Pour réaliser un exploit en Allemagne à l'occasion de leur 200ème match européen, les Rouches devaient signer un match parfait et ce ne fut pas le cas, que ce soit en défense surtout, au niveau de la ligne médiane et en ce qui concerne la division offensive. Trois des quatre buts peuvent être portés au passif de la défense belge : c'est énorme.

Curieusement, le Standard actuel est né à Hanovre lors des matches de poules avec, notamment, le grand match d'un nouveau : William Vainqueur. Les troupes composant alors une nouvelle équipe étaient fraîches, jeunes, enthousiastes : quel contraste par rapport à la prestation catastrophique d'hier soir. Le temps et un programme infernal ont brisé l'élan du premier voyage à Hanovre.

Le Standard actuel n'est pas encore armé pour être présent sur tous les tableaux. Le constat ne date pas d'hier. Le Standard n'a plus gagné depuis le 4 février : c'est significatif. La tentation est grande de tout jeter par-dessus bord : l'équipe, la tactique, le coach, le staff, les jeunes, les vieux, etc. Ce serait une erreur. L'élimination en huitièmes de finale de l'Europa League à Hanovre n'efface pas tout et peut même être utile.

Le dernier club belge engagé sur la scène européenne doit garder son calme, tirer les leçons de ses aventures continentales (une défaite seulement) et étoffer son effectif. La suite passe par une réaction impérative contre Louvain dimanche. Les Liégeois en sont-ils capables ? Si leur réponse est négative alors que le Standard n'a pas encore son billet pour les Play Offs 1, Sclessin sera en crise.

Pierre Bilic, Sport-Foot Magazine

Pour réaliser un exploit en Allemagne à l'occasion de leur 200ème match européen, les Rouches devaient signer un match parfait et ce ne fut pas le cas, que ce soit en défense surtout, au niveau de la ligne médiane et en ce qui concerne la division offensive. Trois des quatre buts peuvent être portés au passif de la défense belge : c'est énorme. Curieusement, le Standard actuel est né à Hanovre lors des matches de poules avec, notamment, le grand match d'un nouveau : William Vainqueur. Les troupes composant alors une nouvelle équipe étaient fraîches, jeunes, enthousiastes : quel contraste par rapport à la prestation catastrophique d'hier soir. Le temps et un programme infernal ont brisé l'élan du premier voyage à Hanovre.Le Standard actuel n'est pas encore armé pour être présent sur tous les tableaux. Le constat ne date pas d'hier. Le Standard n'a plus gagné depuis le 4 février : c'est significatif. La tentation est grande de tout jeter par-dessus bord : l'équipe, la tactique, le coach, le staff, les jeunes, les vieux, etc. Ce serait une erreur. L'élimination en huitièmes de finale de l'Europa League à Hanovre n'efface pas tout et peut même être utile.Le dernier club belge engagé sur la scène européenne doit garder son calme, tirer les leçons de ses aventures continentales (une défaite seulement) et étoffer son effectif. La suite passe par une réaction impérative contre Louvain dimanche. Les Liégeois en sont-ils capables ? Si leur réponse est négative alors que le Standard n'a pas encore son billet pour les Play Offs 1, Sclessin sera en crise.Pierre Bilic, Sport-Foot Magazine