Anderlecht a confirmé mercredi dernier la nouvelle composition de son conseil d'administration. Les statuts requièrent la présence de trois administrateurs indépendants. Ils complètent, par leurs compétences spécifiques, les autres dirigeants qui les ont invités. Il s'agit du bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, qui renforce l'ancrage bruxellois du club et a un franc-parler très apprécié, de Patrick Lefevere, le fameux manager de Deceuninck-Quick Step, et, depuis mercredi, de Luc Deleu, échevin de Dilbeek et avocat pendant cinquante ans, jusqu'à sa retraite, un poste qui l'a fréquemment amené à représenter Anderlecht. Autre nouveau, Hans Beerlandt, le CEO de l'entreprise de construction Besix, qui remplace son père Johan Beerlandt. C...

Anderlecht a confirmé mercredi dernier la nouvelle composition de son conseil d'administration. Les statuts requièrent la présence de trois administrateurs indépendants. Ils complètent, par leurs compétences spécifiques, les autres dirigeants qui les ont invités. Il s'agit du bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, qui renforce l'ancrage bruxellois du club et a un franc-parler très apprécié, de Patrick Lefevere, le fameux manager de Deceuninck-Quick Step, et, depuis mercredi, de Luc Deleu, échevin de Dilbeek et avocat pendant cinquante ans, jusqu'à sa retraite, un poste qui l'a fréquemment amené à représenter Anderlecht. Autre nouveau, Hans Beerlandt, le CEO de l'entreprise de construction Besix, qui remplace son père Johan Beerlandt. Celui-ci a démissionné l'année passée, mécontent de la nouvelle demande d'augmentation de capital, alors que les actionnaires minoritaires étaient déjà passés à la caisse lors de l'opération précédente. Hans Beerlandt remplaçant son père, le rapport de force entre d'une part Marc Coucke et Joris Ide, qui détiennent 74% des parts, et les actionnaires minoritaires, reste inchangé. Beerlandt possède 5%, Michael Verschueren 11%, après avoir racheté en novembre 5% à Alexandre Van Damme et 1% à Jo Van Biesbrouck, Etienne Davignon (5%) et les filles Vanden Stock (5%). Début février, les actionnaires ont déjà rassemblé cinq millions afin de satisfaire aux conditions de licence. Cette somme doit permettre d'obtenir la licence. Après avoir reçu la lettre de la Commission, indiquant ce qui était nécessaire, le virement a été opéré dans les trois jours. Reste à régler la discussion entre les actionnaires minoritaires et majoritaires, qui couve depuis l'automne. "Il faut le faire le plus vite possible", affirme un insider. "Demain plutôt que la semaine prochaine, en ce qui me concerne, mais je ne vais pas fixer de délai, afin de ne pas soumettre le club à un surcroît de pression. Ce n'est pas faute de discuter. Nous nous voyons fréquemment et les entretiens sont constructifs. Ce point ne va pas traîner pendant des mois. Le début du mercato constitue une date-butoir, car les responsables sportifs doivent connaître à l'avance le budget dont ils disposeront." Cinq des six actionnaires - les filles Vanden Stock ne siègent pas au conseil - et cinq non-actionnaires occupent le nouveau conseil d'administration: les trois indépendants, Michael Schenck, une personne de confiance de Coucke, et le président du conseil, Wouter Vandenhaute, qui ne peut étayer ses arguments par des actions. Il n'en est pas moins le pilote. C'est lui qui tient le gouvernail, manie le frein et la pédale des gaz, mais il n'a pas la clé du réservoir d'essence ni la carte de paiement. Ce sont les actionnaires qui déterminent quand, où et pour combien on remplit le réservoir. Une participation aux PO1, et la perspective d'un billet européen, va en tout cas offrir plus de marge de manoeuvre aux Mauves ces prochains mois. Le club est également obligé de réaliser une bonne campagne de transferts, bien que la dernière n'ait pas été négative, puisque six des dix footballeurs enrôlés en été ont disputé plus de 50% du temps de jeu. Malheureusement, six de ces dix nouveaux sont loués et leur contrat prend bientôt fin. En résumé, les meilleurs transferts qu'Anderlecht a réalisés ces dernières années, il les doit à... Jean Kindermans, le directeur du centre de formation. Si, dimanche, le Sporting décroche son billet pour les play-offs 1, il le devra essentiellement à son entraîneur, Vincent Kompany, un produit du cru, et aux autres jeunes qu'il a formés.