Les schémas de la possession mauve sont esquissés pour rentabiliser cette puissance dans les seize mètres. Le tout, évidemment, lancé par les fameuses transversales qui sont depuis plusieurs années la marque de fabrique du football de Vanhaezebrouck.
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Les schémas de la possession mauve sont esquissés pour rentabiliser cette puissance dans les seize mètres. Le tout, évidemment, lancé par les fameuses transversales qui sont depuis plusieurs années la marque de fabrique du football de Vanhaezebrouck. L'action part toujours d'un pied gauche. Celui d' Adrien Trebel, souvent. Celui d' Elias Cobbaut, parfois. Elle vole vers le flanc droit, où Alexis Saelemaekers s'est écarté contre la ligne de touche pour s'échapper du bloc courtraisien. Là, le droitier de la maison mauve s'ouvre une fenêtre de centre, seul ou en combinant avec Pieter Gerkens. Et la surface se remplit. Le mètre 90 d'Ivan Santini sert de référence. Il est complété par le mètre 85 de Dimata, et tous deux sont rejoints par Cobbaut, présent en seconde zone avec son gabarit bien trop exubérant pour rester tapi sur un flanc (1m88). Quand il n'est pas à l'origine du centre, Gerkens et son sens du placement hors-normes viennent se joindre à l'ensemble dans un rectangle surpeuplé de centimètres et de flair. Contre Courtrai, les trois premiers buts anderlechtois viennent d'un centre donné de la droite. Deux d'entre eux sont conclus du front, par les nouveaux buteurs du Sporting. Lors d'une visite au stade Constant Vanden Stock en tant que spectateur, un soir de Ligue des Champions, Hein Vanhaezebrouck avait été impressionné par la taille moyenne des joueurs du Borussia Dortmund. Des colosses aux pieds agiles. Une idée qu'il a visiblement emmenée chez un nouvel Anderlecht destiné à régner dans les airs.