Il y a dans son accent chantant des restes de son Sud-Ouest natal. Il y a dans ses manières des habitudes prises dans cette région où il fait bon vivre et bien manger. D'entrée de jeu, il nous parle des spécialités régionales dont il aime profiter. Et l'interview se clôturera sur un sabayon qu'il goûte pour la première fois. A bientôt 36 ans, Cédric Fauré sait ce qui est bon.

Charleroi a commencé sa série à partir du moment où vous avez retrouvé le chemin du but. Une coïncidence ?

Cédric Fauré : Je ne sais pas. Mais à partir du moment où les attaquants marquent et que les défenseurs font des bons matches, ça facilite les résultats (Il sourit). Charleroi a commencé à enchaîner les résultats grâce à mes buts mais aussi à partir du moment où Neeskens Kebano a explosé, où Clément Tainmont et Dieumerci Ndongala ont réalisé de bonnes prestations. Aujourd'hui, la force de Charleroi est le collectif. Peu importe qui joue, il donne son maximum. On l'a vu quand Damien Marcq s'est blessé et qu'il a été parfaitement suppléé par Christophe Diandy.

Comment expliquez-vous le silence d'un attaquant ?

Fauré : Ce qui me rassurait, c'est que j'avais beaucoup d'occasions. Je savais qu'à un moment, ça allait bien entrer. Et puis, après Mouscron, les buts se sont enchainés.

A l'inverse, comment expliquez-vous cette facilité à trouver le chemin des filets ?

Fauré : Un buteur naît buteur. Depuis tout petit, il est attiré par le but, sait se situer par rapport à lui, comment reprendre le ballon. C'est inné. Après, on le travaille et le peaufine. On m'a souvent dit que j'étais au bon endroit. Ce n'est pas le hasard. On ressent les trajectoires, on sait ce qui va se passer.

Vous n'avez pas marre qu'on parle sans cesse de votre âge ?

Fauré : Non, ça ne me dérange pas. Même les supporters m'appellent papy. C'est vrai qu'on parle plus de mon âge que de celui de Timmy Simons. Lui ce qu'il fait paraît normal alors que moi, ça a l'air de relever de l'exploit ! Il y a d'autres vieux attaquants comme Totti, Giggs ou Di Natale. Et eux, ils évoluent au plus haut niveau. Si eux sont capables de le faire, pourquoi pas moi ? Si j'ai tenu jusqu'à cet âge-là, c'est sans doute parce que quand je rentre chez moi, je coupe. Je me promène avec ma femme et mon fils, une belle façon d'évacuer la pression.

Vous négociez même une prolongation d'un an ?

Fauré : Oui, je me sens bien ici. Et pourquoi pas ensuite intégrer le staff ? Le club est en train de grandir et je me vois bien l'accompagner dans sa progression sur et en dehors des terrains.

Par Stéphane Vande Velde

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Cédric Fauré dans votre Sport/Foot Magazine

Il y a dans son accent chantant des restes de son Sud-Ouest natal. Il y a dans ses manières des habitudes prises dans cette région où il fait bon vivre et bien manger. D'entrée de jeu, il nous parle des spécialités régionales dont il aime profiter. Et l'interview se clôturera sur un sabayon qu'il goûte pour la première fois. A bientôt 36 ans, Cédric Fauré sait ce qui est bon.Charleroi a commencé sa série à partir du moment où vous avez retrouvé le chemin du but. Une coïncidence ? Cédric Fauré : Je ne sais pas. Mais à partir du moment où les attaquants marquent et que les défenseurs font des bons matches, ça facilite les résultats (Il sourit). Charleroi a commencé à enchaîner les résultats grâce à mes buts mais aussi à partir du moment où Neeskens Kebano a explosé, où Clément Tainmont et Dieumerci Ndongala ont réalisé de bonnes prestations. Aujourd'hui, la force de Charleroi est le collectif. Peu importe qui joue, il donne son maximum. On l'a vu quand Damien Marcq s'est blessé et qu'il a été parfaitement suppléé par Christophe Diandy. Comment expliquez-vous le silence d'un attaquant ?Fauré : Ce qui me rassurait, c'est que j'avais beaucoup d'occasions. Je savais qu'à un moment, ça allait bien entrer. Et puis, après Mouscron, les buts se sont enchainés. A l'inverse, comment expliquez-vous cette facilité à trouver le chemin des filets ? Fauré : Un buteur naît buteur. Depuis tout petit, il est attiré par le but, sait se situer par rapport à lui, comment reprendre le ballon. C'est inné. Après, on le travaille et le peaufine. On m'a souvent dit que j'étais au bon endroit. Ce n'est pas le hasard. On ressent les trajectoires, on sait ce qui va se passer. Vous n'avez pas marre qu'on parle sans cesse de votre âge ? Fauré : Non, ça ne me dérange pas. Même les supporters m'appellent papy. C'est vrai qu'on parle plus de mon âge que de celui de Timmy Simons. Lui ce qu'il fait paraît normal alors que moi, ça a l'air de relever de l'exploit ! Il y a d'autres vieux attaquants comme Totti, Giggs ou Di Natale. Et eux, ils évoluent au plus haut niveau. Si eux sont capables de le faire, pourquoi pas moi ? Si j'ai tenu jusqu'à cet âge-là, c'est sans doute parce que quand je rentre chez moi, je coupe. Je me promène avec ma femme et mon fils, une belle façon d'évacuer la pression. Vous négociez même une prolongation d'un an ? Fauré : Oui, je me sens bien ici. Et pourquoi pas ensuite intégrer le staff ? Le club est en train de grandir et je me vois bien l'accompagner dans sa progression sur et en dehors des terrains.Par Stéphane Vande VeldeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Cédric Fauré dans votre Sport/Foot Magazine