SILVIO PROTO (3600 MINUTES, 0 BUT, 0 ASSIST)
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SILVIO PROTO (3600 MINUTES, 0 BUT, 0 ASSIST)SON AVENIR : il va refermer la porte derrière lui après onze saisons passées au Parc Astrid. Le joueur et la direction n'ont pas trouvé d'accord sur la durée de son contrat et le salaire tandis qu'Ostende a accepté ses exigences. Selon les insiders, Proto en avait également assez que son autorité ne soit pas reconnue au sein du vestiaire. BON À SAVOIR : sa femme Barbara, qui a suivi une formation en psychologie, lui a appris à mieux contrôler ses émotions mais le jogging est le seul moyen de véritablement le calmer. Après sa carrière, il veut participer à des semi-marathons à travers le monde avec son copain Guillaume Gillet. SA PHRASE : " Besnik a commis des erreurs, comme tout le monde à Anderlecht. Mais ce n'est pas le genre de gars à venir pour prendre son chèque à la fin du mois et se foutre du reste " (30 janvier 2016). DENNIS PRAET (3132 MINUTES, 6 BUTS, 6 ASSISTS) SON AVENIR : la Fiorentina, Séville et Southampton, trois clubs de pays du big five, sont prêts à le transférer. Pour lui, peu importe la destination : ce qui compte, c'est de se retrouver dans une équipe qui soigne le jeu et, plus important encore, avec un entraîneur qui l'aligne à sa meilleure place. BON À SAVOIR : en cinq ans, Dennis Praet est devenu le MVP - Most Valuable Player - d'Anderlecht : il a inscrit 28 buts, délivrés 40 passes décisives et 37 pré-assists en 13.560 minutes et a donc été décisif toutes les 129 minutes. SA PHRASE : "Je franchirai peut-être un échelon la saison prochaine et il est possible que je me casse la figure mais j'aurai au moins essayé. Un joueur a besoin de défis, non ? " (21 octobre 2015). KARA MBODJ (2998 MINUTES, 2 BUTS, 2 ASSISTS) SON AVENIR : Kara Mbodj ne figure pas sur la liste des joueurs qui doivent partir à tout prix et le Sénégalais ne cherche pas à s'en aller non plus, même s'il ne considère Anderlecht que comme une étape sur la route qui mène à l'Angleterre. Trabzonspor s'est intéressé à lui mais seuls les clubs anglais sont assez fous pour mettre au moins 4,5 millions d'euros - le montant investi par Anderlecht - sur la table. BON À SAVOIR : il y a quelques semaines, Kara a conseillé à un ami de parier quelques centaines d'euros sur une victoire d'Anderlecht au Club Bruges. Malgré sa suspension et les forfaits d'Andy Najar ou Steven Defour, il ne doutait pas. Le lendemain, il s'est excusé pour la défaite, même s'il n'était pas sur le terrain. SA PHRASE : "Quand ça ne marche pas, c'est toujours ma faute ou celle de Stefano Okaka. Il faut que ça s'arrête. Peut-être les journalistes ont-ils des copains au sein du vestiaire mais il faut quand même tenter de rester objectif. " (19 février 2016) STEVEN DEFOUR (2788 MINUTES, 2 BUTS, 6 ASSISTS) SON AVENIR : Steven Defour n'a jamais justifié son salaire malgré une deuxième saison bien meilleure. Mais les critiques, notamment celles des supporters, l'ont particulièrement touché. Un départ semble préférable pour les deux parties. Ces multiples blessures vont peut-être même l'inciter à choisir une destination exotique. BON À SAVOIR : sa stabilité au niveau privé l'a changé professionnellement. Souvent avant l'entraînement, il passe aux soins pour soigner son mollet et le prévenir d'une rechute éventuelle. Il a toutefois tendance à aller trop dans le dur ce qui entraîne de nombreuses blessures. Malgré son faible temps de jeu à Porto, Defour évoque régulièrement avec nostalgie sa période portugaise. SA PHRASE : " A Anderlecht, je dois en faire beaucoup plus qu'avant : on attend de moi que je sois au-dessus du lot sur le terrain, dans le vestiaire, à l'entraînement... J'ai parfois l'impression qu'au moindre problème, on se dit que Defour va trouver la solution. " (13 février 2016). STEFANO OKAKA (2625 MINUTES, 15 BUTS, 3 ASSISTS) SON AVENIR : après avoir beaucoup bourlingué en Serie A et en Serie B, l'Italien rêve de s'établir quelque part. Son entourage affirme que ce qu'il cherche avant tout, c'est de la stabilité. BON À SAVOIR : sa carte rouge à Genk était la première en près de quatre ans. C'est Kara Mbodj qui est venu le calmer et ce n'est pas étonnant car les deux hommes habitent dans le même building, dans le quartier chic de l'Avenue Louise à Bruxelles. Les jours de congé, ils se promènent souvent ensemble. SA PHRASE : " Quand je suis arrivé à Anderlecht, certains journaux ont écrit que j'étais le plus mauvais transfert de la saison. Ça m'a perturbé. Pour le reste, la critique, je m'en fiche. " (20 avril 2016).YOURI TIELEMANS (2581 MINUTES, 6 BUTS, 3 ASSISTS) SON AVENIR : son agent, Christophe Henrotay, était à Madrid la semaine dernière afin de défendre son dossier à l'Atlético. Il est convaincu que son poulain doit partir à l'étranger s'il veut s'imposer parmi les Diables Rouges. En cas d'offre exceptionnelle, Anderlecht serait d'accord de le laisser partir.BON À SAVOIR : malgré plusieurs offres de l'étranger, il pourrait se voir conférer de nouvelles responsabilités au sein du nouveau noyau. Et être le leader tant recherché. Déjà cette saison, il s'est imposé dans le vestiaire. Avant le dernier entraînement de la saison, il est rentré dans la salle de fitness et a crié au groupe : " On se donne à fond et on ne lâche rien ! ". Il aimerait décrocher le Soulier d'Or et un titre avec son club de coeur avant de goûter à l'étranger. SA PHRASE : "C'est moi qui ai le plus gros contrat à Anderlecht ? Ah bon, je ne savais pas. Je ne suis pas du tout obsédé par l'argent. " OLIVIER DESCHACHT (2526 MINUTES, 0 BUT, 1 ASSIST) SON AVENIR : Olivier Deschacht, dont le contrat a été été prolongé d'un an en février dernier, ne songe pas encore à sa fin de carrière mais celle qui arrive sera sans doute la plus difficile pour lui : il a 35 ans, sera en rééducation jusqu'au mois d'août et a deux concurrents beaucoup plus jeunes que lui (Ivan Obradovic et Bram Nuytinck). BON À SAVOIR : Il n'a jamais fait figure de leader au sein du groupe. Et il ne cherche pas à l'être. D'ailleurs, il se préserve à l'entraînement en se contentant du minimum syndical et est l'un des premiers partis quand il faut quitter Neerpede. SA PHRASE : " Avec des garçons comme Mbark Boussoufa et Dieumerci Mbokani dans l'équipe, nous gagnions des matches sans forcer : ils étaient capables de faire la différence sur une seule action mais c'est du passé. Aujourd'hui, pour gagner, tout le monde doit être à 100 %. "ANDY NAJAR (2063 MINUTES, 3 BUTS, 1 ASSIST) SON AVENIR : La grave blessure au genou dont il a été victime l'a obligé à reporter d'un an ses rêves de transfert. Avec un peu de chance, cela permettra à Anderlecht de réclamer un peu plus que les cinq millions d'euros qu'il espérait toucher cette année. BON À SAVOIR : au début du mois de mai, il est parti chez lui, à Washington DC, afin de se remettre de son opération des ligaments croisés. L'homme qui doit le remettre sur pied est Randy Rocha, un Américain qui a très bonne réputation sur la côte est des Etats-Unis puisqu'il a été préparateur physique de l'équipe olympique américaine. SA PHRASE : " Après les attentats à l'aéroport de Zaventem et à Bruxelles, j'ai immédiatement appelé ma femme. Elle avait peur, notre enfant aussi. Ils veulent quitter la Belgique, ce n'est pas la vie de famille dont je rêve. " (23 mars 2016). FRANK ACHEAMPONG (1952 MINUTES, 5 BUTS, 3 ASSISTS) SON AVENIR : si Anderlecht veut que son TGV ghanéen lui rapporte de l'argent, c'est le moment ou jamais. L'été dernier, son transfert à Marseille a échoué. Son impressionnante campagne européenne - 4 buts et 1 assist - a cependant attiré l'attention du Hertha Berlin. BON À SAVOIR : Frank Acheampong aime recevoir la visite d'amis footballeurs. Après la défaite au Club Bruges (4-0), Franck Ohandza, un Camerounais qui joue à Hajduk Split, est venu le chercher en voiture à Neerpede. Les deux hommes ont évolué ensemble à Buriram United, en Thaïlande. SA PHRASE : "J'adore l'athlétisme. J'aimerais affronter mon idole, Usain Bolt. " (23 décembre 2015). LEANDER DENDONCKER (1881 MINUTES, 1 BUT, 1 ASSIST) SON AVENIR : Toute l'Europe a suivi son évolution cette saison mais aucune piste concrète ne s'est dégagée. Leander Dendoncker ne s'en fait pas : il veut d'abord s'imposer au Parc Astrid avant de franchir la frontière. A nouveau blessé à la cuisse, il y a vraiment très peu de chances qu'il parte cet été.BON À SAVOIR : Dendoncker est obsédé par son corps, surtout depuis sa blessure. Après un match, il va tout de suite voir le kiné pour se faire masser la cuisse avant de reprendre l'autocar. On le voit très rarement à la salle des joueurs. SA PHRASE : "Si on me reprend en équipe nationale pour jouer dans l'axe de la défense, vous ne m'entendrez jamais dire que je suis un médian défensif et que je veux jouer en 6. Même si je pense que c'est ma meilleure place. " (26 novembre 2015). MATIAS SUAREZ (1707 MINUTES, 6 BUTS, 5 ASSISTS) SON AVENIR : Anderlecht veut se débarrasser de son (gros) contrat et lui aussi a envie d'une nouvelle aventure. Il aimerait poursuivre sa carrière dans un pays hispanophone et son dernier match de play-offs face à Zulte Waregem ressemblait à une tournée d'adieux. BON À SAVOIR : Il est parfois nostalgique de l'Argentine et quelque peu fataliste par rapport aux blessures. Il cherche quelque chose d'autre pour rebooster son moral. Il ne voulait pas quitter dans l'urgence Anderlecht pour Nantes en milieu de saison. Il veut trouver un port d'attache au sud et prendre le temps d'y installer toute sa famille. SA PHRASE : " Je pèse 73 kg, c'est mon poids de forme. Comme je suis plus léger, mes genoux accusent moins le coup. En 2012, lorsque j'ai remporté le Soulier d'Or, je pesais 81 kg ! " (16 décembre 2015). Par Alain Eliasy Avec Thomas Bricmont