Simple prudence ou coup de génie ? Une clause providentielle en tout cas, après le coup de tonnerre dans la même salle mythique du Madison Square Garden, où Joe Frazier avait vaincu Cassius Clay le 8 mars 1971. Hearn s'active d'ailleurs déjà, et plus question sans doute d'aventure américaine, même si Las Vegas sera inévitablement sur les rangs pour accueillir l'évenement. "Nous ferons la revanche en novembre ou en décembre dans un lieu qui sera très prochainement dévoilé", a-t-il en effet annoncé sur son compte twitter. "Ce sera une grosse bataille pour Anthony, mais je sais qu'il a un coeur de lion, et donc je lui fais confiance. Il n'a d'ailleurs pas d'autre choix que de gagner cette revanche. Peut-être même qu'il avait besoin de cette claque. Cela dit il faut bien comprendre que Ruiz ne va rien lacher, maintenant. Il croit plus que jamais en lui. AJ va devoir être fort, pour cette fois le battre..." Ruiz, pour rappel, n'a eu sa chance que grâce à un contrôle anti-dopage positif du challenger officiel, Jarrell Miller. Mais ce n'était pas pour autant n'importe qui, avec une seule défaite en 2016 contre le Néo-Zélandais Joseph Parker, lors d'un championnat WBO, en 33 combats, dont 22 remportés avant la limite. Joshua était lui invaincu en 22 combats dont 21 remportés par k.o, avant sa défaite de samedi au 7e round contre Ruiz Jr. Il avait disputé ses 22 premiers combats dans son Royaume-Uni natal, et souhaitait démontrer qu'il était le meilleur poids lourd du monde sur le sol américain. Raté ! A noter de surcroît qu'il y a quand même un obstacle à cette revanche. L'IBF (International Boxing Federation) pourrait en effet obliger Ruiz à rencontrer son challenger officiel, le Bulgare Kubrat Pulev, avant la fin de l'année, et menacer de lui retirer la ceinture s'il n'obtempère pas. Le genre de problème qu'Eddie Hearn est probablement capable de résoudre... (Belga)