"Je suis sous le choc. C'est incroyable pour moi!", a-t-il confié à Belga, tout en espérant que "la blessure de Rafa ne soit pas trop grave. C'est fou que cette progression arrive sous forme de sprint pour moi (il a aussi gagné le tournoi ATP 250 de Stockholm, le 20 octobre, ndlr). Mais, d'un autre côté, je pense que c'est mon niveau. J'ai été très près de battre un gars comme Goffin (il s'est incliné 7-6, 7-6 contre lui à Tokyo, ndlr). J'ai progressé et j'ai bousculé tous ces gars, même si je ne suis pas parvenu à conclure. Ces dernières semaines, il y a eu comme un déclic et je suis très heureux de la manière dont les choses se déroulent en cette fin de saison." En effet, si Denis Shapovalov, déjà tombeur d'Alexander Zverev (ATP 6) et de Gaël Monfils (ATP 13), venait à triompher dans l'Accor Hotels Arena de Bercy dimanche, il verrait son compteur passer de 1.460 à 2.450 points et dépasserait David Goffin, actuellement 11e au classement ATP virtuel 2.335 points. Mais pour ce faire évidemment, le gaucher de Nassau devra terrasser Novak Djokovic. "Novak, c'est évidemment différent", a-t-il poursuivi. "Mais chaque fois que je l'ai affronté, j'ai eu le sentiment d'avoir une meilleure idée de son jeu. Quand il m'avait battu à Shanghai, il avait été incroyable. Je n'avais pas mal joué, mais il avait sorti des coups fabuleux. J'espère qu'il ratera un peu plus demain, qu'il sera un peu plus tendu. Je joue bien depuis le début de la semaine et je vais prendre des risques. Je n'ai rien à perdre. Cette finale, c'est un beau bonus." (Belga)