Paul Onuachu, premier buteur à trente buts depuis Wesley Sonck ?

Le Nigérian est en tout cas le mieux parti depuis longtemps. Mieux, désormais, l'avant des Limbourgeois n'a plus besoin que de 31 minutes sur le pré pour faire augmenter son compteur but. Sacrifié par John van den Brom à la demi-heure ce jeudi soir contre Gand (1-1), suite à l'exclusion de Carlos Cuesta, Paul Onuachu avait heureusement pour lui déjà profité de cette fenêtre pour planter son vingtième but de la saison. Déjà deux de plus, donc, que Dieumerci Mbokani, sacré Taureau d'or l'an dernier, au soir de la 29e journée suite à l'interruption prématurée de la saison. De quoi apporter de l'eau au moulin de ceux qui rêvent de voir la Pro League vivre l'émergence d'un nouveau serial buteur. De ceux capables de claquer trente buts en une saison.
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Le Nigérian est en tout cas le mieux parti depuis longtemps. Mieux, désormais, l'avant des Limbourgeois n'a plus besoin que de 31 minutes sur le pré pour faire augmenter son compteur but. Sacrifié par John van den Brom à la demi-heure ce jeudi soir contre Gand (1-1), suite à l'exclusion de Carlos Cuesta, Paul Onuachu avait heureusement pour lui déjà profité de cette fenêtre pour planter son vingtième but de la saison. Déjà deux de plus, donc, que Dieumerci Mbokani, sacré Taureau d'or l'an dernier, au soir de la 29e journée suite à l'interruption prématurée de la saison. De quoi apporter de l'eau au moulin de ceux qui rêvent de voir la Pro League vivre l'émergence d'un nouveau serial buteur. De ceux capables de claquer trente buts en une saison. Cette année, les plus optimistes affirment qu'ils seraient même peut-être deux à pouvoir tenter l'exploit, vu que Thomas Henry (seize buts), lui aussi, ne s'arrête plus de marquer avec OHL. De bonnes bases pour une barre mythique même plus approchée depuis dix ans et les 27 roses plantées par Jérémy Perbet avec Mons lors de la saison 2011-2012. Mais il faut remonter encore dix ans de plus en arrière pour voir un attaquant accrocher la trentaine de pions en une saison. C'éait un certain Welsey Sonck, trente buts tout rond, avec Genk en 2001-2002.Parce que le top 4 participe à la redistribution des cartes. À douze journées du terme, l'écart entre Louvain, quatrième avec 35 points, et Eupen, onzième, est de seulement quatre unités. Or, dans quelques semaines, ce sera rideau. Avec des déçus et des heureux. Des qualifiés pour les PO1 qui rêveront, si pas de titre, au moins de places européennes, et quatre déçus au moins, qui n'auront que leurs yeux pour pleurer. Et désormais des effectifs pléthoriques à occuper...En cela, la fin de l'hiver risque à elle seule de valoir le détour. Et tous les playoffs du monde. Ce qui donne à cette fin de saison régulière des airs de tout ou rien. Et justifie forcément les investissements massifs de janvier. À ce stade, Anderlecht, le Standard, Genk, Bruges, OHL et Zulte se sont tous renforcés. Seuls candidats aux PO1 à encore rester discrets sur le marché des transferts, Ostende, le Beerschot, l'Antwerp et Charleroi. Ce qui dans le cas du dernier cité au moins ne devrait plus être qu'une question de jours. Si la crise sanitaire a vidé les caisses, elle n'empêche toujours pas de jouer au lotto dans les dernières heures du mercato comme on joue son salaire au casino le premier lundi du mois. Un loisir de nécessiteux, mais un loisir quand même. Et qui peut parfois rapporter gros.De ce qu'on a vu contre Charleroi, mardi, la réponse est oui. Et il suffisait pour s'en convaincre d'analyser la communication soudain redevenue souriante de Vincent Kompany himself. Un argument comme un autre qui ne répond pas encore à la question de fond : est-ce parce que les Zèbres sont l'une des équipes les plus faibles dans le jeu depuis le début de l'année 2021 qu'Anderlecht a livré mardi ce qui ressemblait fort à son match le plus abouti de la saison ? Ou doit-on aujourd'hui penser que les Bruxellois sont durablement lancés ? Question lancinante d'une saison un temps illisible. Toujours est-il que depuis le match déclic contre le Beerschot (2-0, le 27 décembre), Anderlecht produit le football le plus télégénique du pays. Si le résultat fait encore défaut, comme contre OHL (1-0, le 10 janvier) ou Eupen (2-0, le 15 janvier), la manière est en progression constante. Comme si les jeunes pousses bruxelloises avaient enfin intégré le football de possession voulu par Vince the Coach. Et l'engagement qui en découle en perte de balle. Comme si les blocs bas ne faisaient plus peur à une équipe désormais sûre de ses forces. Les deux matches qui arrivent, contre Waasland et Mouscron, sont des occasions en or pour la bande à Kompany d'enfin lancer une série. Et de prouver qu'ils sont désormais capables d'enchaîner les matches à haute intensité.