Oradea. Une ville universitaire en Roumanie, à la frontière avec la Hongrie. Une cité comparable, chez nous, à Gand. On y trouve encore de tristes et typiques blocs d'appartements érigés au temps du communisme. Mais aussi, et c'est ce qui frappe, une vraie envie de moderniser les lieux. Les parcs communaux sont rafraîchis, les églises sont en parfait état, les places sont proprettes, tout est nickel le long du Cris, le fleuve qui traverse Oradea. Les thermes de Baile Felix, haut lieu touristique, sont à deux pas.

Dans le centre-ville, sur le Dimitrie Cantemir Bulevardul particulièrement fréquenté, on tombe sur le bâtiment qui abrite la Mihai Nesu Foundation. Des dizaines d'enfants y passent chaque jour. Ils ont, tous, l'un ou l'autre handicap moteur. Qu'ils soient paralysés de naissance, qu'ils soient autistes, qu'ils souffrent du syndrome de Down. Dries Mertens est passé ici il y a trois ans. Pendant ses vacances d'été, il a rendu visite à son pote Mihai Nesu. Ils ont été coéquipiers à Utrecht pendant deux saisons, de 2009 à 2011. Jusqu'au jour où, le 10 mai 2011, un choc à l'entraînement a mis fin au rêve du Roumain. " Ce que je fais aujourd'hui, c'est bien plus essentiel que ce que je faisais quand j'étais footballeur. Je crois vraiment que mon malheur a servi une cause plus importante. "

Dries Mertens a vécu tout ça en première ligne. Pour lui aussi, ça a été un terrible choc. Il avait 24 ans et était en train de percer avec le FC Utrecht. Ce jour-là, il a compris qu'il valait mieux ne pas vivre de grands projets. Parce que tout peut s'effondrer en deux secondes. Encore aujourd'hui, il évoque régulièrement cet accident quand il accorde une interview. Il estime que ce 10 mai 2011 l'a formé. Comme footballeur. Mais surtout comme homme.

Le Dries Mertens épicurien que l'on connaît, le gars toujours bien luné, unanimement apprécié, a donc pris forme à ce moment-là. " J'étais déjà comme ça mais ça a encore renforcé mes traits de caractère. J'ai compris que la vie pouvait basculer à tout moment, et donc qu'il valait mieux profiter de chaque instant. Mihai était un garçon très sain, il mettait de l'argent de côté, il avait des plans pour l'avenir. En quelques secondes, tout est tombé à l'eau. "

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Dries Mertens et Mihai Nesu dans votre Sport/Foot Magazine

Oradea. Une ville universitaire en Roumanie, à la frontière avec la Hongrie. Une cité comparable, chez nous, à Gand. On y trouve encore de tristes et typiques blocs d'appartements érigés au temps du communisme. Mais aussi, et c'est ce qui frappe, une vraie envie de moderniser les lieux. Les parcs communaux sont rafraîchis, les églises sont en parfait état, les places sont proprettes, tout est nickel le long du Cris, le fleuve qui traverse Oradea. Les thermes de Baile Felix, haut lieu touristique, sont à deux pas. Dans le centre-ville, sur le Dimitrie Cantemir Bulevardul particulièrement fréquenté, on tombe sur le bâtiment qui abrite la Mihai Nesu Foundation. Des dizaines d'enfants y passent chaque jour. Ils ont, tous, l'un ou l'autre handicap moteur. Qu'ils soient paralysés de naissance, qu'ils soient autistes, qu'ils souffrent du syndrome de Down. Dries Mertens est passé ici il y a trois ans. Pendant ses vacances d'été, il a rendu visite à son pote Mihai Nesu. Ils ont été coéquipiers à Utrecht pendant deux saisons, de 2009 à 2011. Jusqu'au jour où, le 10 mai 2011, un choc à l'entraînement a mis fin au rêve du Roumain. " Ce que je fais aujourd'hui, c'est bien plus essentiel que ce que je faisais quand j'étais footballeur. Je crois vraiment que mon malheur a servi une cause plus importante. "Dries Mertens a vécu tout ça en première ligne. Pour lui aussi, ça a été un terrible choc. Il avait 24 ans et était en train de percer avec le FC Utrecht. Ce jour-là, il a compris qu'il valait mieux ne pas vivre de grands projets. Parce que tout peut s'effondrer en deux secondes. Encore aujourd'hui, il évoque régulièrement cet accident quand il accorde une interview. Il estime que ce 10 mai 2011 l'a formé. Comme footballeur. Mais surtout comme homme. Le Dries Mertens épicurien que l'on connaît, le gars toujours bien luné, unanimement apprécié, a donc pris forme à ce moment-là. " J'étais déjà comme ça mais ça a encore renforcé mes traits de caractère. J'ai compris que la vie pouvait basculer à tout moment, et donc qu'il valait mieux profiter de chaque instant. Mihai était un garçon très sain, il mettait de l'argent de côté, il avait des plans pour l'avenir. En quelques secondes, tout est tombé à l'eau. "Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Dries Mertens et Mihai Nesu dans votre Sport/Foot Magazine