En juillet 2017, le club chinois de Tianjin Teda vient aux nouvelles pour s'offrir les services de Frank Acheampong, héros de la campagne européenne d'Anderlecht. Herman Van Holsbeeck, alors manager bruxellois, imagine un deal rapide: un prêt de deux millions d'euros, avec une option sur un transfert définitif à 3,5 millions, pour un montant total de 5,5. La location est actée, et l'option validée dès le mois de novembre.

Derrière, il y aurait une idée: contourner une clause de "sell-on", détenue par le premier club vendeur de Frank Acheampong. Après une formation au Ghana, Franky avait rejoint l'Asie du sud-est et le Buriram United, en 2011. Il reste un an et demi chez les septuples champions de Thaïlande, avant de tenter l'aventure en Europe. Début 2013, Frank débarque en prêt à Neerpede puis, l'été venu, Anderlecht et Buriram se mettent d'accord: un million d'euros et 15% sur la revente de l'attaquant pour les Thaïlandais, soit la fameuse clause de "sell-on" qui aurait été dribblée.

En 2017, Herman Van Holsbeeck drague donc les Chinois de Tianjin pour bonifier son investissement ghanéen. Les représentants de Buriram se penchent sur le dossier courant 2019 et saisissent la FIFA dans la foulée. Selon les plaignants, le prêt de deux millions d'euros serait venu masquer le prix global du transfuge de Frank Acheampong (5,5 millions d'euros), afin que les 15% à la revente s'appliquent seulement sur son transfert définitif (3,5 millions). Le Sporting pensait ainsi devoir 525.000 euros à Buriram, plutôt que 825.000. Une pirouette de 300.000 euros, mais semble-t-il jugée insuffisante par les cerveaux anderlechtois, qui n'ont finalement viré que 449.500 euros sur le compte de leurs homologues thaïlandais.

Le 11 août dernier, sept ans après le premier but mauve de Franky, la FIFA donne raison au Buriram United FC et condamne le RSC Anderlecht à régler les 375.500 euros manquants, plus des intérêts gonflant la facture aux alentours de 425.000. Le RSCA, qui n'a pas manifesté la volonté d'interjeter appel, dispose de 45 jours pour payer (à partir de la date de la décision) et s'expose, dans le cas contraire, à une interdiction de transfert de trois mercatos.

Les Mauves balaient l'idée de s'exprimer, par l'intermédiaire de leur porte-parole: "Le club ne commente pas cette affaire pour l'instant", déclare Jan Gatz, par mail, et dans la langue de Vondel. Herman Van Holsbeeck, parti plusieurs mois avant la plainte, affirme que "cela ne [lui] dit rien du tout", bien qu'il puisse avoir "essayé de gagner le maximum pour le bien du club". Seul le cabinet belge Eleven & Law, représentant Buriram United, confirme l'info: la décision est définitive et sans appel.

Découvrez l'intégralité de cet article dans votre Sport/Foot Magazine de ce mercredi 9 septembre.

En juillet 2017, le club chinois de Tianjin Teda vient aux nouvelles pour s'offrir les services de Frank Acheampong, héros de la campagne européenne d'Anderlecht. Herman Van Holsbeeck, alors manager bruxellois, imagine un deal rapide: un prêt de deux millions d'euros, avec une option sur un transfert définitif à 3,5 millions, pour un montant total de 5,5. La location est actée, et l'option validée dès le mois de novembre. Derrière, il y aurait une idée: contourner une clause de "sell-on", détenue par le premier club vendeur de Frank Acheampong. Après une formation au Ghana, Franky avait rejoint l'Asie du sud-est et le Buriram United, en 2011. Il reste un an et demi chez les septuples champions de Thaïlande, avant de tenter l'aventure en Europe. Début 2013, Frank débarque en prêt à Neerpede puis, l'été venu, Anderlecht et Buriram se mettent d'accord: un million d'euros et 15% sur la revente de l'attaquant pour les Thaïlandais, soit la fameuse clause de "sell-on" qui aurait été dribblée. En 2017, Herman Van Holsbeeck drague donc les Chinois de Tianjin pour bonifier son investissement ghanéen. Les représentants de Buriram se penchent sur le dossier courant 2019 et saisissent la FIFA dans la foulée. Selon les plaignants, le prêt de deux millions d'euros serait venu masquer le prix global du transfuge de Frank Acheampong (5,5 millions d'euros), afin que les 15% à la revente s'appliquent seulement sur son transfert définitif (3,5 millions). Le Sporting pensait ainsi devoir 525.000 euros à Buriram, plutôt que 825.000. Une pirouette de 300.000 euros, mais semble-t-il jugée insuffisante par les cerveaux anderlechtois, qui n'ont finalement viré que 449.500 euros sur le compte de leurs homologues thaïlandais. Le 11 août dernier, sept ans après le premier but mauve de Franky, la FIFA donne raison au Buriram United FC et condamne le RSC Anderlecht à régler les 375.500 euros manquants, plus des intérêts gonflant la facture aux alentours de 425.000. Le RSCA, qui n'a pas manifesté la volonté d'interjeter appel, dispose de 45 jours pour payer (à partir de la date de la décision) et s'expose, dans le cas contraire, à une interdiction de transfert de trois mercatos.Les Mauves balaient l'idée de s'exprimer, par l'intermédiaire de leur porte-parole: "Le club ne commente pas cette affaire pour l'instant", déclare Jan Gatz, par mail, et dans la langue de Vondel. Herman Van Holsbeeck, parti plusieurs mois avant la plainte, affirme que "cela ne [lui] dit rien du tout", bien qu'il puisse avoir "essayé de gagner le maximum pour le bien du club". Seul le cabinet belge Eleven & Law, représentant Buriram United, confirme l'info: la décision est définitive et sans appel.Découvrez l'intégralité de cet article dans votre Sport/Foot Magazine de ce mercredi 9 septembre.