais ils se sont tracassés quand le directeur technique Michael Verschueren a suggéré qu'il ne faudrait plus attendre d'autres transferts entrants. Même le six, crucial dans le rapide football de circulation de Vincent Kompany, est apparemment assez étoffé. Albert Sambi Lokonga est en effet sur le point de revenir, après des mois de blessure. Comme Alexis Saelemaekers, Sambi Lokonga voulait jouer lundi en espoirs contre OH Louvain mais le staff médical s'est montré réticent, le match se déroulant sur un terrain artificiel. "Nous avons travaillé d'arrache-pied à la formation de l'équipe ces derniers mois. Nous misons à fond sur les jeunes mais nous investissons aussi dans des joueurs chevronnés pour les épauler et les aider à hausser leur niveau. Chadli est l'un d'eux. Il rend l'équipe plus complète. Nous sommes convaincus qu'avec le noyau que nous avons maintenant, nous pouvons répondre aux attentes des supporters", a déclaré Verschueren par les canaux officiels du club.

Peu après, Marc Coucke a confirmé via un tweet que le mercato était probablement terminé. À moins que les Congolais Meschack Elia et Arsène Zola, qu'on n'avait pas encore vus à Neerpede il y a quelques jours, ne reçoivent un contrat.

Des contrats encombrants

Le 2 sur 9 en championnat n'a pas tempéré l'enthousiasme suscité par Kompany. Pas plus que son staff, il n'a montré le moindre signe de stress ces dernières semaines. En interne, le préparateur physique Bram Geers a fait l'objet de légères critiques parce que l'équipe avait sérieusement fléchi en deuxième mi-temps contre Ostende comme à Mouscron mais la question a été remisée après la petite démonstration contre le FC Malines. Maintenant, Kompany cherche avant tout à équilibrer son noyau. À deux semaines de la clôture du marché des transferts, certains footballeurs attendent avec inquiétude les projets du club. À Neerpede, on raconte que Sven Kums commence à réaliser qu'il y a fait son temps. C'est aussi le cas de Kenny Saief et de Thomas Didillon, deux joueurs qui auraient un coup de blues, d'après des initiés. La direction est consciente que ces joueurs disposent encore d'un contrat de plusieurs années et qu'ils ne vont pas accepter la première proposition venue.