Disparue avec les années 2000, la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes a souvent souri aux Belges. Si le Standard, en 1982, et l'Antwerp, en 1993, ont atteint la finale et que Malines l'a même emportée en 1988, c'est évidemment Anderlecht qui s'y est le plus souvent illustré. Vainqueurs en 76 face à West Ham et en 78 face au l'Austria Vienne en plus d'une place de finaliste malheureux en 77 contre Hambourg, les Mauves se qualifient en ce début des nineties pour leur quatrième finale, un exploit que seul le Barça, qui en totalisera finalement six, a réussi à l'époque.

Ce 9 mai 1990, l'Ullevi Stadion de Göteborg est fort peu garni pour l'affrontement entre les Bruxellois et la Sampdoria : seuls 20.000 des 43.000 places disponibles sont occupées. Pourtant, la Samp de l'époque possède quelques noms ronflants dans son effectif avec le gardien Gianluca Pagliuca, le défenseur Pietro Vierchowod ou les attaquants Roberto Mancini et Gianluca Vialli que l'on retrouvera tous au sein de la Squadra Azzura quelques semaines plus tard au Mondiale 90. La saison précédente, l'équipe de Gênes avait dû s'incliner en finale contre le FC Barcelone de Johan Cruijff et elle entend bien prendre sa revanche. Coachés par le Serbe Vujadin Buskov, les Italiens excellent en contre et se montrent intraitables à domicile, au Stade Luigi-Ferraris : dans sa route pour la finale face à Brann Bergen, au Borussia Dortmund, au Grasshopper Zürich et à l'AS Monaco, la Sampdoria n'y a pas encaissé le moindre but.

belga
© belga

Anderlecht de son côté a débuté l'aventure au petit trot, s'imposant largement, 6-0 et 0-4, face aux Nord-Irlandais de Ballymena United. Une mise en jambes bien nécessaire car ce n'est autre que le FC Barcelone qui se dresse face aux Mauves dès les huitièmes de finale. Tenants du titre, les Blaugranas ne font pourtant pas le poids à l'aller où Anderlecht crée l'exploit en s'imposant 2-0 au Stade Constant Vanden Stock grâce à des buts de Marc Degryse et Milan Jankovic. Au retour au Camp Nou, Julio Salinas puis Txiki Begiristain contraignent le Sporting aux prolongations lors desquelles Marc Van Der Linden, de la tête, inscrit le but de l'exploit. Après l'élimination sans trembler de l'Admira Wacker en quarts, le Sporting ne flanche pas contre le Dinamo Bucarest, s'imposant à deux reprises par le plus petit écart, pour valider son ticket pour la finale.

À Göteborg, les hommes d'Aad de Mos ne feront toutefois pas le poids. Dominé dans tous les domaines, Anderlecht doit compter sur un grand Filip De Wilde pour retarder l'échéance et atteindre les prolongations. Mais la tactique défensive du coach néerlandais ne paye pas et un doublé de l'inévitable Vialli, meilleur buteur de la compétition avec sept réalisations, offre finalement le trophée aux Italiens.

Disparue avec les années 2000, la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes a souvent souri aux Belges. Si le Standard, en 1982, et l'Antwerp, en 1993, ont atteint la finale et que Malines l'a même emportée en 1988, c'est évidemment Anderlecht qui s'y est le plus souvent illustré. Vainqueurs en 76 face à West Ham et en 78 face au l'Austria Vienne en plus d'une place de finaliste malheureux en 77 contre Hambourg, les Mauves se qualifient en ce début des nineties pour leur quatrième finale, un exploit que seul le Barça, qui en totalisera finalement six, a réussi à l'époque. Ce 9 mai 1990, l'Ullevi Stadion de Göteborg est fort peu garni pour l'affrontement entre les Bruxellois et la Sampdoria : seuls 20.000 des 43.000 places disponibles sont occupées. Pourtant, la Samp de l'époque possède quelques noms ronflants dans son effectif avec le gardien Gianluca Pagliuca, le défenseur Pietro Vierchowod ou les attaquants Roberto Mancini et Gianluca Vialli que l'on retrouvera tous au sein de la Squadra Azzura quelques semaines plus tard au Mondiale 90. La saison précédente, l'équipe de Gênes avait dû s'incliner en finale contre le FC Barcelone de Johan Cruijff et elle entend bien prendre sa revanche. Coachés par le Serbe Vujadin Buskov, les Italiens excellent en contre et se montrent intraitables à domicile, au Stade Luigi-Ferraris : dans sa route pour la finale face à Brann Bergen, au Borussia Dortmund, au Grasshopper Zürich et à l'AS Monaco, la Sampdoria n'y a pas encaissé le moindre but.Anderlecht de son côté a débuté l'aventure au petit trot, s'imposant largement, 6-0 et 0-4, face aux Nord-Irlandais de Ballymena United. Une mise en jambes bien nécessaire car ce n'est autre que le FC Barcelone qui se dresse face aux Mauves dès les huitièmes de finale. Tenants du titre, les Blaugranas ne font pourtant pas le poids à l'aller où Anderlecht crée l'exploit en s'imposant 2-0 au Stade Constant Vanden Stock grâce à des buts de Marc Degryse et Milan Jankovic. Au retour au Camp Nou, Julio Salinas puis Txiki Begiristain contraignent le Sporting aux prolongations lors desquelles Marc Van Der Linden, de la tête, inscrit le but de l'exploit. Après l'élimination sans trembler de l'Admira Wacker en quarts, le Sporting ne flanche pas contre le Dinamo Bucarest, s'imposant à deux reprises par le plus petit écart, pour valider son ticket pour la finale. À Göteborg, les hommes d'Aad de Mos ne feront toutefois pas le poids. Dominé dans tous les domaines, Anderlecht doit compter sur un grand Filip De Wilde pour retarder l'échéance et atteindre les prolongations. Mais la tactique défensive du coach néerlandais ne paye pas et un doublé de l'inévitable Vialli, meilleur buteur de la compétition avec sept réalisations, offre finalement le trophée aux Italiens.