Le speech de Vincent Kompany au début du stage à San Pedro del Pinatar a été clair : le processus qui conduit au succès n'est pas tributaire de la participation aux PO1. Dans la lettre ouverte adressée par le club aux supporters le 12 décembre, il était déjà question d'une saison de transition et Kompany en a remis une couche : " Rien ne m'intéresse, hormis cette équipe. Nous devons atteindre des objectifs qui ne peuvent l'être en trois ou six mois. Ou sous la forme des play-offs 1. Oubliez ça ! Nos objectifs sont collectifs et nécessitent du temps. Nous devons simplement suivre le bon chemin, celui qui nous permettra d'atteindre notre but. Do...

Le speech de Vincent Kompany au début du stage à San Pedro del Pinatar a été clair : le processus qui conduit au succès n'est pas tributaire de la participation aux PO1. Dans la lettre ouverte adressée par le club aux supporters le 12 décembre, il était déjà question d'une saison de transition et Kompany en a remis une couche : " Rien ne m'intéresse, hormis cette équipe. Nous devons atteindre des objectifs qui ne peuvent l'être en trois ou six mois. Ou sous la forme des play-offs 1. Oubliez ça ! Nos objectifs sont collectifs et nécessitent du temps. Nous devons simplement suivre le bon chemin, celui qui nous permettra d'atteindre notre but. Donnez-vous à fond à chaque entraînement et encouragez vos coéquipiers afin qu'ils progressent. " Anderlecht luttera-t-il jusqu'au bout pour une place dans le top six ? Ça dépend de plusieurs facteurs. Combien de temps ses leaders, Vincent Kompany, Samir Nasri et Nacer Chadli vont-ils tenir sans pépin physique ? Franky Vercauteren va-t-il enfin récupérer des blessés de longue durée comme Zakaria Bakkali et Landry Dimata ? Les transferts seront-ils rapidement rentables ? Et surtout : quel avant va marquer ? Sur le plan défensif, les Bruxellois n'ont pas été si mauvais. Seuls le Club Bruges et Charleroi ont encaissé moins de buts. Mais le compartiment offensif s'est souvent octroyé un jour sans. Pour combler le gouffre avec le Standard (8 points), Malines (7), Zulte Waregem et Genk, (4), Anderlecht doit aussi réussir une série. Ces dernières années, les Mauves ne sont parvenus à aligner au moins quatre victoires d'affilée qu'à trois reprises : en 2016-2017 sous la direction de René Weiler (cinq succès), la saison 2014-2015 avec Besnik Hasi (quatre) et la saison passée sous les ordres de Hein Vanhaezebrouck (quatre). C'est tout. On saura si Anderlecht est un candidat sérieux aux PO1 après le match à domicile contre le Club Bruges. En cas de victoire contre leur ennemi, les Mauves resteront en lice. S'ils perdent, ils seront condamnés aux PO2. Et ce ne serait peut-être pas si mal. Pour cet Anderlecht-ci, les PO2 constituent sans doute la route la plus abordable vers la coupe d'Europe. Son transfert a fait froncer de nombreux sourcils. Anderlecht n'avait-il pas un bon premier gardien en la personne de Thomas Didillon ? Avec huit clean sheets, Hendrik Van Crombrugge a dissipé tous les doutes. Enrôlé pour donner forme au football prôné par Vincent Kompany, il n'a pas répondu aux attentes. Suite à un retard de préparation physique et à une blessure musculaire, Nasri n'a entamé que 6 des 24 matches officiels. Puisque Kemar Roofe semble allergique aux appels en profondeur, et que les ailiers anderlechtois attaquent rarement le dos de l'arrière latéral adverse sans le ballon, les Mauves n'ont été signalés hors-jeu qu'à 24 reprises cette saison. En quittant le Kehrweg pour la capitale, Hendrik Van Crombrugge ne s'attendait sans doute pas à ça. Avec 102 tirs concédés cette saison, il est le deuxième gardien le plus sollicité de l'élite, derrière Daniel Schmidt. Le projet Kompany implique d'avoir le ballon, et de le garder. Avec 129 possessions longues (d'une durée supérieure à 45 secondes), le Sporting bruxellois est le leader national en matière de confiscation de la balle.