Un sourire gêné en guise de bonjour à la caméra, et une dégelée sur la pelouse du Constant Vanden Stock comme cadeau de bienvenue dans la profession. La première après-midi de coach de Philippe Clement ne reste pas un souvenir impérissable pour celui qui deviendra, quelques années plus tard, le nouvel homme fort du Club.

Ce jour-là, ses Blauw en Zwart prennent l'eau de toutes parts. Et si l'histoire retient aujourd'hui que Clement étonne déjà par ses choix au numéro 9, en laissant Carlos Bacca sur le banc, sur le moment, c'est surtout l'impression de facilité offerte par les hommes de John van den Brom qui étonne.

Auréolé de ce qui reste huit ans plus tard comme son antépénultième succès en C1 cinq jours plus tôt contre le Zenit, Anderlecht plante six buts à des Brugeois apathiques. Six buteurs différents, dont les noms résument à eux seuls la suprématie bruxelloise de l'époque.

La réactivité de Massimo Bruno (1-0), la louche Dieumerci Mbokani (2-0), la gouaille de Milan Jovanovic pour chiper un penalty à Mbokani et mettre fin à une improbable série d'échec aux onze mètres pour les Mauves (3-0), le sens de l'infiltration de Sacha Klestjan (4-0), un rare but de Lucas Biglia (5-1) et le cinquième pion de sa carrière pour le tout jeune Dennis Praet (6-1). Du lourd.

En face, le quatre arrière brugeois est sans doute le plus faible de son histoire. De gauche à droite, Clement aligne ce jour-là Bart Buysse, Jordi Figueras, Michael Almebäck et Tom Hogli. En 2012, un gouffre de la même amplitude que les compas de l'époque de Cheikhou Kouyate sépare alors les deux équipes. Le même, sans doute, mais en sens inverse, que huit ans plus tard. Avec cette fois, Philippe Clement dans le rôle de l'homme fort.

Feuille de match

Buts : Massimo Bruno 22e, Dieumerci Mbokani 33e, Milan Jovanovic 41e, Sacha Kljestan 54e, Lucas Biglia 86e, Dennis Praet 90e/Maxime Lestienne 59e

Anderlecht : Proto, Gillet, Kouyaté, Nuytinck, Safari, Kljestan, Biglia, Praet, Bruno, Mbokani, Jovanovic

Club Bruges : Jorgacevic, Hogli, Almebäck, Figueras, Buysse, Blondel, Jorgensen, Odjdja, Trickovski, Tchité, Lestienne

Stade Constant Vanden Stock, Bruxelles

Match de Pro League 2012-13

11 novembre 2012

Un sourire gêné en guise de bonjour à la caméra, et une dégelée sur la pelouse du Constant Vanden Stock comme cadeau de bienvenue dans la profession. La première après-midi de coach de Philippe Clement ne reste pas un souvenir impérissable pour celui qui deviendra, quelques années plus tard, le nouvel homme fort du Club.Ce jour-là, ses Blauw en Zwart prennent l'eau de toutes parts. Et si l'histoire retient aujourd'hui que Clement étonne déjà par ses choix au numéro 9, en laissant Carlos Bacca sur le banc, sur le moment, c'est surtout l'impression de facilité offerte par les hommes de John van den Brom qui étonne. Auréolé de ce qui reste huit ans plus tard comme son antépénultième succès en C1 cinq jours plus tôt contre le Zenit, Anderlecht plante six buts à des Brugeois apathiques. Six buteurs différents, dont les noms résument à eux seuls la suprématie bruxelloise de l'époque.La réactivité de Massimo Bruno (1-0), la louche Dieumerci Mbokani (2-0), la gouaille de Milan Jovanovic pour chiper un penalty à Mbokani et mettre fin à une improbable série d'échec aux onze mètres pour les Mauves (3-0), le sens de l'infiltration de Sacha Klestjan (4-0), un rare but de Lucas Biglia (5-1) et le cinquième pion de sa carrière pour le tout jeune Dennis Praet (6-1). Du lourd.En face, le quatre arrière brugeois est sans doute le plus faible de son histoire. De gauche à droite, Clement aligne ce jour-là Bart Buysse, Jordi Figueras, Michael Almebäck et Tom Hogli. En 2012, un gouffre de la même amplitude que les compas de l'époque de Cheikhou Kouyate sépare alors les deux équipes. Le même, sans doute, mais en sens inverse, que huit ans plus tard. Avec cette fois, Philippe Clement dans le rôle de l'homme fort.