Jan Ceulemans à propos...

...du transfert à l'AC Milan qu'il a refusé : "La principale raison, c'est que je manquais d'assurance. J'ai toujours beaucoup douté. Je venais de vivre une année fantastique, mais c'était ma première belle année. Je voulais d'abord confirmer. Gravir les échelons pas à pas, telle était ma devise. En brûlant les étapes, on risque de retomber lourdement au sol. Mon premier rêve était de jouer en première division, mon deuxième était de jouer dans un grand club, mon troisième de devenir international et mon quatrième d'évoluer à l'étranger. J'ai réalisé les trois premiers rêves, et j'aurais pu réaliser le quatrième. Mais j'ai alors signé un contrat de sept ans au Club, de sorte que je n'étais plus confronté à l'incertitude tous les deux ans. Lorsque je suis arrivé au bout de mon contrat, ma carrière était terminée."

...des Diables Rouges de son époque : "Aujourd'hui, on a tendance à ne pas prendre l'EURO 1980 au sérieux, parce qu'il n'y avait que huit équipes qui y participaient, mais pour en faire partie, il fallait d'abord se qualifier. Actuellement, c'est beaucoup plus facile de se qualifier pour le tour final et, en Italie, nous avions été versés dans une poule qui comprenait l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie. Si ça devait arriver aujourd'hui, on se demanderait si la Belgique serait capable de passer le premier tour. Au Mexique, en 1986, nous n'avons remporté qu'un seul match au terme des 90 minutes. Ce n'était pas bon, et pourtant il s'en est fallu de peu pour que nous atteignions la finale. Nous n'avions pas peur de Diego Maradona. Après avoir éliminé l'URSS, nous nous sommes sentis pousser des ailes. Face à l'Argentine, nous nous sommes présentés deux ou trois fois seuls devant le gardien, mais à chaque fois le juge de touche a signalé un hors-jeu. Si ça devait se passer aujourd'hui, l'arbitre et les juges de touche seraient suspendus à vie."

...des Diables actuels : "Celui que j'admire le plus, c'est Romelu Lukaku. Encore un qui provient du Lierse. S'il a inscrit 20 buts par saison dans tous les grands championnat auxquels il a participé, cela signifie quelque chose. J'admire aussi Kevin De Bruyne, pour ses courses. Et Eden Hazard, forcément. Nous n'avions pas un joueur pareil."

...de sa carrière d'entraîneur : "Mes débuts avec Alost ont été parfaits : d'abord la montée, puis le maintien, ensuite une qualification européenne. Après Alost, j'ai été étonné de ne pas recevoir directement une autre chance en première division. Mais j'ai vécu de beaux moments à Ingelmunster également. Il y a eu ensuite dix années à Westerlo. La dernière saison était celle de trop, avec beaucoup de blessés et de joueurs qui étaient partis. Il n'y a que ma période d'entraîneur à Bruges que je dois considérer comme un échec. J'avais pourtant un pressentiment, je sentais que ce n'était pas le bon moment pour partir là-bas, mais je me disais : c'est mon club, on me donnera du crédit. Ça ne s'est pas vérifié."

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Jan Ceulemans dans votre Sport/Foot Magazine

Jan Ceulemans à propos......du transfert à l'AC Milan qu'il a refusé : "La principale raison, c'est que je manquais d'assurance. J'ai toujours beaucoup douté. Je venais de vivre une année fantastique, mais c'était ma première belle année. Je voulais d'abord confirmer. Gravir les échelons pas à pas, telle était ma devise. En brûlant les étapes, on risque de retomber lourdement au sol. Mon premier rêve était de jouer en première division, mon deuxième était de jouer dans un grand club, mon troisième de devenir international et mon quatrième d'évoluer à l'étranger. J'ai réalisé les trois premiers rêves, et j'aurais pu réaliser le quatrième. Mais j'ai alors signé un contrat de sept ans au Club, de sorte que je n'étais plus confronté à l'incertitude tous les deux ans. Lorsque je suis arrivé au bout de mon contrat, ma carrière était terminée."...des Diables Rouges de son époque : "Aujourd'hui, on a tendance à ne pas prendre l'EURO 1980 au sérieux, parce qu'il n'y avait que huit équipes qui y participaient, mais pour en faire partie, il fallait d'abord se qualifier. Actuellement, c'est beaucoup plus facile de se qualifier pour le tour final et, en Italie, nous avions été versés dans une poule qui comprenait l'Angleterre, l'Espagne et l'Italie. Si ça devait arriver aujourd'hui, on se demanderait si la Belgique serait capable de passer le premier tour. Au Mexique, en 1986, nous n'avons remporté qu'un seul match au terme des 90 minutes. Ce n'était pas bon, et pourtant il s'en est fallu de peu pour que nous atteignions la finale. Nous n'avions pas peur de Diego Maradona. Après avoir éliminé l'URSS, nous nous sommes sentis pousser des ailes. Face à l'Argentine, nous nous sommes présentés deux ou trois fois seuls devant le gardien, mais à chaque fois le juge de touche a signalé un hors-jeu. Si ça devait se passer aujourd'hui, l'arbitre et les juges de touche seraient suspendus à vie."...des Diables actuels : "Celui que j'admire le plus, c'est Romelu Lukaku. Encore un qui provient du Lierse. S'il a inscrit 20 buts par saison dans tous les grands championnat auxquels il a participé, cela signifie quelque chose. J'admire aussi Kevin De Bruyne, pour ses courses. Et Eden Hazard, forcément. Nous n'avions pas un joueur pareil."...de sa carrière d'entraîneur : "Mes débuts avec Alost ont été parfaits : d'abord la montée, puis le maintien, ensuite une qualification européenne. Après Alost, j'ai été étonné de ne pas recevoir directement une autre chance en première division. Mais j'ai vécu de beaux moments à Ingelmunster également. Il y a eu ensuite dix années à Westerlo. La dernière saison était celle de trop, avec beaucoup de blessés et de joueurs qui étaient partis. Il n'y a que ma période d'entraîneur à Bruges que je dois considérer comme un échec. J'avais pourtant un pressentiment, je sentais que ce n'était pas le bon moment pour partir là-bas, mais je me disais : c'est mon club, on me donnera du crédit. Ça ne s'est pas vérifié."Retrouvez l'intégralité de l'interview de Jan Ceulemans dans votre Sport/Foot Magazine