Il y a quelques années, les "huiles" de l'Union Belge ont refusé d'accorder la présidence à un ancien joueur : Michel Preud'homme. Les Zambiens n'ont pas commis la même erreur. Le numéro 1 de leur fédération n'est autre que Bwalaya Kalusha (48 ans), magnifique attaquant qu'on vit à l'oeuvre au CS Bruges (1985-88), au PSV Eindhoven (1988-94), au Mexique, etc.

Le meilleur joueur zambien de tous les temps a été international, sélectionneur, vice-président et désormais président de la fédération de football de son pays.

Fin connaisseur du football africain, le coach belge René Taelman constate : "J'ai entraîné Kalusha au Cercle de Bruges. Cet artiste emmagasinait du vécu et il était évident qu'il mettrait un jour tout cela au service de son pays. Plus tard, grâce à lui, je me suis rendu en Zambie pour recruter deux joueurs de son pays. Ces jeunes footballeurs m'ont rejoint à l'Olympique de Casablanca et ont trouvé la mort dans la tragédie aérienne de 1993 qui a fauché toute l'équipe nationale."

"Le succès de la Zambie en finale de la CAN 2012, c'est aussi celui de l'Afrique anglophone face aux grands pays francophones", poursuit Taelman. "En Zambie, tous les clubs de D1 de ce pays doivent respecter un cahier des charges : des terrains parfaitement gazonnés et bien entretenus, de l'eau chaude pour la douche, etc. C'est aussi pour cela que les footballeurs zambiens sont surtout très techniques."

Et René Taelman de conclure : "Le joueur zambien s'exporte mais de façon moins systématique que ceux d'autres pays africains. Le championnat est valable et la simplicité passe avant la starification qui sévit plus en Afrique francophones où les vedettes roulent des mécaniques, croient à tort pouvoir forger un esprit d'équipe en quelques jours, etc. Et il y a surtout Kalusha : le football zambien appartient aux footballeurs. Ce n'est pas le cas en Belgique."

Pierre Bilic, Sport/Foot Magazine

Il y a quelques années, les "huiles" de l'Union Belge ont refusé d'accorder la présidence à un ancien joueur : Michel Preud'homme. Les Zambiens n'ont pas commis la même erreur. Le numéro 1 de leur fédération n'est autre que Bwalaya Kalusha (48 ans), magnifique attaquant qu'on vit à l'oeuvre au CS Bruges (1985-88), au PSV Eindhoven (1988-94), au Mexique, etc. Le meilleur joueur zambien de tous les temps a été international, sélectionneur, vice-président et désormais président de la fédération de football de son pays. Fin connaisseur du football africain, le coach belge René Taelman constate : "J'ai entraîné Kalusha au Cercle de Bruges. Cet artiste emmagasinait du vécu et il était évident qu'il mettrait un jour tout cela au service de son pays. Plus tard, grâce à lui, je me suis rendu en Zambie pour recruter deux joueurs de son pays. Ces jeunes footballeurs m'ont rejoint à l'Olympique de Casablanca et ont trouvé la mort dans la tragédie aérienne de 1993 qui a fauché toute l'équipe nationale." "Le succès de la Zambie en finale de la CAN 2012, c'est aussi celui de l'Afrique anglophone face aux grands pays francophones", poursuit Taelman. "En Zambie, tous les clubs de D1 de ce pays doivent respecter un cahier des charges : des terrains parfaitement gazonnés et bien entretenus, de l'eau chaude pour la douche, etc. C'est aussi pour cela que les footballeurs zambiens sont surtout très techniques." Et René Taelman de conclure : "Le joueur zambien s'exporte mais de façon moins systématique que ceux d'autres pays africains. Le championnat est valable et la simplicité passe avant la starification qui sévit plus en Afrique francophones où les vedettes roulent des mécaniques, croient à tort pouvoir forger un esprit d'équipe en quelques jours, etc. Et il y a surtout Kalusha : le football zambien appartient aux footballeurs. Ce n'est pas le cas en Belgique." Pierre Bilic, Sport/Foot Magazine