Sinan Bolat à propos...

...du peu de joueurs d'origine turque qui percent en Belgique : "Pourquoi ? Bonne question... On trouve des jeunes d'origine turque dans les équipes d'âge d'Anderlecht, du Standard et de Genk mais vont-ils arriver en Première? Pour réussir, il faut une combinaison de talent, de chance et une bonne mentalité. Petit, j'avais toujours envie d'apprendre et je n'hésitais pas à m'infliger des séances supplémentaires. N'oubliez pas que votre environnement détermine aussi vos choix. Il ne faut pas être tenté de penser à d'autres choses que le football."

...du soutien familial : "C'est grâce à mes parents que j'ai réussi. À la maison, notre mère s'occupait de tout et notre père nous encourageait. Il a l'art de tout relativiser. Je ne l'ai jamais vu fâché après un match. Il me conduisait en souriant aux entraînements et lors de déplacements. Aucun bus ne venait me prendre à la maison. Nous devions nous déplacer par nos propres moyens. Un jour, j'ai dû disputer un match en Angleterre avec l'équipe nationale. Mon père nous a suivis en auto pour me voir jouer. Je ne l'oublierai jamais."

...de sa période à Porto : "Mes frères me téléphonaient après chaque entraînement, chaque match, simplement pour savoir comment ça allait. Ça m'a aidé car j'ai tendance à me replier sur moi-même. Je ne suis pas du genre à demander spontanément de l'aide. J'ai constaté à Porto qu'il n'était pas agréable de vivre seul à l'étranger. C'est encore pire quand on ne joue pas. Quand on revient de l'entraînement, on n'a qu'une envie: rester dans son fauteuil le reste de la journée. On commence alors à ruminer. Pourquoi est-ce que je ne joue pas? Est-ce que l'entraîneur croit encore en moi?"

Par Alain Eliasy

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