Une finale de Coupe qui arrive quatre jours après une qualification pour les quarts de finale de la Ligue Europa à Besiktas, ça n'arrive pas tous les jours... C'est pourtant la situation qu'a dû gérer Michel Preud'homme au printemps 2015, lorsqu'il officiait sur le banc du Club Bruges. De retour en Belgique après la qualif' assurée à Istanbul, les Blauw en Zwart débarquent directement dans un hôtel de Bruxelles. Le match, lui, se joue le dimanche.

Sur le chemin du stade, le bus se retrouve coincé dans la circulation, retardant ainsi le coup d'envoi. En réalité, les deux équipes vont avoir du retard. Bruges réalise un bon début de rencontre, mais en seconde période, on sent les Brugeois à bout de force. Après le but égalisateur des Mauves, le Club donne tout ce qu'il lui reste pour marquer le but qui lui évitera les prolongations. Et ça marche, grâce à Lior Refaelov, qui inscrit le pion de la victoire.

Quelques mois plus tard, on retrouve l'Israélien en interview. Question logique, on demande à Refaelov si ce but est le plus beau de sa carrière : "Le plus important, en tout cas. Quand on est petit et qu'on s'imagine un scénario dans sa tête, c'est forcément une finale, un stade plein, avec un but juste avant le coup de sifflet final... Après l'égalisation d'Anderlecht, tout le monde savait qu'on puisait dans nos réserves, et que ce serait difficile. Le dernier quart d'heure, tout le monde était prêt à mourir sur le terrain. Le Club n'avait pas remporté de prix depuis si longtemps..."

"Puis ce ballon arrive", poursuit Refaelov. "Je n'avais pas beaucoup de temps pour réfléchir à quoi faire dans un tel moment. Le ballon était en l'air, je suis à dix-huit mètres du but, à une bonne distance... Dans la killer zone, comme on dit. Là, il ne s'agit plus de dribbler ou de contrôler la balle, mais d'être vif. (rires) À mon retour en Israël, ma famille m'attendait à l'aéroport et quand je suis arrivé, un de mes frères a enlevé son maillot, un du Club Bruges, et s'est promené comme je l'ai fait quand j'ai célébré le but à Bruxelles. J'étais mort de rire."

Feuille de match

Buts : De Sutter 12e, Refaelov 92e/ Mitrovic 89e

Club Bruges : Ryan, Meunier, Mechele, Duarte, De Bock, Simons, Vormer, Bolingoli (Gedoz), Refaelov, Izquierdo (Claudemir), De Sutter (Oulare)

Anderlecht : Proto, Colin (Conté), Rolando, Deschacht, N'Sakala (Leya Iseka), Defour, Dendoncker, Praet, Najar, Mitrovic, Marin (Acheampong)

Stade Roi Baudouin, Bruxelles

Finale Coupe de Belgiue

22 mars 2015

Une finale de Coupe qui arrive quatre jours après une qualification pour les quarts de finale de la Ligue Europa à Besiktas, ça n'arrive pas tous les jours... C'est pourtant la situation qu'a dû gérer Michel Preud'homme au printemps 2015, lorsqu'il officiait sur le banc du Club Bruges. De retour en Belgique après la qualif' assurée à Istanbul, les Blauw en Zwart débarquent directement dans un hôtel de Bruxelles. Le match, lui, se joue le dimanche. Sur le chemin du stade, le bus se retrouve coincé dans la circulation, retardant ainsi le coup d'envoi. En réalité, les deux équipes vont avoir du retard. Bruges réalise un bon début de rencontre, mais en seconde période, on sent les Brugeois à bout de force. Après le but égalisateur des Mauves, le Club donne tout ce qu'il lui reste pour marquer le but qui lui évitera les prolongations. Et ça marche, grâce à Lior Refaelov, qui inscrit le pion de la victoire.Quelques mois plus tard, on retrouve l'Israélien en interview. Question logique, on demande à Refaelov si ce but est le plus beau de sa carrière : "Le plus important, en tout cas. Quand on est petit et qu'on s'imagine un scénario dans sa tête, c'est forcément une finale, un stade plein, avec un but juste avant le coup de sifflet final... Après l'égalisation d'Anderlecht, tout le monde savait qu'on puisait dans nos réserves, et que ce serait difficile. Le dernier quart d'heure, tout le monde était prêt à mourir sur le terrain. Le Club n'avait pas remporté de prix depuis si longtemps..." "Puis ce ballon arrive", poursuit Refaelov. "Je n'avais pas beaucoup de temps pour réfléchir à quoi faire dans un tel moment. Le ballon était en l'air, je suis à dix-huit mètres du but, à une bonne distance... Dans la killer zone, comme on dit. Là, il ne s'agit plus de dribbler ou de contrôler la balle, mais d'être vif. (rires) À mon retour en Israël, ma famille m'attendait à l'aéroport et quand je suis arrivé, un de mes frères a enlevé son maillot, un du Club Bruges, et s'est promené comme je l'ai fait quand j'ai célébré le but à Bruxelles. J'étais mort de rire."