1. De nombreux observateurs redoutent que la longue saison écoulée ait un impact sur le niveau du jeu au premier tour de l'EURO. Partages-tu cette crainte?
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1. De nombreux observateurs redoutent que la longue saison écoulée ait un impact sur le niveau du jeu au premier tour de l'EURO. Partages-tu cette crainte? C'est toujours difficile. À voir le nombre de matches disputés en peu de temps, il est évident que les joueurs ont eu peu de répit. Espérons que suffisamment d'entre eux auront conservé ou retrouvé leur fraîcheur. Le premier tour est toujours particulier. On vient d'achever une compétition, on a eu un bref temps de récupération, mais on doit retrouver son rythme. L'essentiel est de ne pas gaspiller trop d'énergie. 2. Courtois et Lukaku vont-ils être les piliers qui devront aider l'équipe à surmonter les moments difficiles et la conduire à un trophée, dans la mesure où Witsel, Hazard et De Bruyne ne sont pas en pleine possession de leurs moyens? Je dis toujours qu'on peut aller loin avec un bon gardien de but et un attaquant percutant ( Sourire). Attention: les autres ne sont pas des bons à rien. La génération actuelle des Diables rouges est excellente. Toutefois, dans une phase ultérieure du tournoi, face aux ténors, on a besoin de joueurs-clés. Actuellement, tout le monde redoute Lukaku, qui est dans la forme de sa vie, mais encore faut-il veiller à ce qu'il ne doive pas porter tout le poids du match. J'espère surtout que Lieven Maesschalck parvienne à résoudre le problème de Hazard et l'aide à retrouver son niveau. Car un bon Eden reste extrêmement important. Par ailleurs, je suis ravi que Roberto Martínez ait sélectionné de jeunes loups, pour faire souffler un vent nouveau. Le noyau possède tant de qualités que nous devons prendre conscience de la possibilité ou de l'obligation de gagner quelque chose cette année ou l'année prochaine au Mondial. 3. On cite plus souvent la France, l'Angleterre et le Portugal comme candidats au titre. Quel est l'outsider le plus redoutable, à ton avis? L'Italie. C'est une équipe agréable à regarder et elle obtient des résultats. En plus, elle a une bonne mentalité, elle est empreinte de passion, de rage de vaincre et elle a du talent. L'Italie lutte toujours pour les prix. Mieux vaut la tenir à l'oeil. C'est une machine bien huilée, compacte, qui a un bon esprit d'équipe. C'est un adversaire difficile pour n'importe quelle autre équipe. 4. Depuis 2017, tu as conduit Westerlo à la septième, quatrième, première puis troisième places ex-æquo en D1B. Pourquoi n'étais-tu plus sur la même longueur d'ondes que les propriétaires turcs? Il ne s'agit que d'une divergence de vision, sans plus. Il valait donc mieux chercher un nouveau défi. Nous avons toujours bien collaboré. Nous avons loupé notre objectif, qui était de terminer parmi les deux premiers, la saison passée à cause des contaminations. Nous avons été la première équipe touchée et nous en avons énormément pâti. Je n'ai pas le sentiment que nous pouvons mieux faire. Je suis donc heureux de découvrir un autre championnat, d'autres équipes, d'autres personnes et de relever un autre défi. 5. Top Oss a terminé dixième en D2 néerlandaise. Quels sont les objectifs fixés par le directeur Peter Bijvelds? Top Oss a toujours été un club formateur et le reste. Dès qu'il reçoit une bonne offre pour ses meilleurs éléments, il les vend. Je dois aider les joueurs à progresser. Tout en nous classant le plus haut possible. Si nous terminons parmi les huit premiers, nous avons une chance de monter via les play-offs. Je ne demande que ça. Je suis curieux de voir comment je vais évoluer. Je suis impatient de tout découvrir. Visionner les joueurs, les analyser, les convaincre... J'aime ça. La préparation débute le 23 juin, mais je reste également consultant pour Play Sports et Vier.