Le leader du championnat belge a été mené 4-0 hier par des Limbourgeois sans pitié, avant d'inscrire 2 goals en toute fin de rencontre. Il n'en reste pas moins que le score (4-2) est lourd et témoigne d'une perte de confiance des protégés de Michel Preud'homme, 4 jours après un revers au Parc Astrid.

Deux défaites en moins d'une semaine qui viennent ternir une année 2016 placée, jusque-là, sous le signe du succès pour les Blauw en Zwart. De fait, outre une défaite face à... Genk le 28 février, les Brugeois ont réalisé un début d'année civile parfait en championnat. Avec quatre points d'avance sur ses poursuivants au terme de la phase classique, le FCB a été considéré comme le favori de Pro League. Un statut qui a été conforté par deux premières rencontres de play-offs convaincantes ponctuées de victoires face à Ostende (0-1) et la Gantoise (2-0).

Mais voilà, en football, tout peut aller très vite.

Dimanche, le Club s'est déplacé au Sporting d'Anderlecht. L'objectif ? Repousser les Bruxellois à 7 points. Nonante minutes plus tard, les Mauves se sont adjugé méritoirement la victoire (1-0) et reviennent à un point de leur adversaire du jour.

Quatre jours plus tard, les Brugeois doivent se déplacer à la Cristal Arena. Genk est, avec Anderlecht, l'équipe en forme du moment, mais personne n'est en passe d'imaginer le scénario du match. Dès la 15e minute de jeu, Ndidi décroche LA frappe de cette saison et nettoie la toile d'araignée du but de Butelle.

Puis Pozuelo, Meunier (contre son camp) et Uronen trompent le gardien brugeois à leur tour. En fin de match, Vormer et Meunier réduisent le score à 4-2. Plus qu'une simple défaite, il s'agit pour Preud'homme et ses hommes d'un début de série de défaites, au plus mauvais moment. En effet, le Club Brugeois pourrait perdre sa place de leader en cas de victoire ce jeudi des Anderlechtois face à la Gantoise.

Soumis à la loi des séries

Enchaîner deux défaites n'est pas chose courante pour le FCB. Ce n'est d'ailleurs arrivé qu'à une reprise cette saison, en décembre dernier avec des revers consécutifs face au Standard et Anderlecht. Anderlecht, la véritable bête noire du club flandrien. Pour preuve, les Brugeois sont détenteurs d'une série de matchs sans victoire à Bruxelles remontant au 22 décembre... 2004 !

S'agit-il dès lors d'un hasard si Bruges n'a pas inquiété Anderlecht dimanche passé ? Poser la question, c'est y répondre.

En ce qui concerne la défaite des Flandriens dans le Limbourg, elle n'est pas surprenante historiquement parlant puisque là encore, le FCB n'a pas gagné depuis février 2014 (deux ans).

Une véritable soumission des hommes de Preud'homme à une loi des séries. Or, la seule explication plausible à de telles statistiques ne peut résider que dans des soucis de mentalité à Bruges. D'autant que le niveau de jeu présenté tout aussi bien face au Standard en Coupe de Belgique, que face à Anderlecht ou Genk durant ces play-offs laissent à penser que les joueurs sont tétanisés par l'enjeu sportif, la pression, le stress.

... mais pas que

Evoquer un problème de mentalité au sein de l'effectif brugeois n'est pas suffisant pour expliquer les récentes prestations du club.

Sportivement, Anderlecht et Genk sont dans une très bonne forme et ont pu empêcher le FC Bruges de développer son jeu tout simplement. Mais quand bien même, les prestations que Bruges nous donnaient à voir il y a peu, les présentaient comme supérieurs à n'importe quelle équipe en Belgique.

Le problème peut résider en une dépendance de l'efficacité de Rafaelov et d'Engels tous deux blessés lors des deux dernières rencontres. En amont, la condition physique du noyau de Preud'homme est sujette à discussions. Là pourrait également se trouver la source des récents résultats. En effet, le FCB a joué pas moins de 51 rencontres cette saison. C'est six de plus qu'Anderlecht. Douze par rapport à Genk.

La Gantoise, elle, en a jouées 47. Et tout le monde aura pu remarquer leur actuelle baisse de régime par rapport au début d'année. Il était donc inévitable pour le FC Bruges que la fatigue se fasse ressentir à un moment donné.

Quentin Droussin

Le leader du championnat belge a été mené 4-0 hier par des Limbourgeois sans pitié, avant d'inscrire 2 goals en toute fin de rencontre. Il n'en reste pas moins que le score (4-2) est lourd et témoigne d'une perte de confiance des protégés de Michel Preud'homme, 4 jours après un revers au Parc Astrid. Deux défaites en moins d'une semaine qui viennent ternir une année 2016 placée, jusque-là, sous le signe du succès pour les Blauw en Zwart. De fait, outre une défaite face à... Genk le 28 février, les Brugeois ont réalisé un début d'année civile parfait en championnat. Avec quatre points d'avance sur ses poursuivants au terme de la phase classique, le FCB a été considéré comme le favori de Pro League. Un statut qui a été conforté par deux premières rencontres de play-offs convaincantes ponctuées de victoires face à Ostende (0-1) et la Gantoise (2-0). Mais voilà, en football, tout peut aller très vite. Dimanche, le Club s'est déplacé au Sporting d'Anderlecht. L'objectif ? Repousser les Bruxellois à 7 points. Nonante minutes plus tard, les Mauves se sont adjugé méritoirement la victoire (1-0) et reviennent à un point de leur adversaire du jour. Quatre jours plus tard, les Brugeois doivent se déplacer à la Cristal Arena. Genk est, avec Anderlecht, l'équipe en forme du moment, mais personne n'est en passe d'imaginer le scénario du match. Dès la 15e minute de jeu, Ndidi décroche LA frappe de cette saison et nettoie la toile d'araignée du but de Butelle. Puis Pozuelo, Meunier (contre son camp) et Uronen trompent le gardien brugeois à leur tour. En fin de match, Vormer et Meunier réduisent le score à 4-2. Plus qu'une simple défaite, il s'agit pour Preud'homme et ses hommes d'un début de série de défaites, au plus mauvais moment. En effet, le Club Brugeois pourrait perdre sa place de leader en cas de victoire ce jeudi des Anderlechtois face à la Gantoise. Soumis à la loi des sériesEnchaîner deux défaites n'est pas chose courante pour le FCB. Ce n'est d'ailleurs arrivé qu'à une reprise cette saison, en décembre dernier avec des revers consécutifs face au Standard et Anderlecht. Anderlecht, la véritable bête noire du club flandrien. Pour preuve, les Brugeois sont détenteurs d'une série de matchs sans victoire à Bruxelles remontant au 22 décembre... 2004 ! S'agit-il dès lors d'un hasard si Bruges n'a pas inquiété Anderlecht dimanche passé ? Poser la question, c'est y répondre. En ce qui concerne la défaite des Flandriens dans le Limbourg, elle n'est pas surprenante historiquement parlant puisque là encore, le FCB n'a pas gagné depuis février 2014 (deux ans). Une véritable soumission des hommes de Preud'homme à une loi des séries. Or, la seule explication plausible à de telles statistiques ne peut résider que dans des soucis de mentalité à Bruges. D'autant que le niveau de jeu présenté tout aussi bien face au Standard en Coupe de Belgique, que face à Anderlecht ou Genk durant ces play-offs laissent à penser que les joueurs sont tétanisés par l'enjeu sportif, la pression, le stress. ... mais pas queEvoquer un problème de mentalité au sein de l'effectif brugeois n'est pas suffisant pour expliquer les récentes prestations du club. Sportivement, Anderlecht et Genk sont dans une très bonne forme et ont pu empêcher le FC Bruges de développer son jeu tout simplement. Mais quand bien même, les prestations que Bruges nous donnaient à voir il y a peu, les présentaient comme supérieurs à n'importe quelle équipe en Belgique. Le problème peut résider en une dépendance de l'efficacité de Rafaelov et d'Engels tous deux blessés lors des deux dernières rencontres. En amont, la condition physique du noyau de Preud'homme est sujette à discussions. Là pourrait également se trouver la source des récents résultats. En effet, le FCB a joué pas moins de 51 rencontres cette saison. C'est six de plus qu'Anderlecht. Douze par rapport à Genk. La Gantoise, elle, en a jouées 47. Et tout le monde aura pu remarquer leur actuelle baisse de régime par rapport au début d'année. Il était donc inévitable pour le FC Bruges que la fatigue se fasse ressentir à un moment donné. Quentin Droussin