Durant ton premier passage chez les jeunes à Genk, tu as travaillé avec un spécialiste de la technique, Michel Ribeiro. T'a-t-il beaucoup appris?

Bailey: Nulle part en Europe, je n'ai travaillé avec un meilleur entraîneur technique que MichelRibeiro. Lorsqu'on observe la deuxième équipe de Genk, on constate que les joueurs utilisent les mouvements qu'il leur a enseignés. On peut encore apprendre à faire une passe lorsqu'on est plus âgé, mais les gestes techniques s'apprennent dès le plus jeune âge.

Durant ce premier passage, tu as aussi travaillé avec Dimitri de Condé, qui était encore entraîneur de jeunes à l'époque. Mais tu es subitement parti, pour entamer d'autres pérégrinations qui t'ont mené au Standard, à l'Ajax, en Jamaïque et à Trencín.

Bailey: Il y avait des problèmes avec GunterJacob (l'ancien directeur sportif du KRC Genk, ndlr). Il n'a pas tenu parole. Je ne suis resté qu'un jour au Standard. L'Ajax, c'était bien au début, mais cela s'est gâté par la suite. Il fallait mettre des papiers en ordre. Et subitement, il y a eu un blocage. Pour un joueur non-européen, c'est très compliqué de s'établir en Europe.

L'an passé, à 18 ans, tu as enfin pu signer un contrat au KRC Genk, où De Condé était entre-temps devenu le directeur sportif.

Bailey: Oui. Si je suis revenu, c'est grâce à lui. Lorsqu'il était mon entraîneur, j'étais très proche de lui.

As-tu également eu des contacts avec Chelsea, à l'époque?

Bailey: Avec Chelsea, Liverpool, la Juventus... Avec tous les clubs dont on a parlé. Ils voulaient tous m'engager, mais ils n'ont pas pu régler les problèmes administratifs. J'étais aussi soucieux de mon développement, je ne voulais pas nécessairement signer dans le plus grand club. A mon âge, je voulais d'abord jouer et progresser. Je savais que, dans cette optique, Genk était le club idéal. Les faits m'ont donné raison. J'ai été élu Espoir de l'Année. Beaucoup de jeunes footballeurs sautent à pieds joints sur une proposition de Chelsea, mais la plupart du temps, ils sont ensuite prêtés à un club de niveau inférieur et disparaissent de la circulation. Le jour où je partirai en Premier League, ce sera pour jouer.

Tu es donc satisfait de ta première saison à Genk?

Bailey: Très satisfait. Ce club possède une légende: Kevin De Bruyne. Lorsque je regarde mes statistiques de la saison dernière, je constate qu'elles sont meilleures que les siennes à 18 ans. J'ai inscrit plus de buts et j'ai délivré plus de passes décisives. Cela me procure un sentiment incroyable. Et cela me pousse à me surpasser. Je sais ce que De Bruyne a réalisé depuis lors et je veux faire mieux que lui. J'aime me lancer des défis.

Par Kristof De Ryck

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Leon Bailey dans votre Sport/Foot Magazine

Durant ton premier passage chez les jeunes à Genk, tu as travaillé avec un spécialiste de la technique, Michel Ribeiro. T'a-t-il beaucoup appris?Bailey: Nulle part en Europe, je n'ai travaillé avec un meilleur entraîneur technique que MichelRibeiro. Lorsqu'on observe la deuxième équipe de Genk, on constate que les joueurs utilisent les mouvements qu'il leur a enseignés. On peut encore apprendre à faire une passe lorsqu'on est plus âgé, mais les gestes techniques s'apprennent dès le plus jeune âge.Durant ce premier passage, tu as aussi travaillé avec Dimitri de Condé, qui était encore entraîneur de jeunes à l'époque. Mais tu es subitement parti, pour entamer d'autres pérégrinations qui t'ont mené au Standard, à l'Ajax, en Jamaïque et à Trencín.Bailey: Il y avait des problèmes avec GunterJacob (l'ancien directeur sportif du KRC Genk, ndlr). Il n'a pas tenu parole. Je ne suis resté qu'un jour au Standard. L'Ajax, c'était bien au début, mais cela s'est gâté par la suite. Il fallait mettre des papiers en ordre. Et subitement, il y a eu un blocage. Pour un joueur non-européen, c'est très compliqué de s'établir en Europe.L'an passé, à 18 ans, tu as enfin pu signer un contrat au KRC Genk, où De Condé était entre-temps devenu le directeur sportif.Bailey: Oui. Si je suis revenu, c'est grâce à lui. Lorsqu'il était mon entraîneur, j'étais très proche de lui.As-tu également eu des contacts avec Chelsea, à l'époque?Bailey: Avec Chelsea, Liverpool, la Juventus... Avec tous les clubs dont on a parlé. Ils voulaient tous m'engager, mais ils n'ont pas pu régler les problèmes administratifs. J'étais aussi soucieux de mon développement, je ne voulais pas nécessairement signer dans le plus grand club. A mon âge, je voulais d'abord jouer et progresser. Je savais que, dans cette optique, Genk était le club idéal. Les faits m'ont donné raison. J'ai été élu Espoir de l'Année. Beaucoup de jeunes footballeurs sautent à pieds joints sur une proposition de Chelsea, mais la plupart du temps, ils sont ensuite prêtés à un club de niveau inférieur et disparaissent de la circulation. Le jour où je partirai en Premier League, ce sera pour jouer.Tu es donc satisfait de ta première saison à Genk?Bailey: Très satisfait. Ce club possède une légende: Kevin De Bruyne. Lorsque je regarde mes statistiques de la saison dernière, je constate qu'elles sont meilleures que les siennes à 18 ans. J'ai inscrit plus de buts et j'ai délivré plus de passes décisives. Cela me procure un sentiment incroyable. Et cela me pousse à me surpasser. Je sais ce que De Bruyne a réalisé depuis lors et je veux faire mieux que lui. J'aime me lancer des défis.Par Kristof De RyckRetrouvez l'intégralité de l'interview de Leon Bailey dans votre Sport/Foot Magazine