1. Tu as commencé la saison en boulet de canon avant de connaître ton premier coup d'arrêt il y a un mois. Edward Still t'a relancé contre l'Union parce qu'il te trouvait de nouveau très bon à l'entraînement. Comment te sens-tu aujourd'hui ?
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1. Tu as commencé la saison en boulet de canon avant de connaître ton premier coup d'arrêt il y a un mois. Edward Still t'a relancé contre l'Union parce qu'il te trouvait de nouveau très bon à l'entraînement. Comment te sens-tu aujourd'hui ? Je me sens très bien. Dans chaque saison, on peut connaître des hauts et des bas. Dans mon cas, il faut reconnaître qu'indépendamment de ma situation personnelle, il y a le fait qu'Ali ( Gholizadeh, ndlr) a recommencé à jouer à un très haut niveau. Il a prouvé ces dernières semaines toutes ses qualités et à partir de là, il faut accepter les choix posés par le coach. Mais je vous rassure : même si j'ai fait de moins bons matches, l'envie de tout donner pour l'équipe est toujours là. 2. Est-ce que tu as été toi-même étonné par ton très bon début de saison ? Étonné, pas vraiment. La vérité, c'est que j'étais conscient d'être dans une bonne phase. Les entraînements, la préparation, les amicaux : tout portait à croire que j'étais bien rentré dans ma saison, que j'étais prêt. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai si vite été dans les petits papiers du coach. 3. En début d'exercice, Still parlait régulièrement de la capacité de ses joueurs à intégrer ses idées et son système. Et tu faisais indéniablement partie des bons élèves. Ça a été un apprentissage facile pour toi ? Je crois que ça dépend toujours du joueur. Moi, c'est vrai que je m'adapte assez vite en règle générale, et que je suis quelqu'un à qui on ne doit pas répéter trois fois la même chose. C'était pareil à Lommel l'an dernier avec Liam Manning ( aujourd'hui coach du MK Dons en D3 anglaise, ndlr). Mais en fait, je pense que ce n'est pas moi qui suis malin, je crois juste que c'est très facile de travailler avec des coaches qui s'expriment beaucoup et qui savent où ils vont. Edward nous montre tous les jours ce qu'il attend, tout est clair, carré. 4. Ce qu'on attend de toi à Charleroi n'a finalement pas grand-chose à voir avec les exigences posées par Jacky Mathijssen avec les Espoirs. Still t'envisage comme son deuxième attaquant, Mathijssen comme une alternative potentielle comme piston gauche. Ce n'est pas étrange ? Ça dépend toujours du style de jeu des deux équipes. Ici, entre Charleroi et les Espoirs, les deux systèmes se ressemblent, mais l'animation et le style de jeu ne sont pas les mêmes. Surtout, ce sont deux équipes très différentes avec des joueurs aux qualités qui ne se ressemblent pas non plus. Ce qui fait que contrairement à Mathijssen, Edward me préfère plus près du goal. Mais je comprends tout à fait qu'on puisse m'envisager dans un certain rôle en club et un autre en sélection. Pour ma part, ça remonte à cette sélection un peu inattendue qui était tombée en mars dernier avec les U21 pour un match amical contre le Standard ( victoire 3-0 des Diablotins, ndlr). Ce jour-là, j'avais été testé en piston gauche et depuis lors, c'est à cette position que le coach me demande de m'entraîner. C'est bien parce que ça devient une autre possibilité, comme une deuxième arme dans mon jeu. Même si le mois dernier, contre le Kazakhstan ( victoire 2-0, ndlr) et le Danemark ( victoire 1-0, ndlr), je suis à chaque fois entré au jeu en me positionnant derrière l'attaquant. Comme quoi... 5. À une place où la concurrence ne manque pas avec les Ait El Hadj, Verschaeren, Balikwisha... Tu restes surpris de te retrouver là, avec les meilleurs joueurs de ta génération, toi qui ne compte jamais que treize matches de Pro League ? Je suis en tout cas conscient du privilège d'être présent ici. Forcément, et c'est logique, la concurrence est plus forte qu'en club. Tout le monde sait que le groupe Espoirs, c'est l'avant-dernière marche avant les Diables. Personne n'est là par hasard. Et moi non plus, du coup ( Il rit).