Combien de temps Vincent Kompany s'entêtera-t-il dans ses certitudes ?

Il y a l'art et la manière. L'art de dire, la manière de faire. Ce week-end, Vincent Kompany n'a brillé dans aucun des deux registres. Prévisible à l'interview au moment de se réfugier derrière son process, flegmatique en bord terrain quand il fallait agir sur le déroulé d'une rencontre à l'issue finalement si prévisible. Puisqu'aucun de ses remplacements n'aura eu d'impact sur l'absence de domination concrète des Mauves, on dira que Kompany n'a pas trouvé la clé. Et que sans un penalty tombé du ciel - pour l'inutilité de la faute mouscronnoise - cet Anderlecht-là n'aurait même probablement jamais fait la course en tête.

Réduire les maux bruxellois à "la peur" ou "la naïveté" évoquées par Vincent Kompany paraît un résumé un peu cours des carences maisons.

Réduire les maux bruxellois à "la peur" ou "la naïveté" évoquées par Vincent Kompany en conférence de presse paraît dès lors un résumé un peu court des carences maisons. Pas plus, mais pas moins non plus, que depuis plus de deux ans maintenant, cette équipe-là manque aussi de talent. Parce qu'on ne se prend pas chaque semaine les pieds dans le tapis par accident. Si Vincent Kompany ne s'en rend pas compte avant le 5 octobre, les problèmes perdureront. Seul point d'éclaircie dans la grisaille mauve et blanche, la deuxième titularisation consécutive d'Adrien Trebel, meilleur Anderlechtois sur le terrain dimanche, tend à démontrer que le boss de la maison mauve sait aussi faire marche arrière. Prochaine étape, la remise en question. Déjà...

Charleroi, Mouscron, Beerschot, est-ce la victoire des blocs bas ?

On se gardera de tirer des conclusions hâtives qu'on ne saurait que trop vite regretter, mais le week-end estival raconte un championnat qui réussit aux plus prudents. Peut-être plus entreprenant que les deux semaines précédentes, le Charleroi de Belhocine aura d'abord fait mal en contre à Den Dreef. Pas plus spectaculaire que lors de ses deux premières sorties, l'Excel de Fernando Da Cruz continue lui de miser tout ou presque sur Hervé Koffi, un dernier rempart en feu depuis le début de saison. Tout en haut du championnat, le 5-3-2 d'Hernán Losada au Beerschot ressemble bien peu au joueur fantasque qu'a été l'Argentin.

Le Sporting et le Beerschot ne savent pas s'ils doivent leur victoire respective chez le champion à l'absence de public ou au manque d'imagination inquiétant du Club.

Reste qu'après trois journées de championnat, le Beerschot et Charleroi occupent la tête du championnat. Tous deux vainqueurs de Bruges au Jan Breydel, Carolos et Anversois ne savent pas encore s'ils doivent leur victoire respective dans l'antre du champion à l'absence de public ou au manque d'imagination inquiétant du Club. Ce que tout le monde sait en revanche, c'est qu'une équipe qui gagne a toujours raison. Et que ce début de championnat bouscule les certitudes de juillet.

Philippe Montanier peut-il se priver plus longtemps de Carcela ?

Avec trois buts inscrits en trois matches, l'attaque du Standard fait peine à voir. Elle n'est pas la seule. Genk, l'Antwerp, Courtrai, Saint-Trond, Eupen, Ostende et Gand ne font pas mieux. Mais tous n'ont pas les mêmes ambitions que les hommes de Philipe Montanier. Condamné à faire marquer Felipe Avenatti, le Standard s'obstine à centrer. À tout bout de champ, rarement à bon escient. Conclusion contre Genk : un seul tir cadré, mais pas de but. C'est ce qui s'appelle la transition forte.

Montanier se prive de Carcela par principe (de jeu), plus que par méforme.

Sous Michel Preud'homme, le Standard s'obstinait à passer par l'axe, sous Montanier, c'est le jeu des extrêmes. À droite, comme à gauche, de Fai à Gavory. Pendant ce temps-là, Mehdi Carcela, privé de la moindre minute de temps de jeu depuis la reprise, prend son mal en patience. Montanier s'en justifie en citant Johan Cruyff. "On ne juge pas un joueur sur les trois minutes où il a le ballon, mais sur les 87 autres. Et on a besoin de joueurs qui sont performants aussi sans ballon." Le message est clair. C'est par principe (de jeu) que le Français se prive de Carcela, plus que par méforme. Un choix courageux, mais qu'il sera difficile d'assumer beaucoup plus longtemps. En déplacement au Beerschot samedi prochain, les Rouches vont bien devoir ruser pour trouver la faille dans le double rideau défensif des Rats.

Combien de temps Vincent Kompany s'entêtera-t-il dans ses certitudes ?Il y a l'art et la manière. L'art de dire, la manière de faire. Ce week-end, Vincent Kompany n'a brillé dans aucun des deux registres. Prévisible à l'interview au moment de se réfugier derrière son process, flegmatique en bord terrain quand il fallait agir sur le déroulé d'une rencontre à l'issue finalement si prévisible. Puisqu'aucun de ses remplacements n'aura eu d'impact sur l'absence de domination concrète des Mauves, on dira que Kompany n'a pas trouvé la clé. Et que sans un penalty tombé du ciel - pour l'inutilité de la faute mouscronnoise - cet Anderlecht-là n'aurait même probablement jamais fait la course en tête. Réduire les maux bruxellois à "la peur" ou "la naïveté" évoquées par Vincent Kompany en conférence de presse paraît dès lors un résumé un peu court des carences maisons. Pas plus, mais pas moins non plus, que depuis plus de deux ans maintenant, cette équipe-là manque aussi de talent. Parce qu'on ne se prend pas chaque semaine les pieds dans le tapis par accident. Si Vincent Kompany ne s'en rend pas compte avant le 5 octobre, les problèmes perdureront. Seul point d'éclaircie dans la grisaille mauve et blanche, la deuxième titularisation consécutive d'Adrien Trebel, meilleur Anderlechtois sur le terrain dimanche, tend à démontrer que le boss de la maison mauve sait aussi faire marche arrière. Prochaine étape, la remise en question. Déjà...Charleroi, Mouscron, Beerschot, est-ce la victoire des blocs bas ?On se gardera de tirer des conclusions hâtives qu'on ne saurait que trop vite regretter, mais le week-end estival raconte un championnat qui réussit aux plus prudents. Peut-être plus entreprenant que les deux semaines précédentes, le Charleroi de Belhocine aura d'abord fait mal en contre à Den Dreef. Pas plus spectaculaire que lors de ses deux premières sorties, l'Excel de Fernando Da Cruz continue lui de miser tout ou presque sur Hervé Koffi, un dernier rempart en feu depuis le début de saison. Tout en haut du championnat, le 5-3-2 d'Hernán Losada au Beerschot ressemble bien peu au joueur fantasque qu'a été l'Argentin. Reste qu'après trois journées de championnat, le Beerschot et Charleroi occupent la tête du championnat. Tous deux vainqueurs de Bruges au Jan Breydel, Carolos et Anversois ne savent pas encore s'ils doivent leur victoire respective dans l'antre du champion à l'absence de public ou au manque d'imagination inquiétant du Club. Ce que tout le monde sait en revanche, c'est qu'une équipe qui gagne a toujours raison. Et que ce début de championnat bouscule les certitudes de juillet.Philippe Montanier peut-il se priver plus longtemps de Carcela ?Avec trois buts inscrits en trois matches, l'attaque du Standard fait peine à voir. Elle n'est pas la seule. Genk, l'Antwerp, Courtrai, Saint-Trond, Eupen, Ostende et Gand ne font pas mieux. Mais tous n'ont pas les mêmes ambitions que les hommes de Philipe Montanier. Condamné à faire marquer Felipe Avenatti, le Standard s'obstine à centrer. À tout bout de champ, rarement à bon escient. Conclusion contre Genk : un seul tir cadré, mais pas de but. C'est ce qui s'appelle la transition forte. Sous Michel Preud'homme, le Standard s'obstinait à passer par l'axe, sous Montanier, c'est le jeu des extrêmes. À droite, comme à gauche, de Fai à Gavory. Pendant ce temps-là, Mehdi Carcela, privé de la moindre minute de temps de jeu depuis la reprise, prend son mal en patience. Montanier s'en justifie en citant Johan Cruyff. "On ne juge pas un joueur sur les trois minutes où il a le ballon, mais sur les 87 autres. Et on a besoin de joueurs qui sont performants aussi sans ballon." Le message est clair. C'est par principe (de jeu) que le Français se prive de Carcela, plus que par méforme. Un choix courageux, mais qu'il sera difficile d'assumer beaucoup plus longtemps. En déplacement au Beerschot samedi prochain, les Rouches vont bien devoir ruser pour trouver la faille dans le double rideau défensif des Rats.