Thomas Chatelle : "La saison passée, Samuel Bastien m'a plus d'une fois laissé sur ma faim. Il a sans doute eu un déclic mental pendant l'été, quand il a compris qu'il y avait une place pour lui dans l'équipe de départ s'il se montrait à la hauteur. Le Bastien que je vois cette saison n'a plus grand-chose à voir avec celui de l'année dernière. Sa transformation est flagrante. Ne plus avoir Marin sur son passage, ça a boosté sa confiance. C'est maintenant un gars qui dégouline d'assurance alors que ça ne sautait vraiment pas aux yeux il y a un an. Ça se remarque notamment dans ses prises d'initiatives. Ce qui me frappe aussi, c'est son jeu en infiltrations, sa façon de surgir depuis la deuxième ligne, la verticalité dans ses courses, sa facilité pour frapper en dehors des 16 mètres. Dans certains matches, il a crevé l'écran avec ça. Et pour moi, son match référence, il l'a joué à Bruges.

Il courait le risque de rester un éternel espoir, ce risque a entre-temps disparu. Par rapport à Marin, il a peut-être un peu moins de finesse technique mais il a plus de capacités athlétiques, plus de masse musculaire, et c'est un avantage sur cette portion du terrain. L'équilibre de l'équipe, c'est d'abord son association avec Cimirot. Je les compare au duo Marco Ilaimaharitra / Ryota Morioka. Il y a le même type de complémentarité. Quand un défenseur, un milieu défensif ou un attaquant réussit à gérer plusieurs binômes différents, ça veut dire qu'il a une intelligence au-dessus de la moyenne et la faculté de s'adapter. C'est le cas de Cimirot. Il a su gérer Marin, il fait maintenant la même chose avec Bastien. Son jeu aussi a énormément évolué depuis un an et demi, il a gagné en maturité et en présence. Ce n'est pas un leader qui va haranguer ses coéquipiers mais ce n'est pas grave parce que Bastien sait le faire à sa place. On voit ça de plus en plus depuis quelques mois. Pour ça, j'ai été déçu à Charleroi, je croyais qu'il allait prendre les choses en mains, qu'il allait insuffler de la révolte. En tout cas, je le vois devenir un bon capitaine pour le Standard."

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Thomas Chatelle : "La saison passée, Samuel Bastien m'a plus d'une fois laissé sur ma faim. Il a sans doute eu un déclic mental pendant l'été, quand il a compris qu'il y avait une place pour lui dans l'équipe de départ s'il se montrait à la hauteur. Le Bastien que je vois cette saison n'a plus grand-chose à voir avec celui de l'année dernière. Sa transformation est flagrante. Ne plus avoir Marin sur son passage, ça a boosté sa confiance. C'est maintenant un gars qui dégouline d'assurance alors que ça ne sautait vraiment pas aux yeux il y a un an. Ça se remarque notamment dans ses prises d'initiatives. Ce qui me frappe aussi, c'est son jeu en infiltrations, sa façon de surgir depuis la deuxième ligne, la verticalité dans ses courses, sa facilité pour frapper en dehors des 16 mètres. Dans certains matches, il a crevé l'écran avec ça. Et pour moi, son match référence, il l'a joué à Bruges.Il courait le risque de rester un éternel espoir, ce risque a entre-temps disparu. Par rapport à Marin, il a peut-être un peu moins de finesse technique mais il a plus de capacités athlétiques, plus de masse musculaire, et c'est un avantage sur cette portion du terrain. L'équilibre de l'équipe, c'est d'abord son association avec Cimirot. Je les compare au duo Marco Ilaimaharitra / Ryota Morioka. Il y a le même type de complémentarité. Quand un défenseur, un milieu défensif ou un attaquant réussit à gérer plusieurs binômes différents, ça veut dire qu'il a une intelligence au-dessus de la moyenne et la faculté de s'adapter. C'est le cas de Cimirot. Il a su gérer Marin, il fait maintenant la même chose avec Bastien. Son jeu aussi a énormément évolué depuis un an et demi, il a gagné en maturité et en présence. Ce n'est pas un leader qui va haranguer ses coéquipiers mais ce n'est pas grave parce que Bastien sait le faire à sa place. On voit ça de plus en plus depuis quelques mois. Pour ça, j'ai été déçu à Charleroi, je croyais qu'il allait prendre les choses en mains, qu'il allait insuffler de la révolte. En tout cas, je le vois devenir un bon capitaine pour le Standard."Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Samuel Bastien dans votre Sport/Foot Magazine