Avec du recul, comment tu juges l'évolution du projet d'Anderlecht? Ça a beaucoup bougé dans ta génération. Jeremy Doku et Albert Sambi Lokonga ont été bien vendus. Toi, comme Sebastiaan Bornauw, tu as été poussé vers la sortie. Il y a encore Yari Verschaeren et Francis Amuzu dans l'équipe, mais pour les autres comme Killian Sardella, Marco Kana, Antoine Colassin ou Anouar Ait El Hadj, c'est compliqué. Anderlecht n'est plus une équipe de jeunes.

ALEXIS SAELEMAEKERS: Clairement, ce n'est plus ce que la direction et Vincent Kompany avaient en tête. Mais un moment, quand tu vois que ça ne marche pas, tu ne peux pas continuer à perdre des matches. Ce n'est pas bon pour les jeunes. Pas bon non plus pour les cadres parce qu'ils ne sont plus en confiance et ils n'ont plus l'aisance naturelle pour aider les jeunes. Tu dois changer, et donc mettre plus de joueurs d'expérience. Il ne faut pas s'obstiner. Et il faut aussi penser aux supporters. Je pense que le projet est toujours dans les têtes, mais qu'ils attendent d'avoir une équipe plus compétitive pour la rajeunir à nouveau.

Tu as pensé que ça pouvait marcher?

SAELEMAKERS: Oui. Par exemple, à Milan, on a une équipe super jeune et ça fonctionne.

Tu aurais sûrement préféré une sortie en beauté comme Doku ou Sambi Lokonga. Toi, tu es parti à un moment où on ne croyait plus en toi. Ça va laisser des regrets, une cicatrice?

SAELEMAEKERS: Évidemment, ça ne fait jamais plaisir de partir comme ça. J'ai passé huit ans à Anderlecht, entre guillemets une moitié de ma vie de jeune garçon... Oui, ça a été compliqué à vivre. J'aurais préféré qu'on m'acclame, qu'on me félicite pour ce que j'avais fait pour Anderlecht. Mais je n'ai pas de rancoeur. Sur le coup, je me suis dit: "Je sors par la petite porte, mais si je reviens un jour, je veux que ce soit par la plus grande."

Découvrez l'intégralité de l'entretien avec Alexander Blessin dans votre Sport/Foot Magazine du mercredi 27 octobre.

Avec du recul, comment tu juges l'évolution du projet d'Anderlecht? Ça a beaucoup bougé dans ta génération. Jeremy Doku et Albert Sambi Lokonga ont été bien vendus. Toi, comme Sebastiaan Bornauw, tu as été poussé vers la sortie. Il y a encore Yari Verschaeren et Francis Amuzu dans l'équipe, mais pour les autres comme Killian Sardella, Marco Kana, Antoine Colassin ou Anouar Ait El Hadj, c'est compliqué. Anderlecht n'est plus une équipe de jeunes. ALEXIS SAELEMAEKERS: Clairement, ce n'est plus ce que la direction et Vincent Kompany avaient en tête. Mais un moment, quand tu vois que ça ne marche pas, tu ne peux pas continuer à perdre des matches. Ce n'est pas bon pour les jeunes. Pas bon non plus pour les cadres parce qu'ils ne sont plus en confiance et ils n'ont plus l'aisance naturelle pour aider les jeunes. Tu dois changer, et donc mettre plus de joueurs d'expérience. Il ne faut pas s'obstiner. Et il faut aussi penser aux supporters. Je pense que le projet est toujours dans les têtes, mais qu'ils attendent d'avoir une équipe plus compétitive pour la rajeunir à nouveau.Tu as pensé que ça pouvait marcher? SAELEMAKERS: Oui. Par exemple, à Milan, on a une équipe super jeune et ça fonctionne. Tu aurais sûrement préféré une sortie en beauté comme Doku ou Sambi Lokonga. Toi, tu es parti à un moment où on ne croyait plus en toi. Ça va laisser des regrets, une cicatrice? SAELEMAEKERS: Évidemment, ça ne fait jamais plaisir de partir comme ça. J'ai passé huit ans à Anderlecht, entre guillemets une moitié de ma vie de jeune garçon... Oui, ça a été compliqué à vivre. J'aurais préféré qu'on m'acclame, qu'on me félicite pour ce que j'avais fait pour Anderlecht. Mais je n'ai pas de rancoeur. Sur le coup, je me suis dit: "Je sors par la petite porte, mais si je reviens un jour, je veux que ce soit par la plus grande." Découvrez l'intégralité de l'entretien avec Alexander Blessin dans votre Sport/Foot Magazine du mercredi 27 octobre.