C'est quoi une équipe de Coupe ?

A priori, le Standard et Genk cochent toutes les cases. Les Rouches disputeront leur cinquième finale en quinze ans (trois victoires) et les Limbourgeois en seront à six (quatre victoires) en vingt-trois ans. Seul l'ogre brugeois fait aussi bien. Mais aucune équipe n'incarne mieux l'esprit de ce qu'est la Coupe de Belgique que Genk et le Standard. Par leur inconstance et leur passion, Rouges et Bleus sont devenus les moteurs d'une compétition trop longtemps snobée par les autres grands.
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A priori, le Standard et Genk cochent toutes les cases. Les Rouches disputeront leur cinquième finale en quinze ans (trois victoires) et les Limbourgeois en seront à six (quatre victoires) en vingt-trois ans. Seul l'ogre brugeois fait aussi bien. Mais aucune équipe n'incarne mieux l'esprit de ce qu'est la Coupe de Belgique que Genk et le Standard. Par leur inconstance et leur passion, Rouges et Bleus sont devenus les moteurs d'une compétition trop longtemps snobée par les autres grands.En Europe, les équivalences s'appellent l'AS Roma dans le Calcio ou Arsenal en Angleterre. Des équipes capables de battre les meilleurs, mais de se faire cogner par des anonymes, mais qui une année sur deux remplissent leur armoire à trophées par la gloire d'une saison à rallonge. Des équipes qu'on aime moquer, mais qu'on finit toujours par envier. Parce qu'elles finissent toujours par nous faire vibrer, qu'elles souffrent ou qu'elles jubilent. La Coupe est belle parce qu'elle ne répond à aucune règle, mais sourit souvent aux plus effrontés. C'est la magie d'une compétition qu'on caricature parfois comme un pile ou face géant, mais qui tombe toujours dans les mêmes bras. Ceux d'équipes avec une identité et un patrimoine. Le Standard de Liège et le Racing Genk font partie de cette catégorie.L'Union est-elle une aubaine pour la Pro League ?Entre la ferveur passée de l'Union, ancienne gloire de la première partie du début du siècle dernier, et le retour de flamme populaire de la décennie passée, il y a dans le come-back unioniste quelque chose de charmant. Comme un regain de nostalgie. Comme si il y avait un peu plus qu'une simple renaissance dans les effluves de ce titre fêté sous Xanax. Une euphorie schizophrénique, mais un sourire béat. Celui de retrouver l'un des nôtres. Parce que plus qu'une équipe de football contrôlée à distance et depuis Brighton par des magnats du football moderne, il y a autour du Parc Duden une âme qu'on ne retrouve ni au Canonnier, ni au Freethiel, ni dans le Jan Breydel en garde partagée entre le Cercle et le Club. Une odeur de frites, de zwanze et de bal populaire. Quelque chose qui manque trop souvent à une Pro League déjà endeuillée par l'absence récente du Sporting Lokeren. Un autre géant désormais endormi pour de bon mais que l'Union, par sa seule présence, participe un peu à faire revivre.S'il gagne la Ligue des Champions. Et seulement si, aurait-on tendance à écrire. Il reste trente points à prendre aux hommes de Jürgen Klopp d'ici la fin du championnat. En théorie, c'est suffisant pour espérer un sursaut et oublier la huitième place actuelle et le récent trois sur 21. Pour cela, il faudra déjà battre Wolverhampton ce lundi. Il y a trois mois, lors de la manche aller, Mo Salah & Co en avaient passé quatre à Rui Patricio. C'était en 2020 et Liverpool était sans doute à juste titre considéré comme la meilleure équipe du monde. L'an prochain, les Reds seront probablement et au mieux, sauf victoire en C1, qualifiés pour l'Europa League. Joueront contre le CFR Cluj et les Young Boys de Berne. Mais où sera Jürgen Klopp lui-même ? À la tête de la Mannschaft, où beaucoup rêvent déjà de le voir signer pour succéder à Joachim Löw ? Pour ainsi activer le plan pré-écrit dans la tête des émotifs anonymes censé ramener Steven Gerrard sur les bords de la Mersey. Sur papier, cela semble une bonne idée, dans les faits, cela ressemble à une politique du pas en arrière. Celle qui rappelle que la Juventus d'Andrea Pirlo n'a pas rivalisé longtemps avec le bilan de ses prédécesseurs. Celle qui dit aussi qu'un grand coach est souvent un coach sans attache.