La saison dernière, Andy Kawaya avait été le meilleur passeur de Youth League, la Ligue des Champions pour jeunes, avec six assists. Il avait également disputé 89 minutes réparties sur sept matches de championnat. Durant l'actuelle campagne, l'ailier a dû se contenter de deux brèves entrées au jeu de 19 minutes contre Charleroi et Zulte Waregem. Durant la même période, Dodi Lukebakio a joué 160 minutes et Aaron Leya Iseka, blessé depuis octobre, 215 minutes.

Que se passe-t-il ? A gauche, Kawaya (19 ans) est bloqué par Dennis Praet et Frank Acheampong mais en fait, le staff technique lui reproche surtout son manque de motivation quand il joue avec les Espoirs. Un employé de Neerpede nuance : "Il y a quelques mois, Andy était méconnaissable mais ce n'était pas un problème de mentalité. Posez la question à n'importe qui : on vous dira qu'Andy est un brave garçon qui ne suscite jamais de remous dans le vestiaire. Mais il a senti un manque de confiance, qui s'est reflété dans ses matches. Nous avons retrouvé le vrai Kawaya durant les semaines précédant la trêve."

En août, Kawaya voulait être loué mais s'était heurté au refus d'Anderlecht, qui lui avait promis du temps de jeu sans tenir sa promesse, ce que le joueur a mal vécu. Le Sporting estime que six mois ne représentent rien dans une carrière mais pour un jeune, c'est une éternité. Si Anderlecht l'avait casé ailleurs, il aurait sans doute progressé.

Besnik Hasi a finalement accepté de louer Kawaya pour le reste de la saison à Willem II. Compte tenu de son maigre temps de jeu, cette décision vient six mois trop tard. Pourtant, ce n'est pas l'intérêt qui manquait : des clubs italiens, belges et néerlandais étaient prêts à l'accueillir provisoirement. Au final, l'histoire risque de ne faire que des perdants : Kawaya parce qu'il s'est coltiné le banc pendant des mois et Anderlecht parce qu'il ne connaît pas le potentiel de son joueur.

Par Alain Eliasy

La saison dernière, Andy Kawaya avait été le meilleur passeur de Youth League, la Ligue des Champions pour jeunes, avec six assists. Il avait également disputé 89 minutes réparties sur sept matches de championnat. Durant l'actuelle campagne, l'ailier a dû se contenter de deux brèves entrées au jeu de 19 minutes contre Charleroi et Zulte Waregem. Durant la même période, Dodi Lukebakio a joué 160 minutes et Aaron Leya Iseka, blessé depuis octobre, 215 minutes.Que se passe-t-il ? A gauche, Kawaya (19 ans) est bloqué par Dennis Praet et Frank Acheampong mais en fait, le staff technique lui reproche surtout son manque de motivation quand il joue avec les Espoirs. Un employé de Neerpede nuance : "Il y a quelques mois, Andy était méconnaissable mais ce n'était pas un problème de mentalité. Posez la question à n'importe qui : on vous dira qu'Andy est un brave garçon qui ne suscite jamais de remous dans le vestiaire. Mais il a senti un manque de confiance, qui s'est reflété dans ses matches. Nous avons retrouvé le vrai Kawaya durant les semaines précédant la trêve."En août, Kawaya voulait être loué mais s'était heurté au refus d'Anderlecht, qui lui avait promis du temps de jeu sans tenir sa promesse, ce que le joueur a mal vécu. Le Sporting estime que six mois ne représentent rien dans une carrière mais pour un jeune, c'est une éternité. Si Anderlecht l'avait casé ailleurs, il aurait sans doute progressé.Besnik Hasi a finalement accepté de louer Kawaya pour le reste de la saison à Willem II. Compte tenu de son maigre temps de jeu, cette décision vient six mois trop tard. Pourtant, ce n'est pas l'intérêt qui manquait : des clubs italiens, belges et néerlandais étaient prêts à l'accueillir provisoirement. Au final, l'histoire risque de ne faire que des perdants : Kawaya parce qu'il s'est coltiné le banc pendant des mois et Anderlecht parce qu'il ne connaît pas le potentiel de son joueur.Par Alain Eliasy