Pour Cédric Roussel, aujourd'hui âgé de 44 ans et qui a joué au RAEC Mons, à Genk et au Standard entre autres, le passage en Premier League, à Coventry en 1999, a été un choc culturel.

Une certaine idée du professionnalisme impensable à l'époque en ce bon Royaume de Belgique, temple de la mise au vert et des doubles séances quotidiennes, mais qui fait alors recette en Angleterre. Pour preuve, quand Cédric Roussel découvre à son tour les coutumes locales à l'été 1999 en débarquant à Coventry, l'international Espoir sort d'une préparation chahutée avec le Gand de Trond Sollied, un Norvégien plutôt ponctuel. "Quand on jouait à domicile, Sollied nous demandait de nous pointer à 10 h du matin au stade, alors que le match était à 20 h! J'avais déjà 21 ans, mais c'est quand je suis arrivé en Angleterre que j'ai pour la première fois eu l'impression d'être traité en adulte. Là-bas, on nous faisait beaucoup plus confiance. Quand il y avait des mises au vert, on terminait systématiquement au bar jusque 23 h ou minuit, mais il n'y avait pas d'excès. On allait aussi manger quand on voulait. Quand on avait faim, en fait. Et puis, évidemment, quand on jouait à la maison, on nous demandait simplement d'arriver 1h30 avant le coup d'envoi. C'était hyper pro et en même temps super relax."

Perte de poids

Derrière les pintes que Cédric Roussel s'envoie en terrasse jusqu'à pas d'heure, le futur striker montois abandonne quand même "huit à neuf kilos en six semaines." Un régime drastique, mais sans les soupes aux lentilles. "On avait qu'une séance par jour, mais elle pouvait parfois durer jusqu'à trois heures. Les premiers entraînements, j'en ai chié. Je rentrais chez moi, je me couchais et je dormais jusqu'au lendemain."

C'est probablement parce qu'il n'a plus le temps de manger que Cédric Roussel débutera sa "période faste" à l'occasion du derby contre Aston Villa, fin novembre. Plus que son but de la tête inscrit à David James, Roussel n'oublie pas le charme de ce qu'on appelle alors pompeusement le Monday Night football. "On jouait le lundi soir, ça semble anodin, mais c'était incroyable pour nous, parce que ça disait tout du spectacle qu'était déjà la Premier League! C'était complètement novateur à l'époque de voir des matches déplacés à des tranches horaires particulières pour qu'ils soient vus par le plus grand monde. On n'était plus de simples footballeurs, on était des acteurs."

Retrouvez ce reportage complet sur la Premier League dans notre mensuel paru ce 4 février ou dans notre Zone +

Pour Cédric Roussel, aujourd'hui âgé de 44 ans et qui a joué au RAEC Mons, à Genk et au Standard entre autres, le passage en Premier League, à Coventry en 1999, a été un choc culturel.Une certaine idée du professionnalisme impensable à l'époque en ce bon Royaume de Belgique, temple de la mise au vert et des doubles séances quotidiennes, mais qui fait alors recette en Angleterre. Pour preuve, quand Cédric Roussel découvre à son tour les coutumes locales à l'été 1999 en débarquant à Coventry, l'international Espoir sort d'une préparation chahutée avec le Gand de Trond Sollied, un Norvégien plutôt ponctuel. "Quand on jouait à domicile, Sollied nous demandait de nous pointer à 10 h du matin au stade, alors que le match était à 20 h! J'avais déjà 21 ans, mais c'est quand je suis arrivé en Angleterre que j'ai pour la première fois eu l'impression d'être traité en adulte. Là-bas, on nous faisait beaucoup plus confiance. Quand il y avait des mises au vert, on terminait systématiquement au bar jusque 23 h ou minuit, mais il n'y avait pas d'excès. On allait aussi manger quand on voulait. Quand on avait faim, en fait. Et puis, évidemment, quand on jouait à la maison, on nous demandait simplement d'arriver 1h30 avant le coup d'envoi. C'était hyper pro et en même temps super relax." Derrière les pintes que Cédric Roussel s'envoie en terrasse jusqu'à pas d'heure, le futur striker montois abandonne quand même "huit à neuf kilos en six semaines." Un régime drastique, mais sans les soupes aux lentilles. "On avait qu'une séance par jour, mais elle pouvait parfois durer jusqu'à trois heures. Les premiers entraînements, j'en ai chié. Je rentrais chez moi, je me couchais et je dormais jusqu'au lendemain." C'est probablement parce qu'il n'a plus le temps de manger que Cédric Roussel débutera sa "période faste" à l'occasion du derby contre Aston Villa, fin novembre. Plus que son but de la tête inscrit à David James, Roussel n'oublie pas le charme de ce qu'on appelle alors pompeusement le Monday Night football. "On jouait le lundi soir, ça semble anodin, mais c'était incroyable pour nous, parce que ça disait tout du spectacle qu'était déjà la Premier League! C'était complètement novateur à l'époque de voir des matches déplacés à des tranches horaires particulières pour qu'ils soient vus par le plus grand monde. On n'était plus de simples footballeurs, on était des acteurs."Retrouvez ce reportage complet sur la Premier League dans notre mensuel paru ce 4 février ou dans notre Zone +