Six ans après les Mauves de Paul Van Himst, finalistes de la Coupe des villes de foire, l'ancêtre de la Coupe UEFA, en 1970, c'est au tour du Club Bruges de faire la fierté du pays et de tenter de décrocher le premier sacre européen belge. Comme Anderlecht, finalement battu par Arsenal, le Club doit faire face à un adversaire d'outre-Manche : Liverpool FC. Si les Reds n'affichent pas encore le palmarès européen qui est le leur actuellement (ils ne remporteront leur première Coupe des clubs champions que l'année suivante), Bill Shankly est toutefois déjà passé par là et a redoré le blason du club du nord de l'Angleterre, remportant trois titres de champion, deux FA Cups et une Coupe UEFA, après des années de disette. En poste depuis deux ans, son successeur, Bob Paisley, n'a encore pu se mettre que le Charity Shield 74 sous la dent, mais son équipe, emmenée par Kevin Keegan, file droit vers le titre en Angleterre et ajouterait bien le Club Bruges à son tableau de chasse au passage.

Kevin Keegan., belga
Kevin Keegan. © belga

Des Blauw en Zwart qui ne comptent encore à l'époque que deux titres de champion national, soit... un de moins que le voisin du Cercle. Mais tout comme son adversaire en finale, le Club s'apprête à décrocher les lauriers en Belgique. À la tête de l'équipe depuis un peu plus de deux ans, l'Autrichien Ernst Happel est déjà une pointure, fort de sa coupe aux grandes oreilles remportée avec Feyenoord en 1970. Après avoir éliminé l'Olympique Lyonnais au premier tour, Bruges passe près de la correctionnelle face à un premier club anglais : Ipswich Town. Battus 3-0 en déplacement, Raoul Lambert et ses coéquipiers créent l'exploit dans le tout nouvel Olympiastadion en s'imposant 4-0.

À 31 ans, Lotte, qui sera plus tard élu meilleur joueur de tous les temps du Club Bruges, est au sommet de son art et c'est lui qui offre la qualification aux Gazelles au tour suivant, inscrivant l'unique but du huitième de finale retour au Stadio Olimpico de l'AS Roma. En quarts, c'est le grand AC Milan qui fait les frais de la bande à Happel, grâce à un solide 2-0 forgé dans la Venise du Nord, avant que Hambourg ne tombe à son tour aux portes de la finale.

Fin avril, la finale aller à Anfield débute comme dans un rêve pour le Club. Après un quart d'heure de jeu à peine, le marquoir affiche déjà 0-2, par l'entremise de Lambert et Julien Cools. Le onze brugeois, dans lequel on retrouve deux futurs sélectionneurs des Diables, Georges Leekens et René Vandereycken, pousse et est même proche du 0-3. Au retour des vestiaires, c'est toutefois un tout autre scénario qui s'annonce. En six minutes à peine, les Reds refont leur retard via Ray Kennedy et Jimmy Case, avant de prendre l'avantage grâce à un penalty discutable transformé par Keegan. Malgré la défaite, tout est toujours possible au retour, trois semaines plus tard. L'Olympiastadion accueille d'ailleurs près de 30.000 spectateurs en feu, qui voient Lambert porter les siens aux commandes dès la 11e minute, sur penalty. Un avantage de courte durée : quatre minutes à peine après l'ouverture du score, Keegan, encore lui, égalise et fixe, déjà, le score définitif permettant à Liverpool de décrocher son deuxième titre européen. De nombreux autres viendront s'y ajouter les années suivantes.

Six ans après les Mauves de Paul Van Himst, finalistes de la Coupe des villes de foire, l'ancêtre de la Coupe UEFA, en 1970, c'est au tour du Club Bruges de faire la fierté du pays et de tenter de décrocher le premier sacre européen belge. Comme Anderlecht, finalement battu par Arsenal, le Club doit faire face à un adversaire d'outre-Manche : Liverpool FC. Si les Reds n'affichent pas encore le palmarès européen qui est le leur actuellement (ils ne remporteront leur première Coupe des clubs champions que l'année suivante), Bill Shankly est toutefois déjà passé par là et a redoré le blason du club du nord de l'Angleterre, remportant trois titres de champion, deux FA Cups et une Coupe UEFA, après des années de disette. En poste depuis deux ans, son successeur, Bob Paisley, n'a encore pu se mettre que le Charity Shield 74 sous la dent, mais son équipe, emmenée par Kevin Keegan, file droit vers le titre en Angleterre et ajouterait bien le Club Bruges à son tableau de chasse au passage. Des Blauw en Zwart qui ne comptent encore à l'époque que deux titres de champion national, soit... un de moins que le voisin du Cercle. Mais tout comme son adversaire en finale, le Club s'apprête à décrocher les lauriers en Belgique. À la tête de l'équipe depuis un peu plus de deux ans, l'Autrichien Ernst Happel est déjà une pointure, fort de sa coupe aux grandes oreilles remportée avec Feyenoord en 1970. Après avoir éliminé l'Olympique Lyonnais au premier tour, Bruges passe près de la correctionnelle face à un premier club anglais : Ipswich Town. Battus 3-0 en déplacement, Raoul Lambert et ses coéquipiers créent l'exploit dans le tout nouvel Olympiastadion en s'imposant 4-0. À 31 ans, Lotte, qui sera plus tard élu meilleur joueur de tous les temps du Club Bruges, est au sommet de son art et c'est lui qui offre la qualification aux Gazelles au tour suivant, inscrivant l'unique but du huitième de finale retour au Stadio Olimpico de l'AS Roma. En quarts, c'est le grand AC Milan qui fait les frais de la bande à Happel, grâce à un solide 2-0 forgé dans la Venise du Nord, avant que Hambourg ne tombe à son tour aux portes de la finale.Fin avril, la finale aller à Anfield débute comme dans un rêve pour le Club. Après un quart d'heure de jeu à peine, le marquoir affiche déjà 0-2, par l'entremise de Lambert et Julien Cools. Le onze brugeois, dans lequel on retrouve deux futurs sélectionneurs des Diables, Georges Leekens et René Vandereycken, pousse et est même proche du 0-3. Au retour des vestiaires, c'est toutefois un tout autre scénario qui s'annonce. En six minutes à peine, les Reds refont leur retard via Ray Kennedy et Jimmy Case, avant de prendre l'avantage grâce à un penalty discutable transformé par Keegan. Malgré la défaite, tout est toujours possible au retour, trois semaines plus tard. L'Olympiastadion accueille d'ailleurs près de 30.000 spectateurs en feu, qui voient Lambert porter les siens aux commandes dès la 11e minute, sur penalty. Un avantage de courte durée : quatre minutes à peine après l'ouverture du score, Keegan, encore lui, égalise et fixe, déjà, le score définitif permettant à Liverpool de décrocher son deuxième titre européen. De nombreux autres viendront s'y ajouter les années suivantes.