Comment as-tu vécu tes premiers instants dans le groupe Diables ?

ARTHUR THEATE: Je suis content d'être ici et de vivre tout ça. J'ai été très surpris des critiques émises sur nos prestations. Je pense que nous devons être très fiers de cette génération. S'il y a quinze ans, on m'avait dit quand j'étais petit que je verrais les Diables en demi-finale d'un Mondial ou qu'ils mèneraient 2-0 à la mi-temps d'une autre demi-finale contre les champions du monde... Tout le monde aurait signé des deux mains. Je ne comprends ab-so-lu-ment pas pourquoi les gens sont si fâchés. Je trouve qu'on oublie trop vite certaines choses.

Les Diables ont suscité beaucoup d'illusions et ça s'est retourné contre eux.

THEATE: Mon père et moi, on se téléphone tous les jours. On a connu les années de galère. D'où notre étonnement. Cette équipe n'a pas gagné de trophée, mais elle a remporté beaucoup d'autres choses. J'en ai encore discuté avec Axel Witsel. Si des jeunes peuvent jouer à l'étranger, comme moi maintenant, c'est grâce à eux. Si les scouts arpentent les terrains belges, c'est grâce à eux. À leurs résultats. (De Bruyne et Courtois passent dans le couloir, ndlr). Ils ont amélioré le football belge et rehaussé sa réputation à l'étranger. Ce qu'ils ont fait en dix ans est incroyable. Et pourtant, on les critique.

Comment s'est déroulée ton intégration ?

THEATE: Très bien. Je ne suis pas complètement surpris. Je l'espérais. Je ne pensais pas avoir mérité une sélection, mais c'est un rêve pour tout footballeur et une fois qu'on joue en U21, on a envie de franchir un palier de plus. Pouvoir représenter ce pays pour le moment est sans doute ce qui m'est arrivé de mieux. Il y a quinze mois, j'étais encore sans club. Je m'entraînais seul. Et aujourd'hui, je prends le café avec Romelu. Ou Eden. Ça n'a pas été facile. Tout est là-dedans (il montre sa tête, ndlr). Tout. Je suis resté fort en toutes circonstances.

As-tu toujours été aussi fort mentalement ?

THEATE: Oui, même à l'école. Quand on nous demandait ce que nous voulions devenir, je répondais toujours : footballeur. Mais vers 19 ou vingt ans, quand le Standard m'a dit : "Arthur, c'est fini", j'ai vraiment cru que c'était terminé. Pendant une dizaine de jours, je me suis dit que je devais chercher une autre voie.

Étudier ?

THEATE: J'ai envisagé de travailler. Je n'ai jamais été super aux études, faute d'envie. D'ailleurs, c'est la première chose que je dirai à mes enfants plus tard : quoi qu'ils veuillent faire, ils ne doivent pas négliger leurs études. Mes parents ont insisté là-dessus, mais je ne les ai pas écoutés. Seul le football comptait à mes yeux. Et quand le club m'a dit que c'était terminé, mon univers s'est effondré.

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Comment as-tu vécu tes premiers instants dans le groupe Diables ?ARTHUR THEATE: Je suis content d'être ici et de vivre tout ça. J'ai été très surpris des critiques émises sur nos prestations. Je pense que nous devons être très fiers de cette génération. S'il y a quinze ans, on m'avait dit quand j'étais petit que je verrais les Diables en demi-finale d'un Mondial ou qu'ils mèneraient 2-0 à la mi-temps d'une autre demi-finale contre les champions du monde... Tout le monde aurait signé des deux mains. Je ne comprends ab-so-lu-ment pas pourquoi les gens sont si fâchés. Je trouve qu'on oublie trop vite certaines choses. Les Diables ont suscité beaucoup d'illusions et ça s'est retourné contre eux.THEATE: Mon père et moi, on se téléphone tous les jours. On a connu les années de galère. D'où notre étonnement. Cette équipe n'a pas gagné de trophée, mais elle a remporté beaucoup d'autres choses. J'en ai encore discuté avec Axel Witsel. Si des jeunes peuvent jouer à l'étranger, comme moi maintenant, c'est grâce à eux. Si les scouts arpentent les terrains belges, c'est grâce à eux. À leurs résultats. (De Bruyne et Courtois passent dans le couloir, ndlr). Ils ont amélioré le football belge et rehaussé sa réputation à l'étranger. Ce qu'ils ont fait en dix ans est incroyable. Et pourtant, on les critique.Comment s'est déroulée ton intégration ?THEATE: Très bien. Je ne suis pas complètement surpris. Je l'espérais. Je ne pensais pas avoir mérité une sélection, mais c'est un rêve pour tout footballeur et une fois qu'on joue en U21, on a envie de franchir un palier de plus. Pouvoir représenter ce pays pour le moment est sans doute ce qui m'est arrivé de mieux. Il y a quinze mois, j'étais encore sans club. Je m'entraînais seul. Et aujourd'hui, je prends le café avec Romelu. Ou Eden. Ça n'a pas été facile. Tout est là-dedans (il montre sa tête, ndlr). Tout. Je suis resté fort en toutes circonstances.As-tu toujours été aussi fort mentalement ?THEATE: Oui, même à l'école. Quand on nous demandait ce que nous voulions devenir, je répondais toujours : footballeur. Mais vers 19 ou vingt ans, quand le Standard m'a dit : "Arthur, c'est fini", j'ai vraiment cru que c'était terminé. Pendant une dizaine de jours, je me suis dit que je devais chercher une autre voie.Étudier ?THEATE: J'ai envisagé de travailler. Je n'ai jamais été super aux études, faute d'envie. D'ailleurs, c'est la première chose que je dirai à mes enfants plus tard : quoi qu'ils veuillent faire, ils ne doivent pas négliger leurs études. Mes parents ont insisté là-dessus, mais je ne les ai pas écoutés. Seul le football comptait à mes yeux. Et quand le club m'a dit que c'était terminé, mon univers s'est effondré.