Alors qu'il s'apprête à diriger le match le plus important de sa carrière, Roberto Martínez est contacté par la fédé espagnole de football. Juste avant le tournoi, l'Espagne a en effet dit au revoir à Julen Lopetegui, déjà un peu trop la tête au Real Madrid, et est la recherche d'un coach pour succéder à l'intérimaire Fernando Hierro. Le Catalan fait partie de la short-list ibère.

Le timing est loin d'être idéal, mais Martínez rassure : il est totalement dans une bulle à la Coupe du monde, focus sur sa préparation et son plan. "Je n'ai vu personne distrait parmi mes joueurs, car ils étaient tous extrêmement concentrés sur notre projet." Un projet mondial, qui passe par une qualif' face au Brésil.

Le jour du match, un journaliste brésilien nous dit que Tite est incroyablement préparé : un analyste suit de près tout ce que fait la Belgique depuis un an ! Qu'importe, la confiance est élevée dans le camp belge. Autour de l'équipe aussi. Nous rencontrons l'ambassadeur de Belgique, fier de son pays et de la manière dont il est présenté en Russie, grâce à une équipe particulièrement offensive.

Place au match. Tite ne s'avère pas aussi bien préparé que prévu. Quelques secondes après le coup d'envoi, Willian ne sait déjà plus quoi faire et regarde le banc d'un air interrogateur. Que faire ? Les Diables surprennent les Auriverde. Cette confusion se comprend, car même si nous avions tous deviné correctement la formation de départ, la tactique de Martínez n'a pas fuité. Et quelle tactique ! Une défense à quatre, De Bruyne placé différemment, Lukaku ailier droit,... Tite est surpris. Comme tout le monde.

Surpris par Martinez, un entraîneur vivement critiqué avant le tournoi pour ne pas avoir sélectionné Radja Nainggolan, puis pendant une heure contre le Japon, en raison d'une tactique qui semblait avoir échoué quand c'était 2-0. 120 minutes plus tard (trente contre le Japon et nonante contre le Brésil), Señor Martinez est redevenu un héros national. Sur fond de Freed from Desire de Gala. People want more and more...

Feuille de match

Buts : Augusto 76e/Fernandinho 13e (csc), De Bruyne 31e

Brésil : Alisson, Fágner, Silva, Miranda, Marcelo, Fernandinho, Paulinho (Augusto), Coutinho, Willian (Firmino), Jesus (Costa), Neymar

Belgique : Courtois, Meunier, Alderweireld, Kompany, Vertonghen, Fellaini, Chadli (Vermaelen), Witsel, Lukaku (Tielemans), De Bruyne, Hazard

Kazan Arena, Kazan

Quart de finale finale Mondial 2018

6 juillet 2018

Alors qu'il s'apprête à diriger le match le plus important de sa carrière, Roberto Martínez est contacté par la fédé espagnole de football. Juste avant le tournoi, l'Espagne a en effet dit au revoir à Julen Lopetegui, déjà un peu trop la tête au Real Madrid, et est la recherche d'un coach pour succéder à l'intérimaire Fernando Hierro. Le Catalan fait partie de la short-list ibère.Le timing est loin d'être idéal, mais Martínez rassure : il est totalement dans une bulle à la Coupe du monde, focus sur sa préparation et son plan. "Je n'ai vu personne distrait parmi mes joueurs, car ils étaient tous extrêmement concentrés sur notre projet." Un projet mondial, qui passe par une qualif' face au Brésil.Le jour du match, un journaliste brésilien nous dit que Tite est incroyablement préparé : un analyste suit de près tout ce que fait la Belgique depuis un an ! Qu'importe, la confiance est élevée dans le camp belge. Autour de l'équipe aussi. Nous rencontrons l'ambassadeur de Belgique, fier de son pays et de la manière dont il est présenté en Russie, grâce à une équipe particulièrement offensive.Place au match. Tite ne s'avère pas aussi bien préparé que prévu. Quelques secondes après le coup d'envoi, Willian ne sait déjà plus quoi faire et regarde le banc d'un air interrogateur. Que faire ? Les Diables surprennent les Auriverde. Cette confusion se comprend, car même si nous avions tous deviné correctement la formation de départ, la tactique de Martínez n'a pas fuité. Et quelle tactique ! Une défense à quatre, De Bruyne placé différemment, Lukaku ailier droit,... Tite est surpris. Comme tout le monde.Surpris par Martinez, un entraîneur vivement critiqué avant le tournoi pour ne pas avoir sélectionné Radja Nainggolan, puis pendant une heure contre le Japon, en raison d'une tactique qui semblait avoir échoué quand c'était 2-0. 120 minutes plus tard (trente contre le Japon et nonante contre le Brésil), Señor Martinez est redevenu un héros national. Sur fond de Freed from Desire de Gala. People want more and more...