Heleen Jaques, Red Flame avec 95 caps au compteur, évolue dans le championnat italien avec Sassuolo. Elle était au premier rang quand la situation s'est emballée là-bas. Elle est entre-temps rentrée en Belgique. Tout comme une autre internationale belge du championnat d'Italie, Diede Lemey.

"Ce qui m'a le plus frappée, c'est la vitesse à laquelle la situation s'est accélérée", témoigne Heleen Jaques. "Il y a un bon mois, on s'entraînait et on jouait nos matches tout à fait normalement. Puis, la situation a empiré aux alentours des vacances de carnaval. Dans un premier temps, des entraînements ont été annulés, c'était une mesure de précaution. Puis on est passées à un autre régime : des entraînements plus tard, en petits groupes, avec personne d'autre au centre, pour éviter les contacts. Après ça, les matches ont été supprimés."

Elle a quitté l'Italie dans une ambiance particulière. "Les deux derniers jours, on ne trouvait plus tout dans les magasins et beaucoup de gens se baladaient avec un masque. Ce n'était plus agréable de sortir. Là-bas, les personnes âgées ont beaucoup moins tendance qu'ici à aller dans des maisons de repos, elles restent plus longtemps dans la famille. Ça ne fait qu'augmenter les risques. Donc, j'ai compris qu'on prenne subitement des mesures très fortes."

Des coéquipières en isolement complet

"J'ai assisté aux premiers pillages dans des supermarchés", explique Diede Lemey. "Heureusement, je n'étais plus en Italie quand le pic de l'épidémie est arrivé. Sur les réseaux sociaux, je vois entre-temps qu'il y a pas mal d'actions qui ont été mises en place, et ce qui me frappe surtout, c'est que les Italiens font tout pour s'entraider."

Les deux joueuses ont quitté l'Italie avant le lockdown parce qu'elles devaient être en Belgique pour un rassemblement des Red Flames en vue de l'Algarve Cup. "On est entre-temps restées au pays, sur les conseils de notre bureau de management", poursuit Heleen Jaques. "À peine rentrées, on a de nouveau été confrontées aux mêmes scènes, aux mêmes conséquences du coronavirus. C'est une situation bizarre. Le football est mon métier mais je ne peux pas retourner à l'endroit où je suis censée l'exercer. Je ne suis pas la seule. Justine Vanhaevermaet ne peut pas repartir en Norvège, Tessa Wullaert ne peut pas rentrer à Manchester.

Les dirigeants de Sassuolo sont bien d'accord. Provisoirement, ils ne s'attendent pas à nous revoir avant le 25 mars. Le championnat féminin est de toute façon à l'arrêt jusqu'au 3 avril au plus tôt. J'ai eu entre-temps des contacts avec des coéquipières. Pour elles, la situation est plus grave parce qu'elles vivent en isolement complet. Elles n'ont plus le droit d'aller dans les salles de sport, alors elles ont cherché des sites extérieurs pour continuer à pratiquer une activité physique, jusqu'au jour où notre coach a dit qu'elles ne pouvaient plus sortir."

Plutôt en Belgique qu'en Italie

"On essaie d'arranger quelque chose via l'équipe nationale. La première option, c'était de s'entraîner avec un club belge pour entretenir notre condition en vue du match de qualification pour l'EURO prévu contre la Suisse le 14 avril, mais elle est déjà tombée à l'eau entre-temps. Heureusement que j'ai un vélo et des rouleaux chez moi. Il y a aussi un petit terrain de foot dans mon quartier et on peut toujours aller courir."

"J'ai été frappée par la communication très claire de notre club", enchaîne Diede Lemey. "Ils nous demandent régulièrement comment on se sent, si on a éventuellement envie de rentrer en Italie, si ça n'a pas trop d'incidences sur notre vie familiale. Dans un premier temps, j'ai envisagé de retourner à Sassuolo, parce que c'est quand même notre métier. Mais après avoir bien réfléchi, j'ai préféré rester en Belgique. Ça n'aurait servi à rien de passer des journées entières devant ma télé en Italie. La saison court en principe jusqu'au 23 mai, mais trois matches de championnat et un match de Coupe ont déjà été annulés. Je crains qu'on annule tout, que la saison soit finie."

Heleen Jaques, Red Flame avec 95 caps au compteur, évolue dans le championnat italien avec Sassuolo. Elle était au premier rang quand la situation s'est emballée là-bas. Elle est entre-temps rentrée en Belgique. Tout comme une autre internationale belge du championnat d'Italie, Diede Lemey."Ce qui m'a le plus frappée, c'est la vitesse à laquelle la situation s'est accélérée", témoigne Heleen Jaques. "Il y a un bon mois, on s'entraînait et on jouait nos matches tout à fait normalement. Puis, la situation a empiré aux alentours des vacances de carnaval. Dans un premier temps, des entraînements ont été annulés, c'était une mesure de précaution. Puis on est passées à un autre régime : des entraînements plus tard, en petits groupes, avec personne d'autre au centre, pour éviter les contacts. Après ça, les matches ont été supprimés."Elle a quitté l'Italie dans une ambiance particulière. "Les deux derniers jours, on ne trouvait plus tout dans les magasins et beaucoup de gens se baladaient avec un masque. Ce n'était plus agréable de sortir. Là-bas, les personnes âgées ont beaucoup moins tendance qu'ici à aller dans des maisons de repos, elles restent plus longtemps dans la famille. Ça ne fait qu'augmenter les risques. Donc, j'ai compris qu'on prenne subitement des mesures très fortes.""J'ai assisté aux premiers pillages dans des supermarchés", explique Diede Lemey. "Heureusement, je n'étais plus en Italie quand le pic de l'épidémie est arrivé. Sur les réseaux sociaux, je vois entre-temps qu'il y a pas mal d'actions qui ont été mises en place, et ce qui me frappe surtout, c'est que les Italiens font tout pour s'entraider."Les deux joueuses ont quitté l'Italie avant le lockdown parce qu'elles devaient être en Belgique pour un rassemblement des Red Flames en vue de l'Algarve Cup. "On est entre-temps restées au pays, sur les conseils de notre bureau de management", poursuit Heleen Jaques. "À peine rentrées, on a de nouveau été confrontées aux mêmes scènes, aux mêmes conséquences du coronavirus. C'est une situation bizarre. Le football est mon métier mais je ne peux pas retourner à l'endroit où je suis censée l'exercer. Je ne suis pas la seule. Justine Vanhaevermaet ne peut pas repartir en Norvège, Tessa Wullaert ne peut pas rentrer à Manchester. Les dirigeants de Sassuolo sont bien d'accord. Provisoirement, ils ne s'attendent pas à nous revoir avant le 25 mars. Le championnat féminin est de toute façon à l'arrêt jusqu'au 3 avril au plus tôt. J'ai eu entre-temps des contacts avec des coéquipières. Pour elles, la situation est plus grave parce qu'elles vivent en isolement complet. Elles n'ont plus le droit d'aller dans les salles de sport, alors elles ont cherché des sites extérieurs pour continuer à pratiquer une activité physique, jusqu'au jour où notre coach a dit qu'elles ne pouvaient plus sortir.""On essaie d'arranger quelque chose via l'équipe nationale. La première option, c'était de s'entraîner avec un club belge pour entretenir notre condition en vue du match de qualification pour l'EURO prévu contre la Suisse le 14 avril, mais elle est déjà tombée à l'eau entre-temps. Heureusement que j'ai un vélo et des rouleaux chez moi. Il y a aussi un petit terrain de foot dans mon quartier et on peut toujours aller courir.""J'ai été frappée par la communication très claire de notre club", enchaîne Diede Lemey. "Ils nous demandent régulièrement comment on se sent, si on a éventuellement envie de rentrer en Italie, si ça n'a pas trop d'incidences sur notre vie familiale. Dans un premier temps, j'ai envisagé de retourner à Sassuolo, parce que c'est quand même notre métier. Mais après avoir bien réfléchi, j'ai préféré rester en Belgique. Ça n'aurait servi à rien de passer des journées entières devant ma télé en Italie. La saison court en principe jusqu'au 23 mai, mais trois matches de championnat et un match de Coupe ont déjà été annulés. Je crains qu'on annule tout, que la saison soit finie."