Comme rien ne compte à part la victoire, samedi, Pocognoli (ex-Genk !) n'évoque pas la décevante situation personnelle de réserviste, qui est la sienne, depuis que Collins Fai l'a avantageusement remplacé sur le flanc gauche de la défense rouche. L'entraîneur Ricardo Sa Pinto s'est en revanche exprimé à ce propos. "Poco est le capitaine, mon bras droit. C'est un clubman, un gagneur et un grand professionnel. Il mérite de jouer mais mon job, c'est de faire des choix et de prendre des décisions. Ce qui me fait très mal dans ce cas, mais aussi dans d'autres. J'ai été joueur et je me mets à sa place. Je sais combien il est difficile d'endurer ce genre de situation..." "Mon rôle, pour le moment et tant que je serai dans ce club, mon club, c'est d'encadrer le groupe, de le guider et de le motiver", a enchaîné Pocognoli. "Après, tant mieux si je peux aussi me montrer utile sur le terrain, mais ce n'est pas le sujet. Je vous l'ai dit, la seule chose qui compte, c'est de gagner cette finale..." Le piquant de l'histoire c'est qu'en face, samedi soir, le capitaine de Genk Thomas Buffel n'est pas tellement plus assuré de figurer sur la pelouse (gelée ?) au coup d'envoi. Malgré son âge, 37 ans, il refuse néanmoins de considérer qu'il s'agit peut-être de la dernière finale de sa carrière. "Je ne sais pas", a-t-il en effet évasivement répondu à la question. "Il est encore beaucoup trop tôt pour en parler. Ce qui m'importe, c'est de remporter cette finale comme en 2013 contre le Cercle de Bruges (2-0, ndlr). L'équipe a livré d'excellents matches ces derniers temps, mais le Standard aussi. C'est vraiment du 50-50 à mon avis..." (Belga)