Le Kuip de Rotterdam est plongé dans un froid polaire ce soir-là. Certains joueurs portent carrément des collants. Néerlandais et Belges s'affrontent pour la deuxième fois en moins d'un mois en barrages pour la Coupe du Monde 1986. À l'aller, les Diables se sont imposés 1-0.

C'est un match prenant. Les Néerlandais, avec Ruud Gullit et Frank Rijkaard, butent sur le jeu organisé des Belges, qui se créent les plus belles occasions mais tombent sur un Hans van Breukelen des grands soirs. Au repos, Leo Beenhakker lance son arme secrète : John van Loen, le gigantesque attaquant d'Utrecht, qui se retrouvera cinq ans plus tard à Anderlecht et y échouera complètement. Guy Thys, notre sélectionneur, réagit immédiatement et fait monter Georges Grün.

Aux Pays-Bas, déjà, on rigolait un peu de Van Loen. Et donc, les journalistes locaux se sont directement demandés si Beenhakker savait ce qu'il faisait. Mais son équipe a fini par trouver l'ouverture. 1-0, puis 2-0. Dans le stade, en entendant les chants, on avait l'impression que nos voisins étaient déjà au Mexique. Les Diables ont continué à pousser mais Van Breukelen était décidément invincible.

Puis, là, cet instant de grâce dans l'histoire du football belge. À la 85e minute, Eric Gerets centre, Georges Grün est à la réception pour mettre sa tête : 2-1. En quelques secondes, toute la Belgique est passée du cauchemar au rêve. Guy Thys, toujours réservé, se lâche complètement. Pendant ce temps-là, Beenhakker rentre au vestiaire, tête basse. Pour les Néerlandais, le coup est terrible. Ils ratent un grand tournoi pour la troisième fois d'affilée. Les Belges, pendant ce temps-là, enchaînent les participations.

Feuille de match

Buts : Houtman 60e, De Wit 72e, Grün 85e

Pays-Bas : Van Breukelen, Spelbos, Van Tiggelen, Van de Korput (Van Loen), Wijnstekers, Gullit, Rijkaard, Valke, Tahamata (Silooy), Houtman, De Wit

Belgique : Pfaff, Gerets, Franky Van der Elst (Veyt), Broos, De Wolf, Leo Van der Elst (Grün), Clijsters, Ceulemans, Vandereycken, Vercauteren, Desmet

De Kuip, Rotterdam (Pays-Bas)

Barrage pour la Coupe du monde 1986

20 novembre 1985

Le Kuip de Rotterdam est plongé dans un froid polaire ce soir-là. Certains joueurs portent carrément des collants. Néerlandais et Belges s'affrontent pour la deuxième fois en moins d'un mois en barrages pour la Coupe du Monde 1986. À l'aller, les Diables se sont imposés 1-0.C'est un match prenant. Les Néerlandais, avec Ruud Gullit et Frank Rijkaard, butent sur le jeu organisé des Belges, qui se créent les plus belles occasions mais tombent sur un Hans van Breukelen des grands soirs. Au repos, Leo Beenhakker lance son arme secrète : John van Loen, le gigantesque attaquant d'Utrecht, qui se retrouvera cinq ans plus tard à Anderlecht et y échouera complètement. Guy Thys, notre sélectionneur, réagit immédiatement et fait monter Georges Grün.Aux Pays-Bas, déjà, on rigolait un peu de Van Loen. Et donc, les journalistes locaux se sont directement demandés si Beenhakker savait ce qu'il faisait. Mais son équipe a fini par trouver l'ouverture. 1-0, puis 2-0. Dans le stade, en entendant les chants, on avait l'impression que nos voisins étaient déjà au Mexique. Les Diables ont continué à pousser mais Van Breukelen était décidément invincible.Puis, là, cet instant de grâce dans l'histoire du football belge. À la 85e minute, Eric Gerets centre, Georges Grün est à la réception pour mettre sa tête : 2-1. En quelques secondes, toute la Belgique est passée du cauchemar au rêve. Guy Thys, toujours réservé, se lâche complètement. Pendant ce temps-là, Beenhakker rentre au vestiaire, tête basse. Pour les Néerlandais, le coup est terrible. Ils ratent un grand tournoi pour la troisième fois d'affilée. Les Belges, pendant ce temps-là, enchaînent les participations.