1.600 personnes peuvent entrer au total, sur les 8.000 environ que le stade peut accueillir. Les places sont réservées aux abonnés, et le nombre d'abonnements en vente a été bloqué à ce nombre. Si la jauge est augmentée, les abonnements

seront remis en vente, précise le club.

Petit à petit, les supporters commencent à remplir la tribune Sud, habituellement réservée aux visiteurs. "Une rangée sur deux, et deux places entre chaque bulle", indiquent les stewards. Au préalable, les supporters ont dû enregistrer leurs bulles de maximum cinq personnes.

"Bruxelles, ma ville, je t'aime..." Le fameux chant résonne à travers le stade, lorsque les joueurs montent sur le terrain; pour la quatrième journée de Division 1B, l'Union Saint-Gilloise affronte Seraing. Sous les masques et avec les distances, le chant sort un peu creux, mais c'est tout comme.

"C'est pas pareil, mais en attendant, c'est déjà ça." "On est séparé des autres supporters, c'est un peu moins drôle." "Il y a des restrictions, mais je suis contente de revenir enfin", témoignent des unionistes.

Habituellement, la proximité entre supporters, réunis en l'occurrence dans la tribune Est, le kop bruxellois, fait un effet de groupe et d'entraînement, et les chants sont entonnés à l'unisson, au rythme du tambour et du capotifosi. Ce qu'on appelle communément "l'ambiance". En temps de Covid, quelques sièges uniquement sont installés dans la tribune Est, et les tambours sont interdits. Néanmoins, les supporters clairsemés ne se laissent pas décourager, et chantent. Des chants avec un peu plus d'interruptions, un peu moins forts, mais la fameuse ambiance et le folklore unioniste sont bien présents.

La zwanze, l'humour particulier des Bruxellois, l'est aussi. Entre chamailleries envers l'arbitre, et des "chef un petit verre on a soif" envers les stewards ambulants à sac à dos qui distribuent des bières, (la buvette ne vendant que des softs, pour éviter les attroupements) jugés trop lents et pas assez nombreux , la tribune rigole.

L'Union marque trois buts et le stade au pied de la Butte s'enflamme à chaque goal. Victoire 3-2, et l'équipe fait son traditionnel tour d'honneur du stade, et vient chanter avec les supporters. "Bruxelles, ma ville, je t'aime, je porte ton emblème, tes couleurs, dans mon coeur, et quand vient le week-end, au parc Duden, je chante pour mon club. Allez l'Union."

"Contre le foot moderne"

Si les supporters retrouvent le stade, les Union Bhoys, collectif de supporters, émettent)des réserves. "Nous nous devons de constater que le dispositif mis en place ne nous permettra pas de vivre notre passion, de supporter nos couleurs, comme nous le faisons habituellement: ces mesures sont incompatibles avec notre mode de supportérisme", annoncent-ils dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Ils ne hissent donc pas de banderole, mais sont présents à titre individuel, et remercient le club de les avoir entendus et d'avoir ouvert la tribune Est.

Depuis le début de la pandémie, les supporters ont été interdits dans les stades, et ne font leur retour qu'aujourd'hui. Les mesures de distanciation sont souvent perçues par eux comme une raison d'écarter les supporters du stade. Avant de réintroduire les supporters, de nombreux clubs à travers l'Europe, ont d'abord limité l'accès aux partenaires corporate et aux détenteurs de loges VIP. À Hannovre en Allemagne par exemple, les supporters mécontents ont déroulé un tapis rouge aux 500 personnes ainsi invitées, et affiché une bannière disant "L'argent est le langage du coeur", samedi 19 septembre.

En attendant, au stade Mariën, de nombreux supporters s'estiment heureux de pouvoir enfin retrouver l'antre unioniste, et font avec la solution temporaire en espérant un retour total dès que la situation le permet.

1.600 personnes peuvent entrer au total, sur les 8.000 environ que le stade peut accueillir. Les places sont réservées aux abonnés, et le nombre d'abonnements en vente a été bloqué à ce nombre. Si la jauge est augmentée, les abonnements seront remis en vente, précise le club.Petit à petit, les supporters commencent à remplir la tribune Sud, habituellement réservée aux visiteurs. "Une rangée sur deux, et deux places entre chaque bulle", indiquent les stewards. Au préalable, les supporters ont dû enregistrer leurs bulles de maximum cinq personnes."Bruxelles, ma ville, je t'aime..." Le fameux chant résonne à travers le stade, lorsque les joueurs montent sur le terrain; pour la quatrième journée de Division 1B, l'Union Saint-Gilloise affronte Seraing. Sous les masques et avec les distances, le chant sort un peu creux, mais c'est tout comme."C'est pas pareil, mais en attendant, c'est déjà ça." "On est séparé des autres supporters, c'est un peu moins drôle." "Il y a des restrictions, mais je suis contente de revenir enfin", témoignent des unionistes.Habituellement, la proximité entre supporters, réunis en l'occurrence dans la tribune Est, le kop bruxellois, fait un effet de groupe et d'entraînement, et les chants sont entonnés à l'unisson, au rythme du tambour et du capotifosi. Ce qu'on appelle communément "l'ambiance". En temps de Covid, quelques sièges uniquement sont installés dans la tribune Est, et les tambours sont interdits. Néanmoins, les supporters clairsemés ne se laissent pas décourager, et chantent. Des chants avec un peu plus d'interruptions, un peu moins forts, mais la fameuse ambiance et le folklore unioniste sont bien présents.La zwanze, l'humour particulier des Bruxellois, l'est aussi. Entre chamailleries envers l'arbitre, et des "chef un petit verre on a soif" envers les stewards ambulants à sac à dos qui distribuent des bières, (la buvette ne vendant que des softs, pour éviter les attroupements) jugés trop lents et pas assez nombreux , la tribune rigole.L'Union marque trois buts et le stade au pied de la Butte s'enflamme à chaque goal. Victoire 3-2, et l'équipe fait son traditionnel tour d'honneur du stade, et vient chanter avec les supporters. "Bruxelles, ma ville, je t'aime, je porte ton emblème, tes couleurs, dans mon coeur, et quand vient le week-end, au parc Duden, je chante pour mon club. Allez l'Union."Si les supporters retrouvent le stade, les Union Bhoys, collectif de supporters, émettent)des réserves. "Nous nous devons de constater que le dispositif mis en place ne nous permettra pas de vivre notre passion, de supporter nos couleurs, comme nous le faisons habituellement: ces mesures sont incompatibles avec notre mode de supportérisme", annoncent-ils dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. Ils ne hissent donc pas de banderole, mais sont présents à titre individuel, et remercient le club de les avoir entendus et d'avoir ouvert la tribune Est.Depuis le début de la pandémie, les supporters ont été interdits dans les stades, et ne font leur retour qu'aujourd'hui. Les mesures de distanciation sont souvent perçues par eux comme une raison d'écarter les supporters du stade. Avant de réintroduire les supporters, de nombreux clubs à travers l'Europe, ont d'abord limité l'accès aux partenaires corporate et aux détenteurs de loges VIP. À Hannovre en Allemagne par exemple, les supporters mécontents ont déroulé un tapis rouge aux 500 personnes ainsi invitées, et affiché une bannière disant "L'argent est le langage du coeur", samedi 19 septembre.En attendant, au stade Mariën, de nombreux supporters s'estiment heureux de pouvoir enfin retrouver l'antre unioniste, et font avec la solution temporaire en espérant un retour total dès que la situation le permet.