Le lendemain de la lamentable défaite de Vincent Kompany et consorts à Ostende, les espoirs d'Anderlecht ont défendu leur première place contre Genk au stade Frans Lathouwers de Hoger op Wolvertem Merchtem, une formation de D3 amateurs. Kompany, qui assiste régulièrement aux séances et aux matches des U21, n'est pas présent. L'entraîneur des gardiens, Max de Jong, est le seul représentant du staff technique. On murmure qu'aucun dirigeant ou membre proéminent du staff n'a osé se montrer, par peur d'une confrontation directe avec les supporters. De Jong voit Yehven Makarenko, Thierry Lutonda, Anouar Ait El Hadj et Hotman El Kababri assurer leur victoire à la 94e grâce à un but d'Antoine Colassin.

Vincent Kompany a reconnu qu'il était moins haut dans la hiérarchie le jour des matches.

Au même moment, Michael Verschueren doit défendre sa gestion dans La Tribune, à la RTBF, et dans son pendant néerlandophone Extra Time. En coulisses, Verschueren est en train de régler les derniers détails du transfert de l'arrière droit Amir Murillo (voir encadré). L'entourage de Killian Sardella sait depuis longtemps que le Sporting cherche un nouvel arrière droit et le club l'a annoncé au joueur. Verschueren veut doubler toutes les positions et pendant le mercato hivernal, il va donc tenter d'embaucher un arrière gauche et un attaquant. Le profil de celui-ci est déjà établi : il doit être une version plus robuste de Kemar Roofe. Un avant costaud et mobile, capable de peser sur une défense. Un Français de Ligue 1 correspond parfaitement à cette description mais comme il rejoue depuis peu, il ne sera sans doute plus à la portée d'Anderlecht.

Une demi-journée après son coup médiatique, Verschueren doit fournir des explications au Fan Board, l'organe de coupole des clubs de supporters wallons, bruxellois et flamands du RSCA. Frank Eekhout, que la presse sollicite souvent comme porte-parole du Fan Board, ce qui agace les supporters francophones, annonce le verdict. Les supporters vont continuer à soutenir la jeune équipe mais le duo Vercauteren - Kompany doit arrêter de procéder à ses folles expériences. Selon un poids lourd de l'Association francophone des supporters anderlechtois (AFSA), Eekhout ne s'exprime pas au nom de tous les supporters et il aurait dû sonder la base avant de faire cette déclaration. Le problème, c'est que les supporters ne sont pas sur la même longueur d'ondes. Et surtout, ils restent étonnamment calmes. " Les rangs sont divisés ", raconte Frédéric Celis, président du Purple Heart from Liège. " Certains ne peuvent plus supporter le football ni le classement de l'équipe. Les autres sont contents que le club aligne autant de jeunes et espèrent que ça aille mieux. J'ai connu la période durant laquelle les supporters se rendaient au stade pour tout démolir quand ça allait mal. Maintenant, les gens applaudissent poliment après une défaite et rentrent chez eux. Je ne peux pas prédire ce qui va arriver à Sclessin si nous perdons. "

LE SUIVI MÉDICAL

Les supporters tiennent parole et sont en masse au Canonnier. A chaque but des Bruxellois, des cris de joie éclatent aux quatre coins du stade. Pour la première fois depuis la fin août, les supporters qui ont suivi l'équipe assistent à un football dominateur. La présence de Philippe Sandler et de Kompany, le seul joueur d'Anderlechtois en manches courtes, n'y est pas étrangère. Le penalty raté de Roofe, qui se rachète après le match en offrant ses chaussures à un supporter, n'est qu'un épisode dans la victoire 2-3 du Sporting à l'Excel. D'un coup, Anderlecht croit à nouveau en une issue favorable. We're gonna win the cup. We're gonna win the cup. Anderlecht n'est pas mort. Une crise ? So what ? Anderlecht va mieux, selon Vercauteren. " Cette équipe gagne en maturité semaine après semaine ", commente Alexis Saelemaekers. " Nous avons prouvé que nous étions capables de réagir après une déception. Les critiques qui ont suivi le match à Ostende nous ont touchés. Devoir lire ou entendre que nous ne mouillons pas notre maillot et n'affichons aucune rage de vaincre fait mal. Ça nous a piqués au vif. Nous devions donc montrer au public que tout ce qui avait été dit après Ostende était faux. "

Les Anderlechtois jubilaient jeudi à Mouscron. Il en allait autrement dimanche après le nul blanc face aux Carolos., BELGAIMAGE
Les Anderlechtois jubilaient jeudi à Mouscron. Il en allait autrement dimanche après le nul blanc face aux Carolos. © BELGAIMAGE

Si la tension est palpable lundi, les joueurs sont bien vivants le vendredi. Certains marchent la tête haute à Neerpede. Dans le vestiaire, on perçoit même une ambiance un brin euphorique. Il suffit manifestement d'une victoire pour éveiller l'impression que tout va bien à Anderlecht. Les seuls bémols à la victoire en coupe sont les blessures de Kompany et Sandler. La suite d'un problème récurrent depuis un an. La saison passée, Zakaria Bakkali et Landry Dimata en ont été les victimes. Cette saison, c'est au tour d'Adrien Trebel, Nacer Chadli, Vincent Kompany et Philippe Sandler. " Jamais encore je n'ai entendu les entraîneurs critiquer le staff médical ", constate un initié. " C'est compréhensible, dans la mesure où Glenn Vercauteren est le chef des kinésithérapeutes. Vercauteren ne va pas saquer son propre fils. Mais nul ne peut nier qu'il y a un problème. Nous avons beaucoup de blessés de longue durée et des joueurs qui rechutent. "

Les dirigeants ne semblent pas se faire de souci quant à l'assistance médicale à Neerpede. Et personne n'ose en dire un mot de peur d'être catalogué de patron frustré. Le fait est que maintenir en forme ses joueurs relève du grand art. Et Anderlecht est la seule équipe du G5 qui n'y parvienne pas pour l'instant.

L'ATTITUDE ZEN

Samedi, Verschueren assiste à l'ultime entraînement avant le match contre Charleroi en compagnie de deux amis. Dimanche, le Chief of Football est témoin du concert massif de huées dont Vercauteren est victime. Tout le monde, au Lotto Park, se demande pourquoi Vercauteren attend la 89e et la 93e pour faire monter respectivement Michel Vlap et Yari Verschaeren. Deux remplacements forcés. " Je n'avais pas de raison directe d'opérer des remplacements ", explique Vercauteren. " Tout se passait bien sur le plan défensif. Certains avaient atteint leurs limites mais ils étaient encore capables de réaliser une action. "

La réponse diplomate de Marco Kana quand on lui demande s'il ne s'attendait pas à un remplacement plus rapide ? " Nous avons pleine confiance en l'entraîneur. Il sait ce qu'il fait. "

Vercauteren se fiche des critiques. Ou plutôt : il semble être au-dessus. On a pu le remarquer pendant ses conférences de presse la semaine dernière. Il reste calme, qu'il ait gagné ou perdu, et il n'élève jamais la voix. Il applique cette attitude zen aux matches. " Le résultat en cours de match n'a aucun impact sur mes états d'âme. Je dois continuer à faire la même chose, de même que mon équipe. Soit continuer à défendre, à attaquer et marquer. Je n'ai jamais peur. Je conserve ma confiance en l'équipe dans tous les moments. Je ne peux pas attendre de mes joueurs qu'ils restent sereins si je réagis autrement. Mais je vis avec une réalité : sept footballeurs issus de notre école ont joué. Ils ont fait de leur mieux et on peut attendre beaucoup d'eux mais nous avons encore du pain sur la planche. "

A l'intention de ceux qui ne l'avaient pas encore réalisé : Vercauteren imprime de plus en plus son sceau sur le Sporting. En semaine, il abandonne le commando à Kompany et aux autres entraîneurs mais le week-end, il est le patron, dès que l'équipe se retire au Martin's Red Hotel du centre de Tubize. Kompany a reconnu que le jour des matches, il se situe un peu moins haut dans la hiérarchie : durant un long entretien avec un joueur, Vince a concédé que Vercauteren effectuait la composition de l'équipe. Ce qui veut dire que Lutonda, le seul arrière gaucher, Trebel et Vlap vont devoir ruminer leur déception sur le banc ou en U21. Le 0-0 contre Charleroi a été la touche finale, peu surprenante, d'une semaine très spéciale. " Il est primordial d'accéder aux play-offs 1 ", déclare Kana. " Et nous allons tout mettre en oeuvre pour y parvenir. "

Anderlecht engage le clone de Clinton

Amir Murillo, la première recrue du mercato anderlechtois., RSCA
Amir Murillo, la première recrue du mercato anderlechtois. © RSCA

La semaine dernière, Michael Verschueren a embauché sa première cible, l'arrière droit Amir Murillo. Il vient des New York Red Bulls, une filiale du Red Bull Salzbourg et du RB Leipzig. Selon la rumeur, Anderlecht paie un peu moins que la fameuse allocation money de 680.000 euros. Avec les primes, le montant du transfert pourrait s'élever à 900.000 euros. Murillo, qui avait un salaire de base de 103.000 euros aux New York Red Bulls, bénéficierait d'une fameuse augmentation. En 2017, Murillo a quitté San Francisco et le Panama pour les New York Red Bulls. Il a été élu meilleur rookie de l'année dès sa première saison. En 2018, il a été sélectionné pour le MLS All-star game contre la Juventus. Il a paradé entre Laurent Ciman, Carlos Vela, Jonathan dos Santos, Sebastian Giovinco et Alphonso Davies. Aux States, il a la réputation d'un défenseur apte à placer de nombreuses attaques tout en sprintant rapidement en arrière en cas de contre. Il tire aussi son plan au sein d'un trio défensif. De ce point de vue, il a le même profil que Clinton Mata. " Amir est mobile, costaud et athlétique. Quand la situation le permet, il opte pour une solution footballistique. Il convient donc parfaitement à notre vision du football ", a fait remarquer Verschueren sur le site d'Anderlecht.

Le PSV s'est intéressé à lui il y a un an et l'été dernier, une équipe espagnole était prête à acheter l'international panaméen mais New York n'était pas disposé à se séparer de son joueur. " Les clubs de MLS ne cèdent pas de bon gré leurs footballeurs en été car le marché des transferts n'est ouvert qu'un mois ", explique Edgar Carles, le manager de Murillo. " Ça n'a donc pas abouti. Il suscitait l'intérêt de clubs de MLS aussi mais nous voulions un transfert en Europe, afin d'effectuer un pas en avant, sportivement et financièrement. Anderlecht va mal pour le moment ? Ça va rapidement changer, je n'en doute pas un instant. Cette situation est une opportunité pour toutes les parties. "

Bien que les négociations se soient déroulées dans la plus grande discrétion, Verschueren a été trahi, à la fin. Au début de la semaine passée, une photo saisie sur l'ordinateur de Verschueren a circulé. On y voyait clairement ses discussions WhatsApp. On a pu reconnaître Denis Hamlett, le directeur sportif des New York Red Bulls, et Edgar Carles. Mais nul n'a opéré le lien avec Murillo. Carles : " Au Panama, son transfert a fait la une. Il a surpris et enchanté beaucoup de gens. Les journalistes panaméens sont en général au courant de tout mais cette fois, nous avons réussi à préserver le secret jusqu'à l'annonce officielle des deux clubs. Toutes les parties sont satisfaites que rien n'ait fuité des négociations en cours. "

Où sont les piliers ?

Franky Vercauteren a poursuivi sur l'élan des semaines précédentes contre Charleroi, en alignant une équipe espoirs améliorée. Après vingt matches, coupe et championnat confondus, la conclusion est presque stupéfiante : les piliers de la saison passée (Adrien Trebel, Landry Dimata, Thomas Didillon, Pieter Gerkens) et les nouveaux censés conférer un cachet supplémentaire à l'équipe (Vincent Kompany, Nacer Chadli, Samir Nasri, Kemar Roofe, Philippe Sandler, Michel Vlap) n'ont pas disputé 60% des matches, à cause de blessures ou de choix tactiques. Seuls Roofe et Chadli figurent dans le top dix du temps de jeu. Passage en revue.

Le lendemain de la lamentable défaite de Vincent Kompany et consorts à Ostende, les espoirs d'Anderlecht ont défendu leur première place contre Genk au stade Frans Lathouwers de Hoger op Wolvertem Merchtem, une formation de D3 amateurs. Kompany, qui assiste régulièrement aux séances et aux matches des U21, n'est pas présent. L'entraîneur des gardiens, Max de Jong, est le seul représentant du staff technique. On murmure qu'aucun dirigeant ou membre proéminent du staff n'a osé se montrer, par peur d'une confrontation directe avec les supporters. De Jong voit Yehven Makarenko, Thierry Lutonda, Anouar Ait El Hadj et Hotman El Kababri assurer leur victoire à la 94e grâce à un but d'Antoine Colassin. Au même moment, Michael Verschueren doit défendre sa gestion dans La Tribune, à la RTBF, et dans son pendant néerlandophone Extra Time. En coulisses, Verschueren est en train de régler les derniers détails du transfert de l'arrière droit Amir Murillo (voir encadré). L'entourage de Killian Sardella sait depuis longtemps que le Sporting cherche un nouvel arrière droit et le club l'a annoncé au joueur. Verschueren veut doubler toutes les positions et pendant le mercato hivernal, il va donc tenter d'embaucher un arrière gauche et un attaquant. Le profil de celui-ci est déjà établi : il doit être une version plus robuste de Kemar Roofe. Un avant costaud et mobile, capable de peser sur une défense. Un Français de Ligue 1 correspond parfaitement à cette description mais comme il rejoue depuis peu, il ne sera sans doute plus à la portée d'Anderlecht. Une demi-journée après son coup médiatique, Verschueren doit fournir des explications au Fan Board, l'organe de coupole des clubs de supporters wallons, bruxellois et flamands du RSCA. Frank Eekhout, que la presse sollicite souvent comme porte-parole du Fan Board, ce qui agace les supporters francophones, annonce le verdict. Les supporters vont continuer à soutenir la jeune équipe mais le duo Vercauteren - Kompany doit arrêter de procéder à ses folles expériences. Selon un poids lourd de l'Association francophone des supporters anderlechtois (AFSA), Eekhout ne s'exprime pas au nom de tous les supporters et il aurait dû sonder la base avant de faire cette déclaration. Le problème, c'est que les supporters ne sont pas sur la même longueur d'ondes. Et surtout, ils restent étonnamment calmes. " Les rangs sont divisés ", raconte Frédéric Celis, président du Purple Heart from Liège. " Certains ne peuvent plus supporter le football ni le classement de l'équipe. Les autres sont contents que le club aligne autant de jeunes et espèrent que ça aille mieux. J'ai connu la période durant laquelle les supporters se rendaient au stade pour tout démolir quand ça allait mal. Maintenant, les gens applaudissent poliment après une défaite et rentrent chez eux. Je ne peux pas prédire ce qui va arriver à Sclessin si nous perdons. " Les supporters tiennent parole et sont en masse au Canonnier. A chaque but des Bruxellois, des cris de joie éclatent aux quatre coins du stade. Pour la première fois depuis la fin août, les supporters qui ont suivi l'équipe assistent à un football dominateur. La présence de Philippe Sandler et de Kompany, le seul joueur d'Anderlechtois en manches courtes, n'y est pas étrangère. Le penalty raté de Roofe, qui se rachète après le match en offrant ses chaussures à un supporter, n'est qu'un épisode dans la victoire 2-3 du Sporting à l'Excel. D'un coup, Anderlecht croit à nouveau en une issue favorable. We're gonna win the cup. We're gonna win the cup. Anderlecht n'est pas mort. Une crise ? So what ? Anderlecht va mieux, selon Vercauteren. " Cette équipe gagne en maturité semaine après semaine ", commente Alexis Saelemaekers. " Nous avons prouvé que nous étions capables de réagir après une déception. Les critiques qui ont suivi le match à Ostende nous ont touchés. Devoir lire ou entendre que nous ne mouillons pas notre maillot et n'affichons aucune rage de vaincre fait mal. Ça nous a piqués au vif. Nous devions donc montrer au public que tout ce qui avait été dit après Ostende était faux. " Si la tension est palpable lundi, les joueurs sont bien vivants le vendredi. Certains marchent la tête haute à Neerpede. Dans le vestiaire, on perçoit même une ambiance un brin euphorique. Il suffit manifestement d'une victoire pour éveiller l'impression que tout va bien à Anderlecht. Les seuls bémols à la victoire en coupe sont les blessures de Kompany et Sandler. La suite d'un problème récurrent depuis un an. La saison passée, Zakaria Bakkali et Landry Dimata en ont été les victimes. Cette saison, c'est au tour d'Adrien Trebel, Nacer Chadli, Vincent Kompany et Philippe Sandler. " Jamais encore je n'ai entendu les entraîneurs critiquer le staff médical ", constate un initié. " C'est compréhensible, dans la mesure où Glenn Vercauteren est le chef des kinésithérapeutes. Vercauteren ne va pas saquer son propre fils. Mais nul ne peut nier qu'il y a un problème. Nous avons beaucoup de blessés de longue durée et des joueurs qui rechutent. " Les dirigeants ne semblent pas se faire de souci quant à l'assistance médicale à Neerpede. Et personne n'ose en dire un mot de peur d'être catalogué de patron frustré. Le fait est que maintenir en forme ses joueurs relève du grand art. Et Anderlecht est la seule équipe du G5 qui n'y parvienne pas pour l'instant. Samedi, Verschueren assiste à l'ultime entraînement avant le match contre Charleroi en compagnie de deux amis. Dimanche, le Chief of Football est témoin du concert massif de huées dont Vercauteren est victime. Tout le monde, au Lotto Park, se demande pourquoi Vercauteren attend la 89e et la 93e pour faire monter respectivement Michel Vlap et Yari Verschaeren. Deux remplacements forcés. " Je n'avais pas de raison directe d'opérer des remplacements ", explique Vercauteren. " Tout se passait bien sur le plan défensif. Certains avaient atteint leurs limites mais ils étaient encore capables de réaliser une action. " La réponse diplomate de Marco Kana quand on lui demande s'il ne s'attendait pas à un remplacement plus rapide ? " Nous avons pleine confiance en l'entraîneur. Il sait ce qu'il fait. " Vercauteren se fiche des critiques. Ou plutôt : il semble être au-dessus. On a pu le remarquer pendant ses conférences de presse la semaine dernière. Il reste calme, qu'il ait gagné ou perdu, et il n'élève jamais la voix. Il applique cette attitude zen aux matches. " Le résultat en cours de match n'a aucun impact sur mes états d'âme. Je dois continuer à faire la même chose, de même que mon équipe. Soit continuer à défendre, à attaquer et marquer. Je n'ai jamais peur. Je conserve ma confiance en l'équipe dans tous les moments. Je ne peux pas attendre de mes joueurs qu'ils restent sereins si je réagis autrement. Mais je vis avec une réalité : sept footballeurs issus de notre école ont joué. Ils ont fait de leur mieux et on peut attendre beaucoup d'eux mais nous avons encore du pain sur la planche. " A l'intention de ceux qui ne l'avaient pas encore réalisé : Vercauteren imprime de plus en plus son sceau sur le Sporting. En semaine, il abandonne le commando à Kompany et aux autres entraîneurs mais le week-end, il est le patron, dès que l'équipe se retire au Martin's Red Hotel du centre de Tubize. Kompany a reconnu que le jour des matches, il se situe un peu moins haut dans la hiérarchie : durant un long entretien avec un joueur, Vince a concédé que Vercauteren effectuait la composition de l'équipe. Ce qui veut dire que Lutonda, le seul arrière gaucher, Trebel et Vlap vont devoir ruminer leur déception sur le banc ou en U21. Le 0-0 contre Charleroi a été la touche finale, peu surprenante, d'une semaine très spéciale. " Il est primordial d'accéder aux play-offs 1 ", déclare Kana. " Et nous allons tout mettre en oeuvre pour y parvenir. "