Une pelouse mythique, un stade intimidant, des quadruples championnes en titre en face et quatre éléments importants blessés (Mélissa Tom, Alyson Duterne, Jennifer Bouchenna et Yasaman Farmani) : on ne va pas se mentir, il était difficile pour le Sporting de Charleroi de ramener un ou des points d'Anderlecht. Ça n'a d'ailleurs pas raté, les Hennuyères sont revenues dans leurs pénates avec sept buts de la besace. Et l'addition aurait pu être encore plus salée si les Bruxelloises s'étaient montrées plus concrètes en fin de rencontre.

Revenues la tête basse de Croatie, où elles ont vu leurs ambitions européennes s'écrouler après la surprenante défaite subie à Osijek, les Mauves ne pouvaient espérer meilleure façon de se remettre en confiance, avec un festival de buts et un public de retour en tribunes. En prenant directement leurs adversaires à la gorge, les joueuses de Johan Walem ont rapidement mis la gardienne Joséphine Delvaux, en galère à la relance, sous pression. Avec à la clé un premier but signé Noémie Gelders, sur un assist d'une Laura Deloose oubliée sur son flanc droit à la quatorzième minute.

Malgré tout, la rencontre manquait de rythme. Est-ce ce geste de Tessa Wullaert, entre encouragements et frustration peu après la vingtième minute de jeu, qui a boosté les Anderlechtoises ? Peut-être. Toujours est-il que quelques minutes plus tard, les choses se sont méchamment emballées, avec un triplé de la capitaine des Red Flames en quinze petites minutes (29e, 32e et 44e), bien aidée il est vrai par une Delvaux pas vraiment sûre dans ses cages.

4-0 à la pause, le score est dur, mais malheureusement logique pour le squad d'Aline Zeler. "Ça montre surtout la physionomie réelle de de la Super League entre le top 3 et le reste du championnat", expliquait d'ailleurs cette dernière après la rencontre. "Le but, c'est aussi de confronter mes joueuses à ce niveau-là, car c'est important pour leur futur. Afin de savoir où chacune se situe individuellement."

"J'ai dit à mes joueuses : Ne pensez surtout pas que vous êtes des clettes ou que vous ne savez pas jouer au foot."

Aline Zeler, coach de Charleroi

En deuxième mi-temps, Anderlecht n'a pas perdu son envie d'enfoncer le score, tout en contrôlant totalement le match. Des conditions idéales pour permettre à Amber Maximus de claquer un petit doublé (53e et 67e), elle qui a vu sa carrière marquée par de graves blessures au genou les années précédentes. La numéro 9 mauve, entrée à la pause, aurait même pu imiter Wullaert en claquant un triplé si elle avait été plus en réussite dans le dernier quart d'heure.

Qu'à cela ne tienne, Mariam Toloba a sorti sa classique patate pour trouer les filets carolos, afin de sceller en beauté la victoire anderlechtoise (84e). Même déforcé par les départs et les blessures (Laura De Neve et Ella Van Kerkhoven sont toujours HS), ce RSCA en a encore sous le capot.

Côté carolo, les mines étaient fatalement mauvaises au moment du coup de sifflet final. Pas facile dans ces conditions de remobiliser un groupe qui goûte à peine aux joies de l'élite féminine. "J'ai dû remplacer les absentes par des joueuses de P1, car on n'a pas d'équipe intermédiaire en D1 ou D2, ce qui est un objectif à terme à Charleroi", poursuivait la coach carolo. "OK, elles avaient l'air un peu perdues sur le terrain, mais elles n'ont pas l'habitude de ce niveau ni même de s'entraîner avec nous. Et surtout, elles ont donné le max. (...) Je leur ai dit : Ne pensez surtout pas que vous êtes des clettes ou que vous ne savez pas jouer au foot. C'est le sentiment qui prédomine après une telle défaite. C'est juste collectivement qu'il faut que ça prenne. On ne doit pas être déçues, mais voir ça comme un apprentissage", complétait la coach d'une équipe qui a souffert à chaque accélération adverse tout au long du match.

Un apprentissage qui se poursuivra vendredi prochain à Marcinelle face à Zulte Waregem, qui sort d'un six sur six après avoir battu les Genk Ladies ce samedi (3-0).

Une pelouse mythique, un stade intimidant, des quadruples championnes en titre en face et quatre éléments importants blessés (Mélissa Tom, Alyson Duterne, Jennifer Bouchenna et Yasaman Farmani) : on ne va pas se mentir, il était difficile pour le Sporting de Charleroi de ramener un ou des points d'Anderlecht. Ça n'a d'ailleurs pas raté, les Hennuyères sont revenues dans leurs pénates avec sept buts de la besace. Et l'addition aurait pu être encore plus salée si les Bruxelloises s'étaient montrées plus concrètes en fin de rencontre.Revenues la tête basse de Croatie, où elles ont vu leurs ambitions européennes s'écrouler après la surprenante défaite subie à Osijek, les Mauves ne pouvaient espérer meilleure façon de se remettre en confiance, avec un festival de buts et un public de retour en tribunes. En prenant directement leurs adversaires à la gorge, les joueuses de Johan Walem ont rapidement mis la gardienne Joséphine Delvaux, en galère à la relance, sous pression. Avec à la clé un premier but signé Noémie Gelders, sur un assist d'une Laura Deloose oubliée sur son flanc droit à la quatorzième minute.Malgré tout, la rencontre manquait de rythme. Est-ce ce geste de Tessa Wullaert, entre encouragements et frustration peu après la vingtième minute de jeu, qui a boosté les Anderlechtoises ? Peut-être. Toujours est-il que quelques minutes plus tard, les choses se sont méchamment emballées, avec un triplé de la capitaine des Red Flames en quinze petites minutes (29e, 32e et 44e), bien aidée il est vrai par une Delvaux pas vraiment sûre dans ses cages. 4-0 à la pause, le score est dur, mais malheureusement logique pour le squad d'Aline Zeler. "Ça montre surtout la physionomie réelle de de la Super League entre le top 3 et le reste du championnat", expliquait d'ailleurs cette dernière après la rencontre. "Le but, c'est aussi de confronter mes joueuses à ce niveau-là, car c'est important pour leur futur. Afin de savoir où chacune se situe individuellement."En deuxième mi-temps, Anderlecht n'a pas perdu son envie d'enfoncer le score, tout en contrôlant totalement le match. Des conditions idéales pour permettre à Amber Maximus de claquer un petit doublé (53e et 67e), elle qui a vu sa carrière marquée par de graves blessures au genou les années précédentes. La numéro 9 mauve, entrée à la pause, aurait même pu imiter Wullaert en claquant un triplé si elle avait été plus en réussite dans le dernier quart d'heure. Qu'à cela ne tienne, Mariam Toloba a sorti sa classique patate pour trouer les filets carolos, afin de sceller en beauté la victoire anderlechtoise (84e). Même déforcé par les départs et les blessures (Laura De Neve et Ella Van Kerkhoven sont toujours HS), ce RSCA en a encore sous le capot.Côté carolo, les mines étaient fatalement mauvaises au moment du coup de sifflet final. Pas facile dans ces conditions de remobiliser un groupe qui goûte à peine aux joies de l'élite féminine. "J'ai dû remplacer les absentes par des joueuses de P1, car on n'a pas d'équipe intermédiaire en D1 ou D2, ce qui est un objectif à terme à Charleroi", poursuivait la coach carolo. "OK, elles avaient l'air un peu perdues sur le terrain, mais elles n'ont pas l'habitude de ce niveau ni même de s'entraîner avec nous. Et surtout, elles ont donné le max. (...) Je leur ai dit : Ne pensez surtout pas que vous êtes des clettes ou que vous ne savez pas jouer au foot. C'est le sentiment qui prédomine après une telle défaite. C'est juste collectivement qu'il faut que ça prenne. On ne doit pas être déçues, mais voir ça comme un apprentissage", complétait la coach d'une équipe qui a souffert à chaque accélération adverse tout au long du match.Un apprentissage qui se poursuivra vendredi prochain à Marcinelle face à Zulte Waregem, qui sort d'un six sur six après avoir battu les Genk Ladies ce samedi (3-0).