L'audition de lundi matin ne devait durer que 90 minutes en raison de l'état de santé du Suisse, âgé de 85 ans et hospitalisé en décembre et janvier derniers pour subir une lourde opération cardiaque. Mais Blatter, accompagné de son avocat, n'est sorti du bureau du procureur fédéral que vers 11h30, bien plus tard que prévu. Visiblement souriant et décontracté, il a annoncé que son audition allait se poursuivre mardi. Pour aujourd'hui, "il n'y a pas beaucoup de nouvelles à annoncer", a-t-il déclaré aux journalistes. L'audition s'est déroulée "dans un bon esprit", a-t-il dit avant de s'engouffrer dans une voiture, en saluant de la main les médias présents à Zürich où se trouve aussi le siège de la Fifa. Son porte-parole Thomas Renggli a précisé à l'AFP que l'audition avait démarré à 8h45, en présence d'un avocat de la Fifa: "M. Blatter est content, cela s'est bien passé. Il espère que demain il pourra finir". Ce dossier, qui a mis l'ancien patron du football mondial et Platini au ban de leur sport, porte sur le paiement par la Fifa de deux millions de francs suisses (1,8 M EUR) au triple ballon d'or français début 2011, sans justification écrite, sur ordre de Blatter. Il s'agit de l'ultime étape avant la clôture de cette enquête ouverte en 2015 contre les deux hommes, poursuivis pour "gestion déloyale", "abus de confiance", "escroquerie" et "faux dans les titres". Platini avait été entendu une dernière fois mi-mars. Il attend désormais la décision du parquet, qui pourrait soit prononcer un non-lieu soit ouvrir la voie à un procès devant le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone. Blatter et Platini martèlent sans relâche qu'il s'agit d'un reliquat de paiement pour un travail de conseiller effectué par le Français en 1999-2002. Selon les deux hommes, l'accord entre eux remonte au printemps 1998: Sepp Blatter, entré à la Fifa en 1975 comme directeur du développement mais dépourvu de légitimité sportive, cherchait alors l'appui de l'ex-champion pour prendre la tête de l'instance. Mais la Fifa, dirigée depuis 2016 par Gianni Infantino, déplore de son côté l'absence de contrat écrit mentionnant à l'époque une telle rémunération, et en réclame le remboursement à Platini. (Belga)

L'audition de lundi matin ne devait durer que 90 minutes en raison de l'état de santé du Suisse, âgé de 85 ans et hospitalisé en décembre et janvier derniers pour subir une lourde opération cardiaque. Mais Blatter, accompagné de son avocat, n'est sorti du bureau du procureur fédéral que vers 11h30, bien plus tard que prévu. Visiblement souriant et décontracté, il a annoncé que son audition allait se poursuivre mardi. Pour aujourd'hui, "il n'y a pas beaucoup de nouvelles à annoncer", a-t-il déclaré aux journalistes. L'audition s'est déroulée "dans un bon esprit", a-t-il dit avant de s'engouffrer dans une voiture, en saluant de la main les médias présents à Zürich où se trouve aussi le siège de la Fifa. Son porte-parole Thomas Renggli a précisé à l'AFP que l'audition avait démarré à 8h45, en présence d'un avocat de la Fifa: "M. Blatter est content, cela s'est bien passé. Il espère que demain il pourra finir". Ce dossier, qui a mis l'ancien patron du football mondial et Platini au ban de leur sport, porte sur le paiement par la Fifa de deux millions de francs suisses (1,8 M EUR) au triple ballon d'or français début 2011, sans justification écrite, sur ordre de Blatter. Il s'agit de l'ultime étape avant la clôture de cette enquête ouverte en 2015 contre les deux hommes, poursuivis pour "gestion déloyale", "abus de confiance", "escroquerie" et "faux dans les titres". Platini avait été entendu une dernière fois mi-mars. Il attend désormais la décision du parquet, qui pourrait soit prononcer un non-lieu soit ouvrir la voie à un procès devant le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone. Blatter et Platini martèlent sans relâche qu'il s'agit d'un reliquat de paiement pour un travail de conseiller effectué par le Français en 1999-2002. Selon les deux hommes, l'accord entre eux remonte au printemps 1998: Sepp Blatter, entré à la Fifa en 1975 comme directeur du développement mais dépourvu de légitimité sportive, cherchait alors l'appui de l'ex-champion pour prendre la tête de l'instance. Mais la Fifa, dirigée depuis 2016 par Gianni Infantino, déplore de son côté l'absence de contrat écrit mentionnant à l'époque une telle rémunération, et en réclame le remboursement à Platini. (Belga)