Les semaines se suivent et se ressemblent pour l'Excel. On peut même aller plus loin: chaque année, c'est la même chose... Comme chaque saison (ou presque), les Mouscronnois se trouvent englués dans la course pour le maintien. Un problème récurrent, mais pas si étonnant. Les différents rachats survenus ces dernières années plongent le club dans une instabilité permanente. De Lille, en passant par Pini Zahavi (ou des membres de sa famille) à Pairoj Piempongsant, personne ne savait qui dirigeait vraiment le club. Mais cette fois-ci, tout le monde pensait que les choses seraient différentes. En début de saison, le club hennuyer est racheté par une société de Gérard Lopez, président du LOSC à l'époque. Arrivé en grandes pompes début juillet, le Luxembourgeo...

Les semaines se suivent et se ressemblent pour l'Excel. On peut même aller plus loin: chaque année, c'est la même chose... Comme chaque saison (ou presque), les Mouscronnois se trouvent englués dans la course pour le maintien. Un problème récurrent, mais pas si étonnant. Les différents rachats survenus ces dernières années plongent le club dans une instabilité permanente. De Lille, en passant par Pini Zahavi (ou des membres de sa famille) à Pairoj Piempongsant, personne ne savait qui dirigeait vraiment le club. Mais cette fois-ci, tout le monde pensait que les choses seraient différentes. En début de saison, le club hennuyer est racheté par une société de Gérard Lopez, président du LOSC à l'époque. Arrivé en grandes pompes début juillet, le Luxembourgeois promettait, lors de son intronisation, des joueurs "que Mouscron n'aurait jamais pu s'offrir". Avec des Faraj, Onana, Koffi, Tabekou ou encore Xadas, on est loin du compte... Depuis son départ forcé du LOSC (pour un non-remboursement d'une dette lors du rachat du club lillois quelques années plus tôt), Gérard Lopez a réaffirmé sa volonté de rester à la tête du club hurlu. Jusqu'en fin de saison, du moins. Mais à Mouscron, l'incertitude plane toujours. Quel est l'intérêt pour lui de garder un club qui ne sera plus le "satellite" de son entité nordiste? Il n'est jamais au stade et ne donne pas l'impression de vouloir à tout prix sauver son club. Le mercato hivernal en atteste: deux arrivées, deux joueurs gratuits (Lepoint et Harbaoui). Mouscron est toujours en D1A, mais à quel prix et pour combien de temps encore? Cette saison, le maintien semble plus éloigné que jamais. C'est d'ailleurs un petit miracle si, chaque année, les Hurlus s'en sortent si bien. Le résultat de ce week-end en terre anversoise est très mauvais sur le plan mathématique. Mais il l'est encore plus du point de vue du moral. C'est déjà la troisième fois cette saison que les hommes de Jorge Simão (qui était suspendu et a préféré regarder le match depuis son hôtel) mènent jusqu'à la 93e minute et se font rattraper (avec les rencontres contre Anderlecht et Waasland-Beveren). Avec six unités de plus, le maintien serait quasiment acquis et on ne parlerait pas d'une perte de confiance envers le coach portugais. Dès son arrivée, qui était un choix de Diego Lopez, le directeur sportif du club hennuyer, Simão a fait l'unanimité. De la grinta, un jeu bien plus offensif et agréable que sous Fernando Da Cruz et son bilan catastrophique (trois sur 27), l'Excel paraissait sur la bonne voie, celle d'un maintien peut-être plus facile à obtenir que prévu. Mais ces dernières semaines ont réinstauré beaucoup de doutes dans la cité des Hurlus. Les défaites contre Courtrai, Gand et le Cercle Bruges n'ont pas rassuré. Au contraire! Le calendrier n'incite pas vraiment à l'optimisme. Mouscron ne jouera plus de rencontres face à des concurrents directs et ne devra se "taper" quasiment que des équipes encore en lice pour accrocher les PO1: le Standard, Ostende, Charleroi, l'Antwerp et le Club Bruges. Les Mouscronnois ont déjà réalisé des exploits, avec une victoire à domicile contre Genk, notamment. Mais la tâche s'annonce quand même particulièrement ardue. Surtout quand on vient de signer un 1 sur 12 et que l'on doit directement enchaîner la semaine suivante face à un Standard qui devra absolument l'emporter s'il veut encore espérer figurer dans le top 4. Les Hurlus sont capables de faire des résultats face à des gros, ils l'ont prouvé. C'est à eux maintenant de démontrer qu'ils ont également leur place au sein de l'élite. Sous peine de voir leur club descendre en D1B avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir, tant au niveau sportif qu'extra-sportif... Arthur Gosset