Un Rocher qui tombe à pic ? Dans les parages du stade Jan Breydel, on serait sans doute tenté de répondre qu'il est arrivé sur la table avec quelques mois de retard. Épuisant mentalement, avec une avance délicate à gérer face à un Genk survolté, le sprint final de la saison écoulée accentue les doutes dans le vestiaire brugeois.

Les cadres des Blauw en Zwart sont de ceux à qui on ne la fait pas. S'ils ne s'inquiètent que modérément d'un Racing souvent dépouillé après une bonne saison, le retour progressif d'Anderlecht menace à terme leur domination nationale, et ils sont plusieurs à s'épancher sur leurs doutes auprès de leurs dirigeants. Les têtes pensantes du Club promettent un mercato estival XXL pour renouveler le groupe. Il se dit alors que le turnover pourrait même impliquer le banc de touche.

Trop souvent sauvé par ses individualités en fin de saison, Philippe Clement est-il l'homme de la situation pour un troisième titre de rang et une nouvelle étapevers la reconnaissance européenne ? La question se pose, et la réponse est alors loin d'être aussi évidente qu'il n'y parait. Dans le vestiaire bleu et noir, ils sont alors plusieurs à penser que le costume de T1 se posera sur de nouvelles épaules d'ici à la reprise.

CLEMENT FAIT SA PUB

Les envies d'ailleurs semblent aussi atteindre le cerveau du coach aux trois couronnes consécutives. Le 27 avril dernier, alors que le championnat fait relâche en attendant le coup d'envoi des play-offs, l'ancien Diable rouge se lance ainsi sur les réseaux sociaux. Vidéos au rythme moderne, logo flambant neuf : tout y passe dans ce qui ressemble à une soigneuse campagne d'auto-promotion.

Derrière cette nouvelle vitrine médiatique, il y a SportPlus Media, une agence de communication lancée en janvier 2021 et gérant également l'image de marque de joueurs comme Simon Mignolet, Hans Vanaken, Arthur Theate ou Maarten Vandevoordt. Les deux fondateurs s'appellent Thomas Burssens et surtout Nico Vaesen. L'ancien gardien est aussi agent, membre depuis 2019 de SportPlus BV, l'agence de management dirigée par Evert Maesschalck. L'agent de Philippe Clement. Une collusion qui ressemble à s'y méprendre à une mise en vitrine.

Ni les trois titres de champion de Belgique de rang, ni les remarquables sorties européennes contre le Real Madrid ou le PSG ne suffisent à séduire le marché étranger, pourtant embarqué dans un jeu de chaises musicales gigantesque pour les entraîneurs. Les seules réelles opportunités concernant Schalke 04 ou Sheffield United, ambitieux mais en D2. Rien de suffisant pour convaincre Clement de quitter Bruges, où il paraphe début juin un nouveau contrat à durée indéterminée. "En lui offrant un CDI, nous donnons aux deux parties la possibilité d'évaluer la situation à n'importe quel moment sans être liés à un contrat dans le temps", explique alors un Vincent Mannaert dont les mots prennent aujourd'hui une allure prophétique.

LA MAIN DE MANNAERT

Le manager général du Club ne faisait, selon les bruits de couloir de Westkapelle, plus partie des ardents défenseurs de son entraîneur ces derniers mois. Les divergences de vue entre les deux hommes s'étaient multipliées, principalement autour de certains joueurs. Emmanuel Dennis, tenu en haute estime par Mannaert et qui épate aujourd'hui la Premier League, n'était par exemple pas dans les petits papiers de Clement. Il se dit que ces derniers temps, les deux hommes s'évitaient soigneusement dans les couloirs du centre d'entraînement, encore plus depuis la défaite cinglante face à Leipzig qui avait douché les rêves européens de l'ambitieux club de la Venise du Nord.

Promis pour l'été, le renouveau du Club sur le terrain n'a pas eu lieu, puisque seul Jack Hendry s'est véritablement imposé comme titulaire parmi les nouvelles têtes brugeoises.

L'exigeant Mannaert avait déjà connu une fin de relation similaire avec Ivan Leko. Les rapports avec le Croate étaient difficiles lors du sprint final de sa dernière saison, et on tentait tant bien que mal d'éviter en interne que l'information se propage jusque dans les médias pour ne pas perturber la lutte pour le titre avec le Genk de Clement.

Deux ans et demi plus tard, dans la foulée d'un mercato estival chiffré à quarante millions d'euros sans pour autant bouleverser le onze (seul Jack Hendry est devenu un véritable titulaire), le besoin de renouveau s'est fait plus pressant que jamais. Pourtant, l'engagement du Club envers ses cadres était bel et bien de rafraîchir son équipe pour lancer une nouvelle dynamique. Elle se fera finalement avec l'arrivée d'un nouvel entraîneur, assortie des débuts très attendus du prometteur Tajon Buchanan et d'une enveloppe qu'on dit généreuse. Histoire d'encore renforcer le groupe d'ici au bout du mois de janvier pour conquérir un troisième titre de rang ?

Un Rocher qui tombe à pic ? Dans les parages du stade Jan Breydel, on serait sans doute tenté de répondre qu'il est arrivé sur la table avec quelques mois de retard. Épuisant mentalement, avec une avance délicate à gérer face à un Genk survolté, le sprint final de la saison écoulée accentue les doutes dans le vestiaire brugeois. Les cadres des Blauw en Zwart sont de ceux à qui on ne la fait pas. S'ils ne s'inquiètent que modérément d'un Racing souvent dépouillé après une bonne saison, le retour progressif d'Anderlecht menace à terme leur domination nationale, et ils sont plusieurs à s'épancher sur leurs doutes auprès de leurs dirigeants. Les têtes pensantes du Club promettent un mercato estival XXL pour renouveler le groupe. Il se dit alors que le turnover pourrait même impliquer le banc de touche. Trop souvent sauvé par ses individualités en fin de saison, Philippe Clement est-il l'homme de la situation pour un troisième titre de rang et une nouvelle étapevers la reconnaissance européenne ? La question se pose, et la réponse est alors loin d'être aussi évidente qu'il n'y parait. Dans le vestiaire bleu et noir, ils sont alors plusieurs à penser que le costume de T1 se posera sur de nouvelles épaules d'ici à la reprise.Les envies d'ailleurs semblent aussi atteindre le cerveau du coach aux trois couronnes consécutives. Le 27 avril dernier, alors que le championnat fait relâche en attendant le coup d'envoi des play-offs, l'ancien Diable rouge se lance ainsi sur les réseaux sociaux. Vidéos au rythme moderne, logo flambant neuf : tout y passe dans ce qui ressemble à une soigneuse campagne d'auto-promotion.Derrière cette nouvelle vitrine médiatique, il y a SportPlus Media, une agence de communication lancée en janvier 2021 et gérant également l'image de marque de joueurs comme Simon Mignolet, Hans Vanaken, Arthur Theate ou Maarten Vandevoordt. Les deux fondateurs s'appellent Thomas Burssens et surtout Nico Vaesen. L'ancien gardien est aussi agent, membre depuis 2019 de SportPlus BV, l'agence de management dirigée par Evert Maesschalck. L'agent de Philippe Clement. Une collusion qui ressemble à s'y méprendre à une mise en vitrine.Ni les trois titres de champion de Belgique de rang, ni les remarquables sorties européennes contre le Real Madrid ou le PSG ne suffisent à séduire le marché étranger, pourtant embarqué dans un jeu de chaises musicales gigantesque pour les entraîneurs. Les seules réelles opportunités concernant Schalke 04 ou Sheffield United, ambitieux mais en D2. Rien de suffisant pour convaincre Clement de quitter Bruges, où il paraphe début juin un nouveau contrat à durée indéterminée. "En lui offrant un CDI, nous donnons aux deux parties la possibilité d'évaluer la situation à n'importe quel moment sans être liés à un contrat dans le temps", explique alors un Vincent Mannaert dont les mots prennent aujourd'hui une allure prophétique.Le manager général du Club ne faisait, selon les bruits de couloir de Westkapelle, plus partie des ardents défenseurs de son entraîneur ces derniers mois. Les divergences de vue entre les deux hommes s'étaient multipliées, principalement autour de certains joueurs. Emmanuel Dennis, tenu en haute estime par Mannaert et qui épate aujourd'hui la Premier League, n'était par exemple pas dans les petits papiers de Clement. Il se dit que ces derniers temps, les deux hommes s'évitaient soigneusement dans les couloirs du centre d'entraînement, encore plus depuis la défaite cinglante face à Leipzig qui avait douché les rêves européens de l'ambitieux club de la Venise du Nord.L'exigeant Mannaert avait déjà connu une fin de relation similaire avec Ivan Leko. Les rapports avec le Croate étaient difficiles lors du sprint final de sa dernière saison, et on tentait tant bien que mal d'éviter en interne que l'information se propage jusque dans les médias pour ne pas perturber la lutte pour le titre avec le Genk de Clement. Deux ans et demi plus tard, dans la foulée d'un mercato estival chiffré à quarante millions d'euros sans pour autant bouleverser le onze (seul Jack Hendry est devenu un véritable titulaire), le besoin de renouveau s'est fait plus pressant que jamais. Pourtant, l'engagement du Club envers ses cadres était bel et bien de rafraîchir son équipe pour lancer une nouvelle dynamique. Elle se fera finalement avec l'arrivée d'un nouvel entraîneur, assortie des débuts très attendus du prometteur Tajon Buchanan et d'une enveloppe qu'on dit généreuse. Histoire d'encore renforcer le groupe d'ici au bout du mois de janvier pour conquérir un troisième titre de rang ?