À 41 ans, Besnik Hasi connaît bien la maison Mauve. Après avoir été joueur durant six saisons, il est installé dans le siège d'adjoint depuis 2008. Son histoire, c'est avant tout celle d'un homme qui grandit dans l'ombre, avant de devenir indispensable.

Déjà en tant que joueur, lorsqu'il passe de Genk à Anderlecht, nombreux sont ceux qui ne croient pas en lui. Besnik Hasi n'est pas un magicien du football. Mais au fil du temps, il se rend indispensable dans le milieu du jeu. " Il faut toujours me donner du temps. Je n'ai jamais été un joueur qui faisait la différence. Mais j'ai toujours été conscient de mes qualités et je n'ai jamais essayé de faire des choses dont j'étais incapable. Tu te souviens de Hannu Tihinen ? Lui aussi, il était comme ça. Ce n'était pas un joueur de classe mondiale, mais il était très intelligent, il se connaissait parfaitement et jouait à fond sur ses qualités. C'était un joueur au service de l'équipe, et c'est vrai que ces footballeurs-là ont du mal à se faire apprécier dans ce club", expliquait-il à Foot/Magazine il y a six mois.

En tant qu'entraîneur, Besnik Hasi suit le même parcours. Il arrive sur la pointe des pieds. Presque comme un "roadie", ces hommes de l'ombre dans les tournées musicales qui s'occupent du matériel et de tous les détails pour que les musiciens n'aient plus qu'à briller.

Sous Ariel Jacobs, Besnik Hasi apprend le métier, il observe, reste en retrait. L'ancien entraîneur du Sporting ne lui en demande d'ailleurs pas plus. "Avec Jacobs, j'étais l'élève. Et la relation n'était pas la même. Encore aujourd'hui, quand on s'appelle, je lui dis : -Trainer. John a plus ou moins mon âge et je l'appelle par son prénom. Après deux ans avec Ariel Jacobs, je lui ai conseillé de prendre de la distance et de me laisser donner les entraînements, ça lui aurait permis de mieux observer le groupe. Il a refusé parce qu'il avait encore trop le feu sacré. Recevoir des responsabilités avec lui, ça devait se mériter"

Comme il nous l'expliquait au début de l'année, c'est à l'arrivée de Jonh van den Brom que tout a changé pour lui. "Quand John est arrivé, la situation était différente. Le jour où il a signé, j'avais déjà conçu toute la préparation. Il avait besoin de moi parce que tout était nouveau pour lui ici."

De l'ombre, Hasi passe petit à petit à la lumière. Il devient le seul entraîneur adjoint à porter un costume sur le banc. "Ce n'était pas mon idée, pas non plus une demande de la direction, mais une initiative de John. Pour lui, ça montre que nous sommes sur la même longueur d'onde. En me demandant de m'habiller comme ça, John a voulu prouver que j'étais important."

Nouveau costume et nouvelles responsabilités pour Besnik Hasi. Régulièrement, l'adjoint se lève, encourage, et replace ses joueurs. "Que les choses soient très claires : John est le grand patron. Mais je coache l'équipe sur les phases arrêtées, et il y en a une centaine dans chaque match. Donc, je dois souvent me lever. John me fait entièrement confiance, et quand je vois quelque chose... Cela ne le dérange pas que j'intervienne. Il ne me considère pas comme un simple adjoint qui devrait passer son temps à noircir les pages d'un calepin."

Désormais seul sur scène

John van den Brom parti, Besnik Hasi va maintenant pouvoir goûter seul à l'adrénaline, mais aussi à la pression, de la scène. L'occasion de faire ses preuves d'imposer ses idées, et de les faire découvrir au grand public. "Ici, tout le monde sait que je ne suis pas un adjoint qui se cale dans son coin avec l'espoir de garder son boulot le plus longtemps possible. J'ai un avis et je le donne toujours. Je le faisais déjà quand j'étais joueur. Pas dans les journaux, mais en interne. Que mon idée soit bonne ou mauvaise, c'est mon idée !"

Des idées façonnées par douze années de maison Mauve, comme le prouvent ces propos de début de l'année, à propos de la succession de Lucas Biglia. "Il faut maintenant trouver un joueur qui a ses qualités. Au Standard, c'est différent, on a besoin de quelqu'un qui envoie des longs ballons vers les attaquants. Chez nous, c'est plus compliqué, ça doit jouer au foot, gauche, droite, devant. L'entrejeu doit rester une étape de la construction des actions."

Si les idées et la philosophie de jeu de Besnik Hasi ne sont pas encore connues du grand public, il peut compter sur le soutien des supporters, à l'image de Vincent Kompany.

Hasi, T1 du #RSCA ! Un homme de la maison, qui se dépense sans compter et qui connaît la philosophie mauve ! Un supporter satisfait! :-)

-- Vincent Kompany (@VincentKompany) 10 Mars 2014

De "roadie" à "premier rôle", Besnik Hasi aura pris son temps. Le voilà désormais seul sur scène. "The floor is yours", Besnik.

À 41 ans, Besnik Hasi connaît bien la maison Mauve. Après avoir été joueur durant six saisons, il est installé dans le siège d'adjoint depuis 2008. Son histoire, c'est avant tout celle d'un homme qui grandit dans l'ombre, avant de devenir indispensable. Déjà en tant que joueur, lorsqu'il passe de Genk à Anderlecht, nombreux sont ceux qui ne croient pas en lui. Besnik Hasi n'est pas un magicien du football. Mais au fil du temps, il se rend indispensable dans le milieu du jeu. " Il faut toujours me donner du temps. Je n'ai jamais été un joueur qui faisait la différence. Mais j'ai toujours été conscient de mes qualités et je n'ai jamais essayé de faire des choses dont j'étais incapable. Tu te souviens de Hannu Tihinen ? Lui aussi, il était comme ça. Ce n'était pas un joueur de classe mondiale, mais il était très intelligent, il se connaissait parfaitement et jouait à fond sur ses qualités. C'était un joueur au service de l'équipe, et c'est vrai que ces footballeurs-là ont du mal à se faire apprécier dans ce club", expliquait-il à Foot/Magazine il y a six mois. En tant qu'entraîneur, Besnik Hasi suit le même parcours. Il arrive sur la pointe des pieds. Presque comme un "roadie", ces hommes de l'ombre dans les tournées musicales qui s'occupent du matériel et de tous les détails pour que les musiciens n'aient plus qu'à briller. Sous Ariel Jacobs, Besnik Hasi apprend le métier, il observe, reste en retrait. L'ancien entraîneur du Sporting ne lui en demande d'ailleurs pas plus. "Avec Jacobs, j'étais l'élève. Et la relation n'était pas la même. Encore aujourd'hui, quand on s'appelle, je lui dis : -Trainer. John a plus ou moins mon âge et je l'appelle par son prénom. Après deux ans avec Ariel Jacobs, je lui ai conseillé de prendre de la distance et de me laisser donner les entraînements, ça lui aurait permis de mieux observer le groupe. Il a refusé parce qu'il avait encore trop le feu sacré. Recevoir des responsabilités avec lui, ça devait se mériter" Comme il nous l'expliquait au début de l'année, c'est à l'arrivée de Jonh van den Brom que tout a changé pour lui. "Quand John est arrivé, la situation était différente. Le jour où il a signé, j'avais déjà conçu toute la préparation. Il avait besoin de moi parce que tout était nouveau pour lui ici." De l'ombre, Hasi passe petit à petit à la lumière. Il devient le seul entraîneur adjoint à porter un costume sur le banc. "Ce n'était pas mon idée, pas non plus une demande de la direction, mais une initiative de John. Pour lui, ça montre que nous sommes sur la même longueur d'onde. En me demandant de m'habiller comme ça, John a voulu prouver que j'étais important." Nouveau costume et nouvelles responsabilités pour Besnik Hasi. Régulièrement, l'adjoint se lève, encourage, et replace ses joueurs. "Que les choses soient très claires : John est le grand patron. Mais je coache l'équipe sur les phases arrêtées, et il y en a une centaine dans chaque match. Donc, je dois souvent me lever. John me fait entièrement confiance, et quand je vois quelque chose... Cela ne le dérange pas que j'intervienne. Il ne me considère pas comme un simple adjoint qui devrait passer son temps à noircir les pages d'un calepin." Désormais seul sur scène John van den Brom parti, Besnik Hasi va maintenant pouvoir goûter seul à l'adrénaline, mais aussi à la pression, de la scène. L'occasion de faire ses preuves d'imposer ses idées, et de les faire découvrir au grand public. "Ici, tout le monde sait que je ne suis pas un adjoint qui se cale dans son coin avec l'espoir de garder son boulot le plus longtemps possible. J'ai un avis et je le donne toujours. Je le faisais déjà quand j'étais joueur. Pas dans les journaux, mais en interne. Que mon idée soit bonne ou mauvaise, c'est mon idée !" Des idées façonnées par douze années de maison Mauve, comme le prouvent ces propos de début de l'année, à propos de la succession de Lucas Biglia. "Il faut maintenant trouver un joueur qui a ses qualités. Au Standard, c'est différent, on a besoin de quelqu'un qui envoie des longs ballons vers les attaquants. Chez nous, c'est plus compliqué, ça doit jouer au foot, gauche, droite, devant. L'entrejeu doit rester une étape de la construction des actions." Si les idées et la philosophie de jeu de Besnik Hasi ne sont pas encore connues du grand public, il peut compter sur le soutien des supporters, à l'image de Vincent Kompany. Hasi, T1 du #RSCA ! Un homme de la maison, qui se dépense sans compter et qui connaît la philosophie mauve ! Un supporter satisfait! :-) -- Vincent Kompany (@VincentKompany) 10 Mars 2014 De "roadie" à "premier rôle", Besnik Hasi aura pris son temps. Le voilà désormais seul sur scène. "The floor is yours", Besnik.