Vous l'avez sans doute remarqué durant la saga Hazard ou dans la recherche d'un nouvel attaquant au Club de Bruges : financièrement, aucune des deux équipes n'a beaucoup de latitude. Les deux équipes ont un gros noyau, dans lequel certains joueurs sont très bien payés. Les deux équipes ont déjà consenti un effort. Anderlecht avec ses deux Serbes, le Club avec Simons et De Sutter. Cela, et le renouvellement du contrat de certains joueurs dont l'ont était satisfait a couté beaucoup d'argent aux deux clubs. Voilà pourquoi Anderlecht et Bruges recherche davantage le prêt d'un joueur. Anderlecht a tenté d'attirer Ruiz, Defour, Hazard et Batshuayi. Bruges a travaillé discrètement

Avec la Coupe du monde en ligne de mire, nos deux clubs du top espéraient attirer des joueurs désireux d'augmenter leurs chances de voyage au Brésil avec leur sélection nationale. A ce titre, le système des play-off et de ses matchs intenses devait être un argument attractif. Mais il faut bien le constater, a une semaine de la fin du mercato, cela n'a pas marché. Pour le moment, aucun étranger au nom ronflant n'est venu rejoindre les pelouses belges. Il y a aussi des Belges qui rêvent de Coupe du monde, mais qui sont pour le moment sur le banc. Pour eux, la Jupiler League n'est pas assez attractive pour y refaire un petit passage temporaire, malgré les avertissements du sélectionneur fédéral. Plus fort encore, certains joueurs ambitieux (Malanda), préfèrent quitter le pays, quitte à y perdre du temps de jeu. Pour les Defour, Vermaelen, Chadli, la Belgique ne sera une option que pour y finir leur carrière, comme Simons.

Nos clubs de tête sont en train de devenir de petites usines à talents, le podium du Soulier d'or en est la preuve. Hormis Proto, les vedettes de ce référendum, Thorgan Hazard, Michy Batshuayi et Maxime Lestienne ont plusieurs points en commun : ils sont bons en Belgique, mais encore membres des espoirs nationaux. Cette saison, Anderlecht dispose d'une jeune équipe, l'année passée Mitrovic a participé au match des jeunes espoirs belges contre les espoirs serbes. Quand Meunier est en forme, le Club de Bruges dispose d'une toute jeune défense dont les erreurs ont provoqué leur élimination prématurée en Europe. Anderlecht doit ses pauvres prestations européennes aux mêmes imprécisions.

C'est pourquoi Anderlecht-Club est en train de se muer en duel entre les talents de l'avenir. Et cette situation risque de durer jusqu'à ce que les deux clubs soient équipés d'une nouvelle infrastructure. Pour y arriver - et c'est aussi une raison de se montrer plus économes - le Club n'a pas encore tout ce qu'il lui faut, car outre un nouveau stade, il doit aussi investir une dizaine de millions d'euros dans un complexe consacré aux exercices. Cet argent a été mis de côté, il ne sera pas investi en nouveau carrousel de transferts. Une politique un peu douloureuse actuellement, mais qui portera ses fruits à l'avenir.

Entre-temps, l'Europe compte 74 équipes de football dont le budget dépasse les 50 millions d'euros. Si Anderlecht ou le Club veulent y arriver, il n'y a qu'une seule solution, à savoir l'infrastructure. Jusque-là ils continueront à pratiquer le grand écart : en tête en Belgique, à la traîne en Europe. Ils pratiquent chacun ce grand écart à leur façon. En termes de marketing, les deux clubs sont des marques nationales qui visent le marché belge et non régional. Il y a environ six marques nationales dans le monde du sport belge : outre Anderlecht et Club, il y a le Standard, les deux grandes équipes cyclistes et les Diables Rouges. Anderlecht est un peu plus cotée comme marque, sa situation étant plus centrale et son image plus huppée : moins de partenaires, plus d'exclusivité. En revanche, le Club affectionne l'image de son slogan : no sweat, no glory. Il affiche une image plus jeune, met en avant d'autres atouts, celui du Flamand occidental très travailleur qui veut s'amuser au football.

Bref, Anderlecht et Club souffrent de problèmes identiques même s'ils ne partagent pas la même identité et qu'en attendant ils partent tous deux à la recherche de solutions créatives et différentes, ce qui donne tout son sel à la rencontre de dimanche.

Vous l'avez sans doute remarqué durant la saga Hazard ou dans la recherche d'un nouvel attaquant au Club de Bruges : financièrement, aucune des deux équipes n'a beaucoup de latitude. Les deux équipes ont un gros noyau, dans lequel certains joueurs sont très bien payés. Les deux équipes ont déjà consenti un effort. Anderlecht avec ses deux Serbes, le Club avec Simons et De Sutter. Cela, et le renouvellement du contrat de certains joueurs dont l'ont était satisfait a couté beaucoup d'argent aux deux clubs. Voilà pourquoi Anderlecht et Bruges recherche davantage le prêt d'un joueur. Anderlecht a tenté d'attirer Ruiz, Defour, Hazard et Batshuayi. Bruges a travaillé discrètement Avec la Coupe du monde en ligne de mire, nos deux clubs du top espéraient attirer des joueurs désireux d'augmenter leurs chances de voyage au Brésil avec leur sélection nationale. A ce titre, le système des play-off et de ses matchs intenses devait être un argument attractif. Mais il faut bien le constater, a une semaine de la fin du mercato, cela n'a pas marché. Pour le moment, aucun étranger au nom ronflant n'est venu rejoindre les pelouses belges. Il y a aussi des Belges qui rêvent de Coupe du monde, mais qui sont pour le moment sur le banc. Pour eux, la Jupiler League n'est pas assez attractive pour y refaire un petit passage temporaire, malgré les avertissements du sélectionneur fédéral. Plus fort encore, certains joueurs ambitieux (Malanda), préfèrent quitter le pays, quitte à y perdre du temps de jeu. Pour les Defour, Vermaelen, Chadli, la Belgique ne sera une option que pour y finir leur carrière, comme Simons. Nos clubs de tête sont en train de devenir de petites usines à talents, le podium du Soulier d'or en est la preuve. Hormis Proto, les vedettes de ce référendum, Thorgan Hazard, Michy Batshuayi et Maxime Lestienne ont plusieurs points en commun : ils sont bons en Belgique, mais encore membres des espoirs nationaux. Cette saison, Anderlecht dispose d'une jeune équipe, l'année passée Mitrovic a participé au match des jeunes espoirs belges contre les espoirs serbes. Quand Meunier est en forme, le Club de Bruges dispose d'une toute jeune défense dont les erreurs ont provoqué leur élimination prématurée en Europe. Anderlecht doit ses pauvres prestations européennes aux mêmes imprécisions. C'est pourquoi Anderlecht-Club est en train de se muer en duel entre les talents de l'avenir. Et cette situation risque de durer jusqu'à ce que les deux clubs soient équipés d'une nouvelle infrastructure. Pour y arriver - et c'est aussi une raison de se montrer plus économes - le Club n'a pas encore tout ce qu'il lui faut, car outre un nouveau stade, il doit aussi investir une dizaine de millions d'euros dans un complexe consacré aux exercices. Cet argent a été mis de côté, il ne sera pas investi en nouveau carrousel de transferts. Une politique un peu douloureuse actuellement, mais qui portera ses fruits à l'avenir. Entre-temps, l'Europe compte 74 équipes de football dont le budget dépasse les 50 millions d'euros. Si Anderlecht ou le Club veulent y arriver, il n'y a qu'une seule solution, à savoir l'infrastructure. Jusque-là ils continueront à pratiquer le grand écart : en tête en Belgique, à la traîne en Europe. Ils pratiquent chacun ce grand écart à leur façon. En termes de marketing, les deux clubs sont des marques nationales qui visent le marché belge et non régional. Il y a environ six marques nationales dans le monde du sport belge : outre Anderlecht et Club, il y a le Standard, les deux grandes équipes cyclistes et les Diables Rouges. Anderlecht est un peu plus cotée comme marque, sa situation étant plus centrale et son image plus huppée : moins de partenaires, plus d'exclusivité. En revanche, le Club affectionne l'image de son slogan : no sweat, no glory. Il affiche une image plus jeune, met en avant d'autres atouts, celui du Flamand occidental très travailleur qui veut s'amuser au football. Bref, Anderlecht et Club souffrent de problèmes identiques même s'ils ne partagent pas la même identité et qu'en attendant ils partent tous deux à la recherche de solutions créatives et différentes, ce qui donne tout son sel à la rencontre de dimanche.