ÉQUIPE ANDERLECHT

Courir derrière Steven Defour, Thorgan Hazard et Michy Batshuayi en janvier, c'est reconnaître qu'on s'est trompé et/ou qu'on a sous-estimé l'ampleur du boulot durant l'été. C'est clair depuis plusieurs mois : Lucas Biglia, Milan Jovanovic et Dieumerci Mbokani n'ont pas été remplacés par des joueurs du même niveau. Ces départs expliquent en bonne partie les soucis observés depuis le début du championnat. Plus généralement, l'équipe actuelle a le désavantage de contenir trop d'éléments qui découvrent le club et/ou notre championnat. Le Standard évolue avec des joueurs qui se connaissent et jouent ensemble depuis un an, on a vu la différence lors de la première partie du championnat. Côté bonnes nouvelles, il y a les éclosions de Fabrice N'Sakala et Andy Najar, et la résurrection d'Anthony Vanden Borre.

Une des clés pour la suite du parcours sera le niveau de deux joueurs sur lesquels Anderlecht misait énormément quand ils sont arrivés : Luka Milivojevic et Aleksandar Mitrovic. Le premier a régulièrement pataugé jusqu'à présent, le second marque ses buts mais ne l'a pas encore fait contre des équipes du top. Si tous les adversaires continuent à le museler pendant les play-offs, l'équipe aura le plus grand mal à jouer le titre.

Les solutions devront-elles passer par le banc ? Sur le papier, Anderlecht a en tout cas, et de loin, la plus belle banquette du pays. On peut y trouver des joueurs de la trempe d'Olivier Deschacht, Bram Nuytinck, Dennis Praet, Youri Tielemans, Frank Acheampong, Gohi Bi Cyriac,... Quand c'est opérationnel et en forme, ça vaut une place de titulaire dans une équipe championne.

ÉQUIPE BRUGES

On ne paie plus des salaires annuels de 900.000 euros à plus d'un million à des joueurs moyens. Désormais, on compte ses sous. Le noyau offre donc plus de places aux jeunes du cru. Cette saison, deux jeunes Brugeois, Bjorn Engels et Brandon Mechele, ont souvent formé le coeur de la défense. Ils sont entrés dans l'équipe à la faveur des blessures des titulaires, Oscar Duarte et Jim Larsen, mais le Club n'a sciemment pas cherché d'alternative en été, pour offrir des perspectives à ses jeunes pousses.
La direction a également constaté que l'équipe comptait trop peu de Belges. Ceux qui étaient repris dans le noyau n'étaient plus satisfaisants. Un moment donné, grâce à l'éclosion des jeunes, à la présence de Meunier, Odjidja et Lestienne, et à l'arrivée de De Bock en janvier puis de De Sutter et Simons en juillet, on a souvent dénombré sept à huit Belges au coup d'envoi, ce qui a contribué à souder l'équipe. Le Club possède moins d'explosivité offensive que le Standard et globalement moins de talent que le jeune Anderlecht mais il forme un bloc soudé.

Il y a encore des lacunes : par exemple, il n'y a pas d'alternative à De Sutter, qui souffre du genou, les médians offensifs marquent trop peu et il n'y a pas de doublure au fragile Victor Vazquez. Si le Club veut remporter un prix, ces deux joueurs devront être à leur meilleur niveau pendant les play-offs.
Retrouvez la suite de la comparaison et les conclusions de la rédaction dans votre Sport/Foot Mag de cette semaine.

ÉQUIPE ANDERLECHTCourir derrière Steven Defour, Thorgan Hazard et Michy Batshuayi en janvier, c'est reconnaître qu'on s'est trompé et/ou qu'on a sous-estimé l'ampleur du boulot durant l'été. C'est clair depuis plusieurs mois : Lucas Biglia, Milan Jovanovic et Dieumerci Mbokani n'ont pas été remplacés par des joueurs du même niveau. Ces départs expliquent en bonne partie les soucis observés depuis le début du championnat. Plus généralement, l'équipe actuelle a le désavantage de contenir trop d'éléments qui découvrent le club et/ou notre championnat. Le Standard évolue avec des joueurs qui se connaissent et jouent ensemble depuis un an, on a vu la différence lors de la première partie du championnat. Côté bonnes nouvelles, il y a les éclosions de Fabrice N'Sakala et Andy Najar, et la résurrection d'Anthony Vanden Borre. Une des clés pour la suite du parcours sera le niveau de deux joueurs sur lesquels Anderlecht misait énormément quand ils sont arrivés : Luka Milivojevic et Aleksandar Mitrovic. Le premier a régulièrement pataugé jusqu'à présent, le second marque ses buts mais ne l'a pas encore fait contre des équipes du top. Si tous les adversaires continuent à le museler pendant les play-offs, l'équipe aura le plus grand mal à jouer le titre. Les solutions devront-elles passer par le banc ? Sur le papier, Anderlecht a en tout cas, et de loin, la plus belle banquette du pays. On peut y trouver des joueurs de la trempe d'Olivier Deschacht, Bram Nuytinck, Dennis Praet, Youri Tielemans, Frank Acheampong, Gohi Bi Cyriac,... Quand c'est opérationnel et en forme, ça vaut une place de titulaire dans une équipe championne. ÉQUIPE BRUGESOn ne paie plus des salaires annuels de 900.000 euros à plus d'un million à des joueurs moyens. Désormais, on compte ses sous. Le noyau offre donc plus de places aux jeunes du cru. Cette saison, deux jeunes Brugeois, Bjorn Engels et Brandon Mechele, ont souvent formé le coeur de la défense. Ils sont entrés dans l'équipe à la faveur des blessures des titulaires, Oscar Duarte et Jim Larsen, mais le Club n'a sciemment pas cherché d'alternative en été, pour offrir des perspectives à ses jeunes pousses. La direction a également constaté que l'équipe comptait trop peu de Belges. Ceux qui étaient repris dans le noyau n'étaient plus satisfaisants. Un moment donné, grâce à l'éclosion des jeunes, à la présence de Meunier, Odjidja et Lestienne, et à l'arrivée de De Bock en janvier puis de De Sutter et Simons en juillet, on a souvent dénombré sept à huit Belges au coup d'envoi, ce qui a contribué à souder l'équipe. Le Club possède moins d'explosivité offensive que le Standard et globalement moins de talent que le jeune Anderlecht mais il forme un bloc soudé. Il y a encore des lacunes : par exemple, il n'y a pas d'alternative à De Sutter, qui souffre du genou, les médians offensifs marquent trop peu et il n'y a pas de doublure au fragile Victor Vazquez. Si le Club veut remporter un prix, ces deux joueurs devront être à leur meilleur niveau pendant les play-offs. Retrouvez la suite de la comparaison et les conclusions de la rédaction dans votre Sport/Foot Mag de cette semaine.