À 22 ans, Osaka est la plus jeune joueuse encore en lice. Mais l'ex-N.1 mondiale, qui n'avait plus dépassé les huitièmes en Grand Chelem depuis son titre à l'Open d'Australie en 2019, semble bien décidée à aller au bout. Mue peut-être par un surcroît d'énergie que lui confère son engagement dans le mouvement Black Lives Matter (elle se présente chaque jour avec un masque portant le nom d'une victime, comme George Floyd mardi), Osaka a éliminé sans traîner (6-3, 6-4 en 1h20) l'Américaine Shelby Rogers (WTA 93) qu'elle n'avait encore jamais battue en trois confrontations jusque-là. "Elle avait l'avantage parce qu'elle m'avait toujours battue. Donc j'avais un sentiment de revanche et je pense que mon attitude a été la bonne", s'est félicitée Osaka. Seule crainte, plus visible pour le moment que réelle, l'énorme bandage qui entoure sa cuisse gauche, souvenir d'une élongation qui l'a contrainte à déclarer forfait juste avant la finale de Cincinnati le 29 août. C'est "en espérant que rien ne se passe", a-t-elle reconnu. Sa prochaine adversaire Brady (41e) n'avait encore jamais dépassé les 8es de finale en Grand Chelem, atteints en Australie et à Flushing Meadows en 2017. Mais l'Américaine réussit à 25 ans un parcours probant. "Elle a une faculté à varier les coups que je lui envie", a d'ailleurs souligné Osaka. Brady a été expéditive face à la Kazakhe Yulia Putintseva (35e) battue 6-3, 6-2 en 69 minutes. "J'ai été plus agressive sur les premières balles, aussi en retour. C'était la clé parce que je ne suis pas meilleure qu'elle s'il faut courir", a-t-elle analysé. Les deux joueuses sont à une victoire partout dans leurs duels. Dans le tableau masculin, "Sacha" Zverev a connu un début de match catastrophique face à Borna Coric (ATP 32). Il s'est retrouvé mené 1-6 et 2-4 avant de prendre petit à petit le dessus pour s'imposer 1-6, 7-6 (7/5), 7-6 (7/1), 6-3 après 3h25 de jeu. "Il a fallu que je sois un peu plus agressif après mon entame, car ce que je faisais n'était pas du niveau d'un quart de finale de Grand Chelem", a commenté l'Allemand de 23 ans. Il a aussi fini plus fort physiquement, récoltant selon lui "les fruits d'un gros travail physique effectué ces derniers mois pendant le confinement". Il faut dire qu'en face, Coric avait laissé des forces au long de son parcours, avec notamment un match en cinq sets contre Stefanos Tsitsipas (WTA 6) au 3e tour, au cours duquel il avait été mené 2 sets à 1, 5-1 dans le 4e set et avait sauvé six balles de match avant de finalement s'imposer. Zverev rejoint pour la 2e fois le dernier carré d'un Majeur, après l'Open d'Australie en début d'année. À Melbourne, il avait buté sur Dominic Thiem. Cette fois, l'obstacle se nommera Pablo Carreno-Busta, le "tombeur" de Novak Djokovic. L'Espagnol a mis 4h08 avant de lever les bras au ciel face au Canadien Denis Shapovalov (ATP 17), qui avait éliminé David Goffin au tour précédent. Il lui a fallu cinq manches pour y parvenir : 3-6, 7-6 (7/5), 7-6 (7/4), 0-6, 6-3, en session nocturne. Infatigable contreur, il a fini par décourager son jeune adversaire, auteur de deux fois plus de coups gagnants mais qui a commis trop de fautes quand le jeu se resserrait, notamment dans les deux tie-breaks et lors du set décisif. "Je suis détruit, mais très, très heureux", a confié le Barcelonais, qui jouera une deuxième demie à New York trois ans après la première. (Belga)

À 22 ans, Osaka est la plus jeune joueuse encore en lice. Mais l'ex-N.1 mondiale, qui n'avait plus dépassé les huitièmes en Grand Chelem depuis son titre à l'Open d'Australie en 2019, semble bien décidée à aller au bout. Mue peut-être par un surcroît d'énergie que lui confère son engagement dans le mouvement Black Lives Matter (elle se présente chaque jour avec un masque portant le nom d'une victime, comme George Floyd mardi), Osaka a éliminé sans traîner (6-3, 6-4 en 1h20) l'Américaine Shelby Rogers (WTA 93) qu'elle n'avait encore jamais battue en trois confrontations jusque-là. "Elle avait l'avantage parce qu'elle m'avait toujours battue. Donc j'avais un sentiment de revanche et je pense que mon attitude a été la bonne", s'est félicitée Osaka. Seule crainte, plus visible pour le moment que réelle, l'énorme bandage qui entoure sa cuisse gauche, souvenir d'une élongation qui l'a contrainte à déclarer forfait juste avant la finale de Cincinnati le 29 août. C'est "en espérant que rien ne se passe", a-t-elle reconnu. Sa prochaine adversaire Brady (41e) n'avait encore jamais dépassé les 8es de finale en Grand Chelem, atteints en Australie et à Flushing Meadows en 2017. Mais l'Américaine réussit à 25 ans un parcours probant. "Elle a une faculté à varier les coups que je lui envie", a d'ailleurs souligné Osaka. Brady a été expéditive face à la Kazakhe Yulia Putintseva (35e) battue 6-3, 6-2 en 69 minutes. "J'ai été plus agressive sur les premières balles, aussi en retour. C'était la clé parce que je ne suis pas meilleure qu'elle s'il faut courir", a-t-elle analysé. Les deux joueuses sont à une victoire partout dans leurs duels. Dans le tableau masculin, "Sacha" Zverev a connu un début de match catastrophique face à Borna Coric (ATP 32). Il s'est retrouvé mené 1-6 et 2-4 avant de prendre petit à petit le dessus pour s'imposer 1-6, 7-6 (7/5), 7-6 (7/1), 6-3 après 3h25 de jeu. "Il a fallu que je sois un peu plus agressif après mon entame, car ce que je faisais n'était pas du niveau d'un quart de finale de Grand Chelem", a commenté l'Allemand de 23 ans. Il a aussi fini plus fort physiquement, récoltant selon lui "les fruits d'un gros travail physique effectué ces derniers mois pendant le confinement". Il faut dire qu'en face, Coric avait laissé des forces au long de son parcours, avec notamment un match en cinq sets contre Stefanos Tsitsipas (WTA 6) au 3e tour, au cours duquel il avait été mené 2 sets à 1, 5-1 dans le 4e set et avait sauvé six balles de match avant de finalement s'imposer. Zverev rejoint pour la 2e fois le dernier carré d'un Majeur, après l'Open d'Australie en début d'année. À Melbourne, il avait buté sur Dominic Thiem. Cette fois, l'obstacle se nommera Pablo Carreno-Busta, le "tombeur" de Novak Djokovic. L'Espagnol a mis 4h08 avant de lever les bras au ciel face au Canadien Denis Shapovalov (ATP 17), qui avait éliminé David Goffin au tour précédent. Il lui a fallu cinq manches pour y parvenir : 3-6, 7-6 (7/5), 7-6 (7/4), 0-6, 6-3, en session nocturne. Infatigable contreur, il a fini par décourager son jeune adversaire, auteur de deux fois plus de coups gagnants mais qui a commis trop de fautes quand le jeu se resserrait, notamment dans les deux tie-breaks et lors du set décisif. "Je suis détruit, mais très, très heureux", a confié le Barcelonais, qui jouera une deuxième demie à New York trois ans après la première. (Belga)