Officialisé par le Standard ce mercredi matin, le retour de Mbaye Leye à Sclessin se fait par la grande porte. L'ancien attaquant succède à Philippe Montanier sur le banc de touche des Rouches. On fait le point sur la situation en trois questions, posées à notre suiveur du club de la Principauté.
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Officialisé par le Standard ce mercredi matin, le retour de Mbaye Leye à Sclessin se fait par la grande porte. L'ancien attaquant succède à Philippe Montanier sur le banc de touche des Rouches. On fait le point sur la situation en trois questions, posées à notre suiveur du club de la Principauté.Au moment de son arrivée au club pour succéder à Emilio Ferrera, l'objectif était de préparer le Sénégalais dans l'ombre de Michel Preud'homme pendant deux ans, afin qu'il puisse lui succéder dans la foulée. Vu le départ prématuré de MPH au printemps, certains au sein du club ont estimé qu'il n'était pas encore prêt à assumer la succession, et préféraient se diriger vers un coach avec plus de bouteille pour prendre la suite du monument local qu'est Preud'homme. D'où le choix finalement porté sur Philippe Montanier.Quelques mois plus tard, le Standard a d'abord envisagé d'autres pistes, mais les négociations avec Vercauteren ne se sont même pas ouvertes et le choix de Leye, appuyé par un Preud'homme redevenu plus présent à Liège ces dernières semaines, s'est imposé comme une évidence au vu de la situation d'urgence sportive et financière du club.Impossible de se prononcer sur cette question, étant donné l'absence totale de référence pour Leye en tant que coach. Son expérience sur les bancs de touche se limite actuellement à quelques mois dans l'ombre imposante de Michel Preud'homme. Au cours de son parcours de joueur, l'ancien attaquant a connu de nombreux coaches très différents, et aura pu piocher un peu partout les bonnes idées et écarter les mauvaises. Du côté de Mouscron, on le disait très proche de Bernd Storck, un nom qui circulait chez les supporters charmés par son football bien plus entreprenant que celui de Montanier. On peut s'attendre à un Standard plus audacieux sur le terrain, tout en cherchant à préserver un équilibre défensif très fortement fragilisé depuis la blessure de Vanheusden.Il faudra sans doute attendre la fin du mois de janvier pour répondre à cette question. Pas seulement parce que ça permettra d'en savoir plus sur le football prôné par Mbaye Leye, mais aussi parce qu'il sera difficile de juger le Standard sans connaître l'état de son noyau à la fin d'un mercato hivernal où les ventes pourraient être nombreuses pour dégraisser le groupe et faire entrer de l'argent dans les caisses. À part les Bodart, Raskin et Balikwisha, rares sont ceux qui sont considérés comme intransférables à Sclessin, et une saignée importante pourrait forcer les Rouches à revoir définitivement leurs ambitions à la baisse à court terme malgré l'importance d'une qualification européenne pour les comptes liégeois.La première mission de Leye sera, quoi qu'il en soit, de mettre un terme à la spirale négative qui met aujourd'hui le Standard à huit points de la zone rouge. En cas de série positive, le top 8 et les European play-offs ne seront pas loin.