Andreas Beck à propos...

...de l'équipe nationale allemande : "J'ai débarqué dans une équipe où jouaient encore Michael Ballack, Bastian Schweinsteiger, Thorsten Fink. Mon concurrent à droite était à l'époque Philipp Lahm. Qui sait quelle carrière j'aurais eu si j'avais réussi à l'évincer de l'équipe (il rit). Je dis cela pour plaisanter, évidemment. J'ai failli jouer la Coupe du Monde 2010. J'ai été le dernier à sauter de la sélection. J'étais un arrière droit typique et je n'étais donc pas aussi polyvalent que d'autres garçons. J'aurais peut-être reçu une seconde chance si l'Allemagne n'avait pas connu autant de succès. Mais, subitement, le succès a été au rendez-vous, on a donc joué la carte de la continuité. Et, chaque année, quelques nouveaux jeunes talents ont rejoint le groupe. Après avoir loupé la Coupe du monde, je n'ai plus été appelé qu'une seule fois, un an après. Mais j'ai dû déclarer forfait. Nous devions jouer un double barrage pour le maintien, contre Kaiserslautern."

...de son expérience à Besiktas : "J'ai vécu deux belles années là-bas, avec deux titres à la clef. J'ai joué l'Europa League une saison, la Ligue des Champions l'autre saison, et j'ai revu le sélectionneur national dans la tribune en train de me visionner. Mais sur le plan humain également, ce fut une expérience formidable. J'ai suivi des cours de turc pendant deux ans, pour gagner le respect. Istanbul est une ville de 18 millions d'habitants, c'est un quart de l'Allemagne. Le football est une religion dans ce pays, encore bien plus qu'en Allemagne. Et lorsqu'on a la chance d'être champion à deux reprises, comme ce fut mon cas, la vie est tout de même beaucoup plus agréable que lorsque les résultats ne suivent pas."

...de son transfert à Eupen : "J'avais le choix entre une nouvelle aventure en D1 turque, un passage dans un club traditionnel en Allemagne... ou une expérience en Belgique. Mon instinct m'a rapidement dit de choisir Eupen : un nouveau pays, une nouvelle culture footballistique, un championnat et une approche que je ne connaissais pas encore. En plus, je débarque dans un club où l'on ne me propose pas seulement un rôle comme joueur, mais aussi un rôle d'accompagnateur des jeunes, que j'avais déjà rempli à Hoffenheim et ces dernières années à Stuttgart. Eupen n'a pas seulement acheté le footballeur, mais aussi l'homme Andreas Beck."

Par Geert Foutré

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