Après huit matches, le champion n'est que cinquième et n'a pas montré grand-chose depuis l'ouverture du championnat. En fait, c'est poussif depuis le début de l'année et le titre a masqué beaucoup de choses. En 2013, les Mauves n'ont pris que 45 points, quand Bruges, le Standard et Zulte en ont pris respectivement 54, 53 et 51... Depuis neuf mois, Anderlecht cherche son football.

C'était frappant pendant tout le match à Bruges : plusieurs joueurs ont multiplié les réactions de mauvaise humeur, s'en sont pris à des coéquipiers, se sont emportés face à l'arbitre, ont levé les bras au ciel. Des symptômes de footballeurs en panne de confiance. Cela s'est prolongé après la rencontre : crachat d'Aleksandar Mitrovic en direction de supporters du Club (et suspension de trois matches), ensuite silenzio stampa pour plusieurs joueurs. Olivier Deschacht, Dennis Praet, Massimo Bruno, Gohi Bi Cyriac, Matias Suarez, Mitrovic : ils ont tous refusé de s'exprimer. Mitrovic sait qu'il a raté ses deux premiers gros tests : petit match et une carte jaune à Benfica, non-match et une rouge à Bruges. Il a fallu patienter pas mal de temps pour voir sortir du vestiaire un Mauve acceptant de parler. Sacha Kljestan s'y est collé et a résumé le tableau : " It's a down moment for us. "

L'Américain a quand même conclu sur une note positive : " On peut jouer le titre, mais pour cela, il faut une meilleure mentalité. En attaque et en défense. " Le résumé de Kouyaté était aussi très clair : " Ce qui n'a pas marché ? Tout. " Guillaume Gillet : " Grosse défaillance collective, aucune combativité, c'est assez affligeant. " Silvio Proto : " La différence d'engagement par rapport aux joueurs de Bruges était énorme. On est trop gentils. L'engagement, ce n'est même pas une question d'âge. Regarde comment Timmy Simons a joué sur Matias Suarez. "

Ils évitent de citer des noms mais ça doit chauffer dans le vestiaire. Le comportement de Suarez, par exemple, suscite des questions. La veille du match à Benfica, Roger Vanden Stock affirmait que son Argentin était bien de retour et qu'il le sentait heureux. Quelques heures plus tard, Suarez revenait avec son vieux discours : il envisage à nouveau un départ, dès la fin de la saison.

Par Pierre Danvoye

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré à Anderlecht dans votre Sport/Foot Magazine

Après huit matches, le champion n'est que cinquième et n'a pas montré grand-chose depuis l'ouverture du championnat. En fait, c'est poussif depuis le début de l'année et le titre a masqué beaucoup de choses. En 2013, les Mauves n'ont pris que 45 points, quand Bruges, le Standard et Zulte en ont pris respectivement 54, 53 et 51... Depuis neuf mois, Anderlecht cherche son football.C'était frappant pendant tout le match à Bruges : plusieurs joueurs ont multiplié les réactions de mauvaise humeur, s'en sont pris à des coéquipiers, se sont emportés face à l'arbitre, ont levé les bras au ciel. Des symptômes de footballeurs en panne de confiance. Cela s'est prolongé après la rencontre : crachat d'Aleksandar Mitrovic en direction de supporters du Club (et suspension de trois matches), ensuite silenzio stampa pour plusieurs joueurs. Olivier Deschacht, Dennis Praet, Massimo Bruno, Gohi Bi Cyriac, Matias Suarez, Mitrovic : ils ont tous refusé de s'exprimer. Mitrovic sait qu'il a raté ses deux premiers gros tests : petit match et une carte jaune à Benfica, non-match et une rouge à Bruges. Il a fallu patienter pas mal de temps pour voir sortir du vestiaire un Mauve acceptant de parler. Sacha Kljestan s'y est collé et a résumé le tableau : " It's a down moment for us. " L'Américain a quand même conclu sur une note positive : " On peut jouer le titre, mais pour cela, il faut une meilleure mentalité. En attaque et en défense. " Le résumé de Kouyaté était aussi très clair : " Ce qui n'a pas marché ? Tout. " Guillaume Gillet : " Grosse défaillance collective, aucune combativité, c'est assez affligeant. " Silvio Proto : " La différence d'engagement par rapport aux joueurs de Bruges était énorme. On est trop gentils. L'engagement, ce n'est même pas une question d'âge. Regarde comment Timmy Simons a joué sur Matias Suarez. "Ils évitent de citer des noms mais ça doit chauffer dans le vestiaire. Le comportement de Suarez, par exemple, suscite des questions. La veille du match à Benfica, Roger Vanden Stock affirmait que son Argentin était bien de retour et qu'il le sentait heureux. Quelques heures plus tard, Suarez revenait avec son vieux discours : il envisage à nouveau un départ, dès la fin de la saison.Par Pierre DanvoyeRetrouvez l'intégralité de l'article consacré à Anderlecht dans votre Sport/Foot Magazine