Dedryck Boyata, déjà âgé de 29 ans, est international A depuis une décennie. Ses débuts remontent à octobre 2010. Il a été lancé par Georges Leekens dans le match de triste mémoire contre l'Autriche (4-4). Sa carrière internationale a vraiment démarré l'automne 2017, puis au printemps avant le Mondial russe. Vincent Kompany étant de plus en plus fréquemment absent en équipe nationale, Roberto Martinez a tâtonné à la recherche d'une solution. Après divers tests, il s'est rabattu sur le Bruxellois.

"C'était un risque, à ce moment-là", se rappelle Martinez. Boyata possédait les atouts requis (taille, vitesse, force dans les duels, passing), mais il ne jouait pas régulièrement au Celtic. Il a rejoint l'Écosse en 2015, en provenance de Manchester City, qui l'avait loué à deux reprises, à Bolton et à Twente. Il ne s'était jamais imposé à City : de 2009 à 2015, il n'y avait disputé que treize matches de championnat, dont huit titularisations seulement.

Sa première saison à Glasgow a été superbe : 26 matches, dont 25 dans le onze de base, plus de 2.100 minutes de jeu. Il a confirmé les saisons suivantes, toujours excellent quand il était aligné mais très fragile : une blessure à la cuisse, une aux ischio-jambiers, des problèmes de genoux... Il a souvent raté une série de matches. Mais pendant la période précédant le Mondial russe, il était en forme et il a pris place en défense quand on a réalisé que Kompany ne serait pas rétabli à temps. Boyata a bien joué contre le Panama, la Tunisie et l'Angleterre, aidant la Belgique à se qualifier pour le deuxième tour. Durant la phase éliminatoire, c'est Vinnie, le natural born leader, qui a repris le poste.

Un des meilleurs défenseurs de Bundesliga

Dedryck Boyata, face au Borussia Dortmund de Thorgan Hazard, en Bundesliga., belga
Dedryck Boyata, face au Borussia Dortmund de Thorgan Hazard, en Bundesliga. © belga

L'été dernier, après une nouvelle année de blessures (de nouveau les ischio-jambiers et le genou) qui lui ont fait rater quelques matches de qualification pour l'EURO et les trois quarts des matches du Celtic, de novembre à juin, il a rejoint Berlin. Le Hertha. Martinez était curieux de voir comment le Bruxellois digérerait ce changement de compétition.

Brillamment, il faut le dire. Une blessure à la cuisse l'a privé du début du championnat, mais apparemment, l'Allemagne gère les problèmes musculaires plus intelligemment. Les statistiques révèlent que son problème a ressurgi peu avant le confinement, mais auparavant, il a été longtemps épargné par les blessures, de même qu'à la reprise. Depuis le 16 mai, Boyata n'a manqué que le duel contre Fribourg.

Le bilan de sa première saison en Bundesliga : 28 matches de championnat et un total de 2.436 minutes de jeu pour une formation qui a terminé dixième. C'est son record personnel. Il n'a approché ce temps de jeu qu'en 2015-2016 et en 2017-2018, chaque fois avant un tournoi, avec respectivement 2.194 et 2.376 minutes.

Sa relance est excellente : il a réussi plus de 90% de ses passes. De plus, il a marqué quatre buts et délivré un assist. Ceci dit, pour un défenseur, ce sont d'autres chiffres qui comptent et ils sont bons : sur les 34 tacles qu'il a faits, vingt ont permis à son équipe de retrouver la possession du ballon. Boyata a aussi conquis le ballon dans 50% des cas où on a essayé de le dribbler. Il a bloqué trois quarts des tirs de ses adversaires directs.

Conclusion pour Martinez : Boyata a bien digéré son passage de la Premiership écossaise à la Bundesliga. Il est un des meilleurs défenseurs aux yeux du sélectionneur. Tant que d'autres, comme Sebastiaan Bornauw ou Zinho Vanheusden, n'éclosent pas, ou que Jason Denayer ou Leander Dendoncker (plutôt postés à l'extérieur d'un trio défensif) ne se déplacent pas, Boyata est un des candidats à un poste en équipe nationale, pour l'EURO.

Dedryck Boyata, déjà âgé de 29 ans, est international A depuis une décennie. Ses débuts remontent à octobre 2010. Il a été lancé par Georges Leekens dans le match de triste mémoire contre l'Autriche (4-4). Sa carrière internationale a vraiment démarré l'automne 2017, puis au printemps avant le Mondial russe. Vincent Kompany étant de plus en plus fréquemment absent en équipe nationale, Roberto Martinez a tâtonné à la recherche d'une solution. Après divers tests, il s'est rabattu sur le Bruxellois."C'était un risque, à ce moment-là", se rappelle Martinez. Boyata possédait les atouts requis (taille, vitesse, force dans les duels, passing), mais il ne jouait pas régulièrement au Celtic. Il a rejoint l'Écosse en 2015, en provenance de Manchester City, qui l'avait loué à deux reprises, à Bolton et à Twente. Il ne s'était jamais imposé à City : de 2009 à 2015, il n'y avait disputé que treize matches de championnat, dont huit titularisations seulement. Sa première saison à Glasgow a été superbe : 26 matches, dont 25 dans le onze de base, plus de 2.100 minutes de jeu. Il a confirmé les saisons suivantes, toujours excellent quand il était aligné mais très fragile : une blessure à la cuisse, une aux ischio-jambiers, des problèmes de genoux... Il a souvent raté une série de matches. Mais pendant la période précédant le Mondial russe, il était en forme et il a pris place en défense quand on a réalisé que Kompany ne serait pas rétabli à temps. Boyata a bien joué contre le Panama, la Tunisie et l'Angleterre, aidant la Belgique à se qualifier pour le deuxième tour. Durant la phase éliminatoire, c'est Vinnie, le natural born leader, qui a repris le poste. Un des meilleurs défenseurs de BundesligaL'été dernier, après une nouvelle année de blessures (de nouveau les ischio-jambiers et le genou) qui lui ont fait rater quelques matches de qualification pour l'EURO et les trois quarts des matches du Celtic, de novembre à juin, il a rejoint Berlin. Le Hertha. Martinez était curieux de voir comment le Bruxellois digérerait ce changement de compétition.Brillamment, il faut le dire. Une blessure à la cuisse l'a privé du début du championnat, mais apparemment, l'Allemagne gère les problèmes musculaires plus intelligemment. Les statistiques révèlent que son problème a ressurgi peu avant le confinement, mais auparavant, il a été longtemps épargné par les blessures, de même qu'à la reprise. Depuis le 16 mai, Boyata n'a manqué que le duel contre Fribourg.Le bilan de sa première saison en Bundesliga : 28 matches de championnat et un total de 2.436 minutes de jeu pour une formation qui a terminé dixième. C'est son record personnel. Il n'a approché ce temps de jeu qu'en 2015-2016 et en 2017-2018, chaque fois avant un tournoi, avec respectivement 2.194 et 2.376 minutes. Sa relance est excellente : il a réussi plus de 90% de ses passes. De plus, il a marqué quatre buts et délivré un assist. Ceci dit, pour un défenseur, ce sont d'autres chiffres qui comptent et ils sont bons : sur les 34 tacles qu'il a faits, vingt ont permis à son équipe de retrouver la possession du ballon. Boyata a aussi conquis le ballon dans 50% des cas où on a essayé de le dribbler. Il a bloqué trois quarts des tirs de ses adversaires directs.Conclusion pour Martinez : Boyata a bien digéré son passage de la Premiership écossaise à la Bundesliga. Il est un des meilleurs défenseurs aux yeux du sélectionneur. Tant que d'autres, comme Sebastiaan Bornauw ou Zinho Vanheusden, n'éclosent pas, ou que Jason Denayer ou Leander Dendoncker (plutôt postés à l'extérieur d'un trio défensif) ne se déplacent pas, Boyata est un des candidats à un poste en équipe nationale, pour l'EURO.