Avec deux ans de recul, comment tu vois l'incident ?

Mehdi Carcela : " Plus de la même façon qu'à l'époque. J'ai souvent revu les images. Au début, ça me faisait rigoler. Mais en voyant que je me marrais, mes proches tiraient la tête. Ils étaient conscients que j'aurais pu mourir, moi pas. Maintenant, je vois les choses autrement, je sais que j'ai eu beaucoup de chance. "

Tu n'en veux pas à Mavinga ?

" Pas du tout. C'était une finale. Il était jeune, il ne pouvait pas passer à travers, vu l'enjeu. On a eu beaucoup de malchance. Je cours vite, il lève la jambe très haut, au même moment je baisse la tête. Le mektoub. C'était écrit, c'était mon destin. Je suis musulman pratiquant, ça m'a aidé. Je ne suis pas certain que j'aurais pu prendre les choses avec autant de philosophie si j'avais une autre religion."

Tu ne trouves pas que ça méritait une carte rouge qui aurait sans doute changé le match ?

" Pas sûr. Vu que c'était involontaire, j'estime que la jaune suffisait. "

Tu as entretenu des contacts avec Mavinga ?

" Il s'est vite manifesté par SMS. Je l'ai rassuré. Plus tard, nous nous sommes revus par hasard dans un resto. Il était ennuyé, il ne savait pas quoi dire. Je lui ai répété que je ne lui en voulais pas. "

Ta carrière aurait évolué autrement sans cet accident ?

" Plusieurs clubs s'intéressaient à moi, il y en a qui ont décroché après ma blessure, craignant que je ne revienne jamais à mon meilleur niveau. Les dirigeants d'Anzi n'ont pas eu ces craintes, ils m'ont transféré avant mon rétablissement complet. "

Aujourd'hui, tu mets moins de risques dans ton jeu parce que tu penses toujours à cette blessure ?

" Absolument pas. Si ça doit encore arriver, ça arrivera encore... Le mektoub ! J'ai pris un coup terrible mais... même pas mort ! Mentalement, je suis plus fort. Et physiquement, aussi. Je suis encore plus explosif qu'avant."

Par Pierre Danvoye

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Avec deux ans de recul, comment tu vois l'incident ?Mehdi Carcela : " Plus de la même façon qu'à l'époque. J'ai souvent revu les images. Au début, ça me faisait rigoler. Mais en voyant que je me marrais, mes proches tiraient la tête. Ils étaient conscients que j'aurais pu mourir, moi pas. Maintenant, je vois les choses autrement, je sais que j'ai eu beaucoup de chance. "Tu n'en veux pas à Mavinga ?" Pas du tout. C'était une finale. Il était jeune, il ne pouvait pas passer à travers, vu l'enjeu. On a eu beaucoup de malchance. Je cours vite, il lève la jambe très haut, au même moment je baisse la tête. Le mektoub. C'était écrit, c'était mon destin. Je suis musulman pratiquant, ça m'a aidé. Je ne suis pas certain que j'aurais pu prendre les choses avec autant de philosophie si j'avais une autre religion."Tu ne trouves pas que ça méritait une carte rouge qui aurait sans doute changé le match ?" Pas sûr. Vu que c'était involontaire, j'estime que la jaune suffisait. "Tu as entretenu des contacts avec Mavinga ?" Il s'est vite manifesté par SMS. Je l'ai rassuré. Plus tard, nous nous sommes revus par hasard dans un resto. Il était ennuyé, il ne savait pas quoi dire. Je lui ai répété que je ne lui en voulais pas. "Ta carrière aurait évolué autrement sans cet accident ?" Plusieurs clubs s'intéressaient à moi, il y en a qui ont décroché après ma blessure, craignant que je ne revienne jamais à mon meilleur niveau. Les dirigeants d'Anzi n'ont pas eu ces craintes, ils m'ont transféré avant mon rétablissement complet. "Aujourd'hui, tu mets moins de risques dans ton jeu parce que tu penses toujours à cette blessure ?" Absolument pas. Si ça doit encore arriver, ça arrivera encore... Le mektoub ! J'ai pris un coup terrible mais... même pas mort ! Mentalement, je suis plus fort. Et physiquement, aussi. Je suis encore plus explosif qu'avant."Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'article dans votre Sport/Foot Magazine