Tu as perdu ta place tout en fin de championnat, tu l'as mal vécu...

J'étais peut-être un peu fatigué, je n'avais plus le même niveau que quelques semaines plus tôt. Mais je ne suis pas obligé d'être d'accord avec le coach quand il me met sur le banc pour le match du titre, à Anderlecht. Le match le plus important de l'histoire de Zulte Waregem. Un peu plus d'expérience dans l'équipe n'aurait pas pu faire de tort. Je suis monté en deuxième mi-temps et j'ai quand même apporté quelque chose, tout le monde a dit que ça tournait mieux. Je ne dis pas qu'on aurait gagné le championnat si j'avais commencé ce match-là, mais bon...

La fin de ton aventure à Zulte Waregem, c'est aussi l'histoire de ton conflit ouvert avec Mbaye Leye. Le sage, le philosophe du noyau. On a l'impression qu'il faut le faire exprès pour se disputer avec lui !

Pose-lui la question. C'est toi qui dis que Leye est un philosophe. Si c'est le cas, il trouvera peut-être les mots pour expliquer la situation. Moi, je dis qu'il faut se méfier de l'eau qui dort. Interroge d'autres joueurs qui ont été ses coéquipiers dans plusieurs clubs. Mais je n'ai pas envie de parler de lui !

Le jour où il te gifle en plein match, il y a un problème latent, votre relation est détestable depuis pas mal de temps déjà !

On avait un problème, oui. Pourquoi ? Je n'en sais absolument rien. On va encore dire que Berrier joue à la victime, mais je n'ai jamais su d'où venait le souci. On était revenus ensemble du Standard, on s'entendait bien. Puis, du jour au lendemain, je l'ai senti tendu contre moi, contre tout le vestiaire en fait. Au moment de cet incident, on ne s'adressait plus la parole depuis plusieurs mois.

Tu l'avais provoqué en tapant dans le ballon qu'il venait de déposer sur le point de penalty !

Première chose : il était prévu qu'on tire alternativement les penalties. Un pour lui, un pour moi. Ce jour-là, c'était normalement pour moi. J'ai pris le ballon, il me l'a repris, m'a dit que je n'en tirerais plus jamais et m'a lancé des insultes inimaginables. Je n'oserais pas répéter. Ça m'a vraiment perturbé, je ne savais pas quoi faire, j'ai simplement donné un petit coup dans le ballon.

Ce n'est pas l'histoire de deux gars qui voulaient être le patron de Zulte Waregem ?

La vérité, c'est que moi, je m'en fous complètement ! Je veux bien être le patron sur le terrain, grâce à mon jeu. Mais être le chef en dehors, dans le vestiaire, porter le brassard de capitaine, aller discuter avec la direction, être proche du président, je m'en fous. Si je ne dois être que le onzième leader de l'équipe, c'est parfait. J'étais dans le comité des joueurs mais c'est seulement parce que le coach m'avait demandé d'y être.

On dit que tu as un ego fort développé !

Je confirme ! Je dis les choses, voilà. Si un truc ne me plaît pas, je préfère le dire en face. Tant pis si certaines personnes le prennent mal, moi je fais ça pour avancer. J'aime le débat. Si on me dit un jour " Tu ne dois jamais faire comme ça, t'es un con ", je réfléchirai et je changerai peut-être parce qu'il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.

Ton caractère fort t'a valu d'autres clashes ?

Jamais. Demande au Standard, demande à Zulte Waregem. Ce problème avec Leye, c'est le seul clash de ma carrière.

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Franck Berrier dans votre Sport/Foot Magazine

Tu as perdu ta place tout en fin de championnat, tu l'as mal vécu...J'étais peut-être un peu fatigué, je n'avais plus le même niveau que quelques semaines plus tôt. Mais je ne suis pas obligé d'être d'accord avec le coach quand il me met sur le banc pour le match du titre, à Anderlecht. Le match le plus important de l'histoire de Zulte Waregem. Un peu plus d'expérience dans l'équipe n'aurait pas pu faire de tort. Je suis monté en deuxième mi-temps et j'ai quand même apporté quelque chose, tout le monde a dit que ça tournait mieux. Je ne dis pas qu'on aurait gagné le championnat si j'avais commencé ce match-là, mais bon...La fin de ton aventure à Zulte Waregem, c'est aussi l'histoire de ton conflit ouvert avec Mbaye Leye. Le sage, le philosophe du noyau. On a l'impression qu'il faut le faire exprès pour se disputer avec lui !Pose-lui la question. C'est toi qui dis que Leye est un philosophe. Si c'est le cas, il trouvera peut-être les mots pour expliquer la situation. Moi, je dis qu'il faut se méfier de l'eau qui dort. Interroge d'autres joueurs qui ont été ses coéquipiers dans plusieurs clubs. Mais je n'ai pas envie de parler de lui !Le jour où il te gifle en plein match, il y a un problème latent, votre relation est détestable depuis pas mal de temps déjà !On avait un problème, oui. Pourquoi ? Je n'en sais absolument rien. On va encore dire que Berrier joue à la victime, mais je n'ai jamais su d'où venait le souci. On était revenus ensemble du Standard, on s'entendait bien. Puis, du jour au lendemain, je l'ai senti tendu contre moi, contre tout le vestiaire en fait. Au moment de cet incident, on ne s'adressait plus la parole depuis plusieurs mois.Tu l'avais provoqué en tapant dans le ballon qu'il venait de déposer sur le point de penalty !Première chose : il était prévu qu'on tire alternativement les penalties. Un pour lui, un pour moi. Ce jour-là, c'était normalement pour moi. J'ai pris le ballon, il me l'a repris, m'a dit que je n'en tirerais plus jamais et m'a lancé des insultes inimaginables. Je n'oserais pas répéter. Ça m'a vraiment perturbé, je ne savais pas quoi faire, j'ai simplement donné un petit coup dans le ballon.Ce n'est pas l'histoire de deux gars qui voulaient être le patron de Zulte Waregem ?La vérité, c'est que moi, je m'en fous complètement ! Je veux bien être le patron sur le terrain, grâce à mon jeu. Mais être le chef en dehors, dans le vestiaire, porter le brassard de capitaine, aller discuter avec la direction, être proche du président, je m'en fous. Si je ne dois être que le onzième leader de l'équipe, c'est parfait. J'étais dans le comité des joueurs mais c'est seulement parce que le coach m'avait demandé d'y être.On dit que tu as un ego fort développé !Je confirme ! Je dis les choses, voilà. Si un truc ne me plaît pas, je préfère le dire en face. Tant pis si certaines personnes le prennent mal, moi je fais ça pour avancer. J'aime le débat. Si on me dit un jour " Tu ne dois jamais faire comme ça, t'es un con ", je réfléchirai et je changerai peut-être parce qu'il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis.Ton caractère fort t'a valu d'autres clashes ?Jamais. Demande au Standard, demande à Zulte Waregem. Ce problème avec Leye, c'est le seul clash de ma carrière.Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'interview de Franck Berrier dans votre Sport/Foot Magazine